Cacophonie syndicale entre Magistrats de diverses instances

1

La grève illimitée des deux syndicats de la magistrature est si bien observée qu’elle a pénalisé de nombreux segments de l’activité publique : détentions en garde-à-vue illégalement prolongée, rétention de documents d’état-civil, élargissements ajournés de détenus en fin de peine, etc. Mais l’action syndicale ne touche visiblement pas les magistrats d’institutions de la République telles la Cour constitutionnelle et la Cour suprême, quoiqu’ils soient syndiqués en même temps que leurs autres collègues. Après la proclamation des résultats de la présidentielle par le premier organe, le second n’a pas non plus failli à son devoir de recevoir le serment du président de la République réélu. Il semble, par ailleurs, que les magistrats de la Cour suprême ne soient pas astreints au devoir syndical à cause de leur statut de membre d’institution de la République. Le hic c’est que le Secrétaire général de l’un des deux syndicats grévistes, en l’occurrence le SAM, est en même temps membre de cette haute instance judiciaire du pays épargnée par les obligations syndicales. Pendant ce temps, la rigueur dans l’observance de chaque mouvement de grève est exigée aux pieds de la lettre des autres magistrats de basses instances.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here