un nouveau gouvernement très féminisé au Mali

23

« La liste du nouveau gouvernement de Soumeylou Boubeye Maïga est tombée hier soir, pointe le quotidien L’Indépendant à Bamako : 32 ministres, dont 8 nouveaux venus ou nouvelles venues et 11 femmes.

Il y a 32 portefeuilles contre 36 dans le précédent gouvernement, précise le journal. La nouvelle équipe se caractérise par l’entrée de huit nouvelles personnalités, notamment aux Affaires étrangères avec la promotion de Kamissa Camara, qui devient ainsi la deuxième femme à occuper ce poste dans un gouvernement sous l’ère démocratique, après Sy Kadiatou Sow en 2014. »

Et parmi les nouvelles nominations, c’est bien celle de Kamissa Camara qui retient le plus l’attention… 35 ans, de nationalité malienne, mais aussi française et américaine. Diplômée en Economie, développement et relations internationales en France et aux Etats-Unis. En juillet, dernier, un mois avant l’élection présidentielle, elle avait été nommée conseillère diplomatique du président IBK.

Le quotidien Le Pays, toujours à Bamako, est plutôt septique… « La jeunesse est bien positionnée avec la présence de cette jeune dame de 35 ans, Kamissa Camara, au portefeuille des Affaires Etrangères. Elle aura un rôle important à jouer dans la résolution de la crise malienne. Mais vu son âge et le fait qu’elle soit un peu étrangère aux réalités du Mali, il est loisible de se demander si cela ne pouvait constituer un handicap pour assumer à hauteur de souhait cette tâche si exaltante ? »

Pom-pom girl du gouvernement ?

Autre femme au gouvernement, cette fois maintenue à son poste : c’est Diarra Racky Talla, la ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, chargée des Relations avec les Institutions. Et là aussi, Le Pays estime qu’il y a là une erreur de casting… « Le maintien de Diarra Racky Talla constitue la plus grosse déception du gouvernement, estime le journal. C’est un mauvais signal que le président de la République vient d’envoyer aux partenaires sociaux. Celle qui est qualifiée de “Pom-pom girl” du gouvernement s’est brouillée avec tous les syndicalistes. Par son manque de charisme et d’imagination, la quasi-totalité des partenaires sociaux de l’Etat ont, en un moment où l’autre, fini par quitter la table des négociations. »

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here