Contestation des résultats et arrestation de ses militants: l’opposition dans la rue le samedi prochain

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Après l’échec de l’investiture son candidat, comme président de la république le 4 septembre dernier, les membres de l’opposition ont annoncé une nouvelle marche pour le 15 septembre prochain. Le rejet des résultats définitifs, la libération de ses militants détenus au camp I de Bamako sont les principales raisons évoquées comme toujours pour justifier cette manifestation.

L’annonce de cette marche a été faite à la faveur d’un meeting d’information, tenu le samedi dernier au Quartier général de campagne de Soumaila Cissé sis à l’ACI. La rencontre, regroupant des dizaines de militants, était animée notamment par Nouhoum TOGO, Ibrahima KEBE, Nouhoum SARR, Mamadou Hawa GASSAMA, Kadidiatou FOFANA. Selon ces membres de la Coalition ‘’Restaurons l’Espoir’’, il n’est pas question de laisser le pays dirigé par le président Ibrahim Boubacar KEITA qui n’a pas de légitimité, parce que non élu par le peuple malien.
« Le vol, la fraude, l’achat des consciences ne sauraient être le moyen pour élire le président de la république, la 1ère institution d’un pays », ont-ils indiqué avant d’inviter tout le peuple malien à sortir massivement pour la marche du 15 septembre prochain, un événement inédit au Mali. La manifestation partira de la Place de la Liberté à l’esplanade de la Bourse du travail de Bamako où des responsables politiques du front contre les résultats de l’élection présidentielle s’adresseront aux manifestants.
« Comme pour les précédentes manifestations, nous demandons à tout le monde de se mobiliser le samedi prochain. Nous voulons que cette manifestation soit du jamais vue au Mali. Ce sera une marche inédite dans l’histoire du Mali », a déclaré Kadidia FOFANA, l’un des membres de la jeunesse de la Coalition ‘’Restaurons l’Espoir’’.
Pour elle, ce combat est celui du renforcement de la démocratie malienne et non d’un clan ou d’un homme politique. « C’est pour le Mali que nous nous battons. Et il n’est pas question de baisser les bras et de cesser de se mobiliser », promet-elle.
Au nom de la démocratie, aucun sacrifice n’est de trop, assure-t-elle avant de poursuivre : «Nous n’accepterons jamais que ce régime, qui a montré ses limites à résoudre la crise sécuritaire, les conflits intercommunautaires, de nous gouverner encore pour un nouveau mandat. Jusqu’à la mort, nous menons ce combat».
En plus de la présidentielle, les animateurs du meeting ont également rappelé que l’objectif de la marche est d’exiger du gouvernement la libération de trois de leur compagnons de lutte arrêtés par le régime. Il s’agit de Paul Ismaël BORO, Moussa KIMBIRE et Bourama DIARRA. Détenus au camp I de Bamako, les autorités reprochent à ces individus de tentative de déstabilisation du pays. Contrairement à ces informations, Ibrahima KEBE affirme que l’arrestation de ces personnes n’est qu’une manière de faire peur aux militants de l’opposition.
« Rien ne nous fera reculer. Nous allons nous battre jusqu’au bout. Quant aux dossiers de nos camarades, ils sont vides. Ils ont été arbitrairement arrêtés», a estimé M. KEBE. Il a également soutenu que la marche du samedi prochain sera également l’occasion pour le peuple d’exprimer son ras-le-bol contre le vol, le bourrage d’urnes…
« La souveraineté appartient au peuple. Et c’est à ce peuple de faire son choix», a déclaré M. KEBE.
Nouhoum TOGO, tout comme Nouhoum SARR, ont informé leurs militants qu’un compte Orange money est ouvert pour ceux qui veulent contribuer pour aider les actions de l’opposition. Il s’agit de recueillir la contribution financière de la population malienne pour les actions menées en faveur du respect et de l’ancrage de la démocratie.
« Ce n’est pas qu’une question pauvreté de la Coalition, mais c’est une manière de faire participer tout le peuple à la cause. Car ce n’est pas une cause de Soumaila Cissé, mais de tout le Mali », a expliqué Nouhoum TOGO,

Par Sikou BAH

Source : aBamako

aBamako

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