Discours du président de la cgeci à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du sommet de l’organisation internationale Des employeurs (OIE)

20

Abidjan du 13 Septembre 2018, La Maison de l’Entreprise

• Monsieur le Ministre de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Président de la Présente Cérémonie,
• Monsieur le Directeur de Cabinet représentant le Ministre de l’emploi et de la Protection Sociale,
• Monsieur le Secrétaire Général par Intérim de l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE) ;
• Monsieur le Directeur Pays du Bureau International du Travail (BIT) ;
• Madame la Secrétaire Générale de BUSINESS AFRICA ;
• Monsieur le Secrétaire Exécutif de la Fédération des Organisation Patronales de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO) ;
• Monsieur le Secrétaire Général des Organisations de Travailleurs de l’Afrique de l’Ouest (OTAO) ;
• Monsieur le représentant de monsieur le Maire de la Commune du Plateau ;
• Monsieur le Président Conseil National du Dialogue Social ;
• Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’Administration de la CGECI ;
• Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations Patronales membres de l’OIE;
• Messieurs les Secrétaires Généraux des Centrales Syndicales de Côte d’Ivoire ;
• Honorables invités ;
• Chers amis de la presse ;
• Mesdames et Messieurs ;

Je voudrais en tout premier lieu vous souhaiter la bienvenue à la Maison de l’Entreprise, siège du Patronat Ivoirien, au nom du Conseil d’Administration et de l’ensemble des membres de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), à l’occasion du cinquième « Sommet des Partenaires sociaux Africains sur l’emploi », co-organisé par la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) et l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE),

Durant deux jours, la « Maison de l’Entreprise » sera le lieu d’intenses réflexions des Partenaires Sociaux du Continent sur le sujet de l’Emploi en Afrique notamment, le développement et la surveillance des plans d’actions nationaux tels que recommandés par les précédents sommets tenus à Casablanca (Maroc), Tunis (Tunisie) et Alger (Algérie).

Monsieur le Ministre,
Votre présence parmi nous, en ce jour, est la preuve de l’importance que le Gouvernement ivoirien accorde au présent sommet consacré à l’emploi en Afrique ; notamment à l’emploi des jeunes ; Et nous nous en réjouissons.

Mesdames et Messieurs,
Toute la CGECI voudrait par ma voix adresser sa vive gratitude aux dirigeants de l’OIE pour le choix porté sur le Patronat Ivoirien, et au-delà sur la Côte d’Ivoire, pour abriter le cinquième « Sommet des Partenaires Sociaux Africains. » Aussi,
Prierais- Je Monsieur Roberto SUAREZ, Secrétaire Général par Intérim, de traduire au Président de l’OIE nos sentiments de reconnaissance pour la marque de confiance.

Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs,

Depuis 2013, l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE) déploie des efforts en vue d’apporter une réponse à la problématique de la crise de l’emploi à laquelle toutes les économies du monde et particulièrement les économies Africaines sont confrontées et ce, en dépit de taux de croissances économiques parmi les plus élevés du Monde.

Dans le rapport du BIT publié en 2016 sur l’Emploi et les questions sociales, la Communauté Internationale, à travers le programme de développement durable à l’horizon 2030, s’est fixé comme objectif premier d’éliminer la pauvreté «sous toutes ses formes et partout dans le monde». Ce Programme accorde en outre une importance particulière au travail décent. Il engage notamment à «promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous». Le travail décent est donc une condition nécessaire pour éradiquer la pauvreté.

Selon les statistiques concernant le continent africain où 63 % des personnes ont moins de 25 ans, l’on note :
• Qu’en moyenne, chaque mois, 1 million de jeunes arrivent sur le marché du travail ;
• Que la population active s’accroît de 18 millions chaque année ;
• Et que 80% des emplois sur le continent, sont dans l’informel.

Notre pays n’échappe pas à cette réalité. Comme vous pouvez le constater, Mesdames et Messieurs, le déficit de travail décent est au centre de tous les défis. Et la croissance à elle seule ne suffit plus à juguler la pauvreté grandissante dans nos Pays. L’emploi, reste avant tout un problème économique. Promouvoir l’emploi revient à créer les conditions d’un développement durable et inclusif reposant sur une économie dynamique, compétitive, capable de générer de la richesse qui profite au plus grand nombre de personnes.

C’est fort de ce constat que, comme l’OIE, la CGECI a entrepris depuis quelques années des réflexions en vue de trouver des réponses à ce problème. En accueillant, le présent sommet, la CGECI marque son engagement en faveur des politiques économiques qui non seulement créent la croissance, mais aussi, des emplois décents en quantité suffisante pour contribuer à la réduction de la pauvreté.

Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs,

A ce stade de mon propos, permettez-moi de donner un bref aperçu de l’Organisation que je préside, la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI). La CGECI est la principale Organisation Patronale de la

Cote d’Ivoire qui couvre tous les secteurs de l’activité économique nationale. Elle compte plus de 2000 entreprises membres et « offre » plus de 200 000 emplois. Elle contribue à plus 80% aux recettes fiscales de l’Etat.

D’autre part, notre organisation contribue à l’amélioration continue de l’environnement des affaires et met un accent sur la promotion de l’entrepreneuriat, notamment l’entreprenariat des jeunes à travers l’organisation chaque année du Forum Economique dénommé « CGECI ACADEMY » et un concours de plans d’affaires (Business Plan Competition) organisé en faveur des jeunes âgés de moins de 40 ans.

Le Centre d’Appui au Développement de l’Entreprise (CADE) conduit depuis quelques années, le Projet d’Incubation pour Jeunes Entrepreneurs dénommé

« PRODIJE », avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD). Plus de 300 jeunes en sont bénéficiaires.

Par ailleurs, grâce au travail remarquable de nos organes consultatifs que sont notamment la Commission Emploi et Relations Sociales, la Commission Protection et Promotion de l’Entreprise Nationale, la Commission Formation Professionnelle et Recherche, la CGECI est présente sur toutes les thématiques concernant non seulement le développement de l’entreprise, le dialogue social et les relations avec les partenaires sociaux mais aussi et surtout, la question du développement des compétences.

Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs,

Dès lors, vous comprendrez notre intérêt à être associés à ces travaux. Aussi espérons-nous que les échanges permettront de faire l’état des lieux, de tirer des conclusions appropriées, et d’évaluer les plans d’actions issus des précédents sommets tenus à Casablanca, Tunis et Alger.

Aussi, nous comptons sur l’implication et la contribution active de tous les participants pour « le développement de plan d’actions nationaux pour l’emploi », sujet central du présent sommet ; vu la pertinence des thèmes des

Commissions de travail techniques (emploi rural, TIC, Agroalimentaire, Accès au Financement) avec une composante transversale sur le développement des compétences, l’entreprenariat des jeunes et l’employabilité.

Mesdames et Messieurs, Chers participants,

La CGECI et l’ensemble des partenaires sociaux comptent sur vous pour élaborer des plans d’actions marqués du sceau du réalisme et du pragmatisme avec des objectifs Mesurables.
C’est ainsi que nous pourrons contribuer à construire un avenir décent pour la jeunesse de nos pays et lui donner des motifs d’espoir. C’est sur cette note d’espérance et de confiance en l’avenir que je clos mon propos ce matin ; tout en vous invitant à profiter de la ville d’Abidjan même si je reconnais la brièveté de votre séjour.

Je vous remercie !

Jean Marie-Ackah

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here