Famakan Keita enseignant à la retraite dans un entretien dit que : Ce 2e mandat d’IBK doit être une bonne occasion pour lui d’être avec le peuple

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Dans un entretien qu’il nous a accordé, Famakan Keita, professeur d’histoire et géographie à la retraite donne son point de vue sur la réélection du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita pour son second et dernier mandat à la magistrature suprême du pays, lors des élections présidentielles du 29 juillet passé. Selon lui, ce mandat doit être une occasion favorable pour IBK de sortir le Mali du trou, de lutter contre la mauvaise gouvernance et de rassembler les Maliens et les Maliennes. Lisez-le plutôt !

Journal Le Fondement : Qu’est-ce que vous avez constaté lors du déroulement des élections présidentielles passées ?

Famakan Keita : Tout d’abord, il faut remercier tous les maliens et toutes les maliennes de l’intérieur comme de l’extérieur pour leurs efforts à aller aux élections présidentielles aux dates indiquées. En effet, le contexte économique et sécuritaire était très difficile pour le Mali. Pour cela, nous devons saluer de façon exceptionnelle le premier ministre Soumeylou Boubeye Maiga, qui a sauvé le président IBK et le Mali tout entier. IBK en a fait également pour le président Alpha Oumar Konaré quand le pays a connu des troubles à l’époque du faits des partis politiques de l’opposition et les sortis intempestives des élèves. Il a mis fin à tout cela. Boubeye est venu pour ça et il a atteint son objectif.

JLF : Le 2e quinquennat du président IBK peut-il corriger les erreurs passées ?

FK : Le 2equinquennat du président IBK est une bonne occasion pour lui d’être avec le peuple, et le peuple avec lui. Il corrigera les erreurs du passé et se tournera vers les actions concrètes dans tous les domaines, son discours d’investiture est éloquent dans ce sens, que son 2ème mandat sera consacré à la jeunes. D’abord la création d’emplois, avec les conditions nécessaires pour que les jeunes puissent s’épanouir en s’impliquant pour faire avancer le pays. Pour cela, il doit développer toutes les stratégies et les supports de la gestion axés sur les résultats. Dans tous les chantiers, le suivi et la supervision doivent être de règle pour gagner la confiance. Etant à son dernier mandat, selon la loi fondamentale, son seul souci est de mettre tous les indicateurs de développement au vert en faveur du plus grand nombre de maliens. En cette période, il a besoin du conseil de tous les maliens, pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, compétent pour faire bouger les choses, qui sera une solution durable et permettra de résoudre une crise longtemps profonde. Aucun pays ne peut se développer sans la sécurité, il faut de toute urgence que la sécurité soit instaurée sur toute l’étendue du territoire.

JLF : Le président a tendu la main à Soumaila Cissé Pour apaiser le climat, quel appel pouvez-vous lui lancer ainsi qu’à ses partisans ?

FK : M. Soumaila Cissé est fils de ce pays, un grand cadre, dans l’intérêt supérieur du Mali qu’il aime tant, doit accepter la main tendue du président Ibrahim Boubacar Keita depuis Nouakchott et lors de son discours d’investiture. En tant que cadre de l’opposition politique responsable comme il l’a toujours été, constructif, il reste et demeure le meilleur conseiller de tous ceux et celles qui gèrent le Mali. Le Mali vient dans ses 6 dernières années de sortir d’une crise profonde, donc on a plus droit à l’erreur. On doit baisser les tentions et regarder l’intérêt supérieur de la nation pour son progrès.

JLF : Un mot pour rassembler les maliens autour d’une seule idée

FK : Tous les fils et toutes les filles de ce pays doivent d’abord considérer IBK comme le président légitimement élu, et le souhaiter plein succès. Dans son discours d’investiture, il a placé la jeunesse au cœur de son mandat. La politique avec les jeunes et pour les jeunes doit être une réalité, il faut que cela se traduise en actions. Par l’information la responsabilité et l’encadrement, les jeunes seront plus responsables. Ensuite, le système éducatif doit être performant, avec des formations de qualité. Il faut donner la place à une nouvelle génération afin qu’elle s’épanouisse dans le bon sens. Ils seront les artisans de leurs propres destins.

Propos recueillis par F.C.

Source : aBamako

aBamako

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