Probable alternance à la tête de l’URD : L’honorable Mody N’Diaye et Me Demba Traoré, deux potentiels successeurs

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L’URD, (Union pour la République et la Démocratie) est à la conquête du pouvoir depuis sa création en 2003 sans issue heureuse. Cette formation politique qui vient en 2ème position après le parti au pouvoir (RPM) envisage de nouvelles stratégies. Des observateurs politiques et barons du parti y voient un probable changement à la tête du parti, sans toutefois oublier que les partis politiques au Mali sont généralement personnalisés. Pour mémoire, un célèbre ministre, alors membre influent du parti qui avait rêvé d’être candidat à la présidentielle et donc khalife à la place du khalife, avait vu sa « tête coupée ».

C’est un secret de polichinelle que M. Soumaïla Cissé, plusieurs fois ministre de la République du Mali, ancien patron de l’UEMOA, a fait de son mieux en consacrant sa vie et ses biens au parti pour accéder à la plus haute instance du pays.

Mais malheureusement, il a par deux fois en tant que candidat de l’URD, calé à l’avant dernière marche du podium. Les sportifs diraient, si on était sur un terrain de football, que le dieu du stade n’est jusque-là pas en sa faveur. A titre de rappel, depuis la création du parti, il n’a connu qu’un seul candidat à la présidentielle, en l’occurrence Soumaïla Cissé, son fondateur. Dès lors, il y a lieu de s’interroger sans langue de bois si ces échecs à répétition du parti ne sont pas dus à la tête de son candidat ou, seconde hypothèse, si ce dernier a vraiment le soutien comme exprimé de ses partisans.

A la présidentielle de 2002, en tant que candidat de son parti d’origine l’ADEMA, Soumaïla Cissé n’a pas pu remporter contre un candidat indépendant Amadou Toumani Touré, lequel avait eu le soutien au second tour d’IBK arrivé 3ème. Après 10 ans de gestion à l’UEMOA, l’homme est de retour au bercail pour tenter une seconde chance. Face à Ibrahim Boubacar Kéita au scrutin présidentiel de 2013 (1er mandat), Soumaïla Cissé s’incline devant son adversaire IBK. Décidé à prendre sa revanche en 2018, la majorité des Maliens ont préféré IBK pour un deuxième mandat.

Ce faisant, depuis 2017, lorsque les regards ont commencé à se fixer sur les échéances de 2018, au sein même du parti, des grognes se faisaient pour une nouvelle stratégie. En cas d’un nouvel échec de l’URD, que faut-il faire pour le futur ? Le vin est tiré. Une fois de plus, il a mordu le carreau. C’est là où ces deux cadres valables ont été signalés par la grande majorité pour non pas destituer Soumaïla ni même le remplacer, ce qui ne serait pas facile, mais lui trouver un successeur comme futur candidat dans le plus grand respect. Mais qui donc? En guise de réponse, des cadres compétents charismatiques comme l’honorable Mody N’Diaye ou Me Demba Traoré.

Il nous revient que bientôt, cette option en tout cas, des discussions seront initiées sur cette faisabilité.

D.Kéita

Source : aBamako

aBamako

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