Anniversaire de l’indépendance du Mali: une célébration sur fond de paix et de stabilité

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réconciliation au Mali, signé en 2015.

A cette occasion, le journal malien, l'ESSOR, a consacré un numéro spécial dans lequel il a énuméré les principales avancées concrétisées durant le premier mandat du président Ibrahim Boubacar Keita, soulignant que "malgré les multiples difficultés rencontrées, le Mali se relève résolument des conséquences de la grave crise sécuritaire et institutionnelle qu’il avait connue en 2012".

Au cours de son premier mandat, le président Keïta avait lancé plusieurs chantiers "majeurs", tant dans le domaine des infrastructures qu’en matière de réformes institutionnelles, de renforcement des capacités des forces armées et de sécurité, a écrit l'Essor dans ce numéro spécial publié sur son site électronique.

Au nombre des réalisations, le quotidien malien a cité les infrastructures réceptionnées dont l’échangeur de Ségou, le pont de Kayo et la route Bamako-Koulikoro.

De point de vue législation, le président Keita avait promulgué une nouvelle Loi portant orientation et programmation militaire et la Loi sur la promotion du genre.

Dans le domaine de l'enseignement supérieur, l'Essor a évoqué particulièrement l'initiative du chef de l'Etat de doter les étudiants maliens d'outils informatiques (PC, tablettes et Internet) dans le cadre d'un projet présidentiel s'intitulant "Donya" ayant pour slogan "Un étudiant, un ordinateur".

Le projet qui avait été confié au ministère de l’Economie numérique et de la Communication vise à permettre aux étudiants de se familiariser davantage avec les outils informatiques, d’accéder aux contenus pédagogiques et d'effectuer des recherches qui rentrent dans leur cursus universitaire.

Le Mali dispose de 5 grandes universités publiques, d'écoles supérieures et d'instituts spécialisés de formation, accueillant au total plus de 100.000 étudiants.

Lire aussi: Mise en œuvre de l’Accord de paix: poursuivre le processus de stabilisation du Mali

L’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, constitue un autre "acquis" pour le Mali et avait connu des avancées significatives dans sa mise en œuvre, a également évoqué le média malien.

Dans ce contexte, l'Essor a cité les réformes politiques et institutionnelles prévues par ce texte et qui avaient été mises en oeuvre depuis sa signature en mai 2015 à Alger.

Il s'agit notamment de la mise en place des autorités intérimaires à Tombouctou, Gao et Kidal ainsi que des collèges transitoires à Taoudénit et Ménaka.

A ces réalisations, s’ajoutent la révision des principaux textes juridiques sur la décentralisation, l’administration du territoire et les élections.

Tout en relevant que l'application de certains engagements de l’Accord exige une révision de la Constitution de 1992, notamment pour la création de la deuxième Chambre du parlement, l'Essor a considéré que la tenue de la Conférence d’entente nationale, du 27 mars au 2 avril 2017 a été une "grande avancée" pour le pays.

"La rencontre avait permis d’ouvrir un débat approfondi entre les composantes de la Nation malienne sur les causes profondes du conflit. Le processus avait abouti à l’élaboration d’une Charte pour la paix et la réconciliation nationale", a rappelé le journal.

Source : aBamako

aBamako

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