Insécurité alimentaire dans les zones de conflits intercommunautaires au Mali : Plus de 4000 personnes menacées par la famine dans les 4 cercles du pays Dogon

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Les populations du pays Dogon font les frais de l’insécurité caractérisée par des tensions intercommunautaires exacerbées et l’intervention des groupes radicaux. C’est à la suite d’une enquête de terrain que l’Association Dogon Vision a enregistré des milliers de personnes qui pourraient être frappées par la famine d’ici très peu de temps. Les responsables de ladite association étaient face à la presse, le jeudi 13 septembre à la Maison de presse pour alerter l’opinion nationale et internationale sur cette situation qui fait déjà des victimes dans les zones concernées.

Depuis deux ans, la production agricole est perturbée dans les cercles de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro faute des conflits intercommunautaires. Plusieurs dizaines de villages n’ont pas pu cultiver pendant cette période et le cumul du déficit céréalier place systématiquement de nombreuses familles, déplacées ou pas, sous la menace de la famine. D’ailleurs des villages entiers sont assiégés par des mines antipersonnel rendant impossible toute activité agro-pastorale.

Pour prévenir ce désastre humanitaire, l’Association Dogon Vision compte jouer pleinement sa partition. C’est pourquoi elle alerte les autorités pour qu’elles interviennent le plutôt possible pour éviter d’autres morts.

Selon le président de Dogon Vision, Monsieur AdamanDiongo, plus de 40 villages et hameaux n’ont pas pu cultiver dans les 4 cercles du pays Dogon et environ 5000 personnes risquent la famine d’ici quelques mois. Dans les cercles de Koro et de Douentza les besoins sont intensifiés depuis le mois de Juin 2018.

Dogon Vision en appelle à la mobilisation de tous pour éviter que cette situation ne se transforme en catastrophe humanitaire. Pour ce faire, elle a d’ores et déjà initié la collecte d’un minimum de 1000 de céréales pour anticiper la survenue de la famine dans les localités affectées.

Oumar SANOGO

Source : aBamako

aBamako

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