Cohésion sociale et réconciliation nationale au Mali : L’AMDH lance le projet « Contribuer à l’instauration de la cohésion sociale et la réconciliation nationale au Mali »

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L’Association Malienne des Droits de l’Homme vient au chevet de la paix au Mali à travers son projet intitulé: « Contribuer à l’instauration de la cohésion sociale et la réconciliation nationale au Mali», financé par Open Society Initiative for West Africa (OSIWA).

Ledit projet qui couvre les Régions de Ségou, Mopti et le District de Bamako vise globalement à contribuer l’instauration de la cohésion sociale et à la réconciliation nationale au Mali afin de promouvoir la culture de la paix et l’acception de l’autre et la consolidation de l’Etat de Droit. Il s’agira de renforcer le vivre ensemble à travers l’instauration d’un climat de paix et de coexistence pacifique au moyen du dialogue et de faciliter le règlement pacifique des conflits intercommunautaires dans les Régions de Mopti et Ségou, principalement entre éleveurs et agricultures.

La cérémonie du lancement officiel du projet a lieu le 25 septembre à Ségou dans la salle de réunions du Patronat devant une soixantaine de personnes, sous la présidence du Représentant du Gouverneur de la Région de Ségou, Issa KONE, Conseiller aux affaires administratives et juridiques ; de la Représentante du Maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Dackouo Aoua Doumbia; du Président de la section AMDH de Ségou, Souleymane Diakité, et de Me Moctar Mariko, Président de l'AMDH.
Selon le Président de l’AMDH, l’Histoire récente de la double crise sécuritaire et institutionnelle du Mali constitue un chapitre douloureux marqué par des évènements qui heurtent la sensibilité humaine. Parmi ceux-ci se trouvent notamment la kyrielle de violations des Droits humains au Nord du pays (exécutions sommaires de militaires maliens à Aguelhok, viols massifs de femmes et filles, enrôlement d’enfants soldats, amputations et destructions d’édifices civils et publics, profanation de Mausolées etc.).

Cette crise a renforcé les conflits intercommunautaires dans le centre du Pays (Mopti et Ségou) qui se sont traduits par des violences d’une extrême gravité, notamment de nombreuses pertes en vies humaines, d’importants dégâts matériels, déplacements massifs des populations, pertes de moyens de subsistance…

En effet, indique Me Mariko, la crise a exacerbé des conflits liés à la gestion des terres et d’espaces de cultures et de transhumances. C’est pourquoi l’AMDH est mobilisée depuis 2012 pour contribuer à une sortie de crise respectueuse des droits humains à travers des actions de lutte contre l’impunité qui est un véritable levier pour éviter la non récurrence des conflits.

«L’AMDH est toutefois consciente que les conflits intra ou intercommunautaires méritent un traitement spécial en ce sens que le dialogue pourrait représenter l’une des stratégies gagnantes pour régler pacifiquement ces conflits. Ce n’est pas les instruments qui vont manquer, le Mali étant un pays de forte tradition coutumière et religieuse. Je voudrais rappeler ici le rôle crucial que pourraient jouer nos légitimités traditionnelles et religieuses », a déclaré le Président de l’AMDH.

En plus de ces situations, le Mali, à l’instar de plusieurs pays du monde, fait face à des conflits sociaux se manifestant par des grèves des mouvements syndicaux de plusieurs secteurs d’activités dont l’éducation, la justice, la santé, le pénitentiaire…. A titre d’illustration, l’AMDH est mobilisée pour trouver une issue favorable à la crise qui secoue le secteur de la Justice avec la grève des Syndicats de magistrats qui prévaut depuis fin juillet. «Nous avons entamé des discussions avec le Premier Ministre et les syndicats des magistrats », a révélé Me Moctar Mariko, Président de l'AMDH.

C’est dans ce contexte que l’AMDH et OSIWA ont initié ledit projet, a justifié Me Mariko. Ce projet pilote de 12 mois avec une enveloppe modeste de 42 579 045 FCFA se traduira par la réalisation des actions de renforcement des capacités en médiation et facilitation, des sessions de dialogue entre parties prenantes dans les Régions de Ségou et Mopti, des médiations entre syndicats et l’État, des spots et sketch de sensibilisation, des débats radio et des actions de plaidoyer auprès des autorités régionales et nationales.

Le Mali est un pays qui mérite toutes les attentions requises pour retrouver sa renommée d’antan. Pour ce faire, fidèle à sa mission depuis sa création en 1988, Me Moctar Mariko rassure que l’AMDH ne ménagera aucun effort pour apporter sa pierre à l’édifice national.

Cyril ADOHOUN

Source : aBamako

aBamako

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