L’immigration irrégulière : Le casse-tête des dirigeants africains

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Attirés par les images d’une vie d’abondance, de facilité, d’opportunité et de liberté, les jeunes africains frustrés par la mauvaise gouvernance des dirigeants africains, se lancent à l’assaut de l’Europe via la Méditerranée où la plupart d’entre eux y laissent leurs vies.

Chaque année, des milliers de vies humaines sont sacrifiées dans une tentative désespérée d’accéder à une nouvelle vie. Il est difficile, voire impossible de dissuader ces candidats de prendre le chemin de l’immigration clandestine qui est devenue l’une des plus importantes causes de mortalité avec un taux très élevé par an en Afrique.

Selon les chiffres de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en 2017, au moins 3 116 migrants sont morts ou ont disparu en tentant de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, dont 2 833 au large des côtes libyennes. Pour les Nations-Unies, en 2014, plus de 170.000 migrants ont traversé la Méditerranée et près de 3 419 africains sont morts pendant ces traversées sur un chiffre global mondial de 4 272 naufragés.

En avril 2015, selon la même source sur les 800 migrants morts, il y avait 189 migrants maliens. En 2016, plus de 5 000 personnes ont trouvé la mort en traversant la Méditerranée dans de telles embarcations, selon l’Ambassade d’Allemagne au Mali.

Ces chiffres alarmants sont les reflets d’un drame qui est devenu aujourd’hui un casse-tête pour les dirigeants africains et un véritable coup de frein au développement du berceau de l’humanité. Les conséquences affreuses de cet examen de passage de la méditerranée, à savoir les naufrages des embarcations en mer, les ventes aux enchères des migrants comme ce fut le cas en Libye récemment, les viols, l’effritement de l’éducation entre autres, doivent être une source de préoccupation pour les dirigeants africains, car  elles peuvent conduire à la victimisation des migrants et aux violations des droits de la personne.

Pour ce faire, des campagnes de sensibilisation et d’information doivent être intensifiées dans le sens de diminuer les flux migratoires. En outre, les responsables doivent s’atteler à la mise en œuvre de la politique nationale de migration, pour faire en sorte que les potentiels migrants africains puissent rester et vivre décemment dans leurs pays respectifs, notamment en investissant dans l’éducation, la formation et l’emploi.

Bintou Diarra

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Source : Maliweb

Maliweb

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