’Comment sortir de la pauvreté ? Le Mali et son peuple’’ : Un livre de Bougadari Sanogo

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‘’Comment sortir de la pauvreté ? Le Mali et son peuple’’, c’est le titre du livre de Bougadari Sanogo dont le lancement a eu lieu samedi dernier à l’hôtel Dafina de Bamako. Dans ce livre, son auteur, Bougadari Sanogo , puisque c’est de lui qu’il s’agit, fait un diagnostic complet des causes qui expliquent notre sous-développement et propose des solutions concrètes.

Il était environ 17 heures passées de quelques minutes, quand la cérémonie de présentation du livre combinée à l’enregistrement d’une émission sur la chaine de télévision Africable a débuté. Pour l’occasion, c’est un beau monde qui a pris d’assaut les lieux. Au présidium, aux côtés de Bougadari, on notait la présence des Docteurs Aziz Agbohoun Babli, initiateur du programme international d’incubation et Bala Diallo, auteur de plusieurs livres. Parmi les participants et autres heureux invités, la cinquantaine de jeunes du groupe UNIVERSALIS MANAGEMENT GROUPE ACADEMIE-DAFINA, qui, dans le cadre de l’incubation, met l’accent sur la jeunesse en tant que colonne vertébrale de tout processus de développement durable et harmonieux. Pour ne pas se faire raconter la partie, nos confrères de la presse et des médias ont répondu massivement à l’appel.

Il faut noter que Bougadari SANOGO est politologue chercheur spécialisé en relation internationales, politiques étrangères, coopération et développement. Il exerce auprès d’Immigration Canada, les fonctions d’interprète en bambara, malinké et dioula vers le français. Il collabore avec le mythique Club Balattou de Montréal depuis plus d’une trentaine d’années.

D’entrée de jeu, répondant aux questions du présentateur de l’émission relative au lancement du livre, Bougadari SANOGO a introduit que le citoyen Africain était absent lors de la délimitation des frontières d’où la déconstruction épistémique, politique et ethnique de l’Etat postcoloniale malien en cours dont l’effondrement rejoint le processus d’érosion et d’effondrement de tous nos supposés Etats-Nation Africains.

Par conséquent, il propose une redéfinition, voire une reconstitution de nos Etats-nation sous la base des valeurs fondamentales, calquées sur la charte de Kourukan-Fuga, afin de libérer le potentiel humain et lutter contre la domination et son corollaire de misère. Car, a-t-il dit : « la pauvreté n’est pas une fatalité ! »

«Nous corroborons cette thèse par l’un des discours de l’ex Président malien, Alpha Oumar Konaré, au cours de son premier mandat, dans lequel il recommandait de retracer les frontières Africaines ! » a-t-il affirmé.

Pour que nous puissions sortir de l’emprise du système occidental qui suscite un anéantissement des capacités normatives des Etats postcoloniaux, Bougadari pense qu’il faudrait impérativement repenser la configuration socio-politique-culturelle et économique, autour du vivre ensemble, dans la symphonie des cœurs et des esprits.

L’auteur estime d’autre part qu’il faut des chefs d’Etats visionnaires à l’instar du Président Rwandais, Paul Kagamé pour rétablir l’ordre des choses au profit du continent.

«Ceux qui exercent le pouvoir d’Etat en Afrique en général et au Mali en particulier doivent réaliser que ce n’est pas le pouvoir qui corrompe mais la peur de le perdre » a-t-il martelé. Une peur qui, selon lui, étouffe et anéantit tous sens du bien collectif. Il a fait allusion du fait que nos Etats Africains développent à visage découvert, un système politique gangréné par les 3 C, à savoir : «Contournement, Corruption, Consensus»

Les trois exposants autour de ce livre, sont convaincus et convenus qu’il faut assumer notre passé douloureux et faire face à l’avenir radieux. Pour en arriver à cela, ils recommandent de se défaire de la vieille énergie et aller avec la jeunesse qui est le fer de lance de cette nouvelle vision. L’Afrique, diront-ils, n’est pas pauvre, c’est plutôt le système monde qui lui impose ses règles au détriment de ses propres besoins !

Comment un continent pauvre arrive-t-il à nourrir les puissants de ce monde ? Se sont-ils interrogés, car, notre continent est le grenier des ressources de toutes natures où viennent puiser les occidentaux pour leur développement industriel, ont-ils ajouté !

La charte de Kouroukan-Fuga doit être enseignée dans nos écoles/ universités ou a-t-elle encore une valeur aux yeux de nos décideurs (autorités coutumières, religieuses, politiques et administratives) ? Faudrait-il réintégrer le programme d’éducation civique dans le système éducatif comme matière fondamentale pour parachever l’éducation de base familiale ? Comment accéder aux technologies adaptées en termes de renforcement de capacités et de compétences, facteur de développement durable ? Sont entre autres des questions auxquelles l’auteur a répondu, sans détour, lors du lancement du livre.

L’éducation civique et morale, dit-il, doit être prise comme étant une matière enseignée depuis le préscolaire et dans l’obtention des diplômes fondamentaux, secondaires, supérieurs et universitaires. Car, fera-t-il savoir que ce n’est qu’à travers la prise en compte de l’éducation , la santé, la formation et l’orientation professionnelle que notre continent pourra sortir de cette aliénation culturelle, structurelle, politique et économique qui n’a que trop durée. Toute chose qui, selon lui, va consolider les fondements de notre société fragilisée et en perte de repère.

Notre politologue émérite, estime qu’il faudrait impérativement un nouveau départ qui prenne en compte nos valeurs sociétales imprégnées dans l’esprit de la Charte de Kouroukan-Fuga, reconnu par l’UNESCO, comme l’une des plus anciennes constitutions au monde moderne, même si elle n’est que sous la forme orale.

«Pour anecdote, on nous dit dans la légende qu’en son temps, l’empereur Soundiata Kéîta, en pleine disette pendant les guerres, en guise de solidarité et d’humanisme, coupa une partie de sa chaire et l’offrant à un de ses disciples du nom de Balla Fasséké. C’est alors que celui-ci ayant su que Soundiata avait fait cela pour le maintenir en vie avec sa chaire, lui signifia en ces termes : « Ko yantiè » dont le patronyme Kouyaté qui veut dire en malinké : « Il existe désormais un pacte sacré entre toi et moi et je serai celui qui te fera durant toute notre existence, des éloges pour magnifier ta bravoure et ton sens d’humanisme» a narré l’auteur. Ceci, pour témoigner de l’importance du rôle des valeurs sociales anciennes, de dignité, d’intégrité et moralité, qui, jadis caractérisaient notre Mandé ancien.

Mieux, à travers ce livre, l’auteur a voulu démontrer que le Mali et le Japon étaient au même niveau de développement dans les années 1940. Cependant, de nos jours, le Japon se classe en 3ème position des pays les plus développés du monde, et-ce, grâce à la préservation et la promotion de ses valeurs endogènes.

«Comment comprendre que, notre pays le Mali, qui regorge d’immenses ressources humaines, matérielles, agricoles et traversé par le fleuve Niger ne soit plus le grenier de l’Afrique ? Et comment accepter qu’il peine à nourrir ses propres fils ? » S’est-il interrogé, Bougadari Sanogo!

Monsieur Sanogo estime que la pauvreté des pays du tiers-monde, en général et en particulier du Mali, s’explique principalement par une crise mentale et spirituelle. Il faut pour nous en franchir, développer une approche de notre existentialité en mettant en avant nos valeurs sociétales.

C’est pourquoi l’hôte du jour, a lancé un appel en ces termes : « Il est temps que nous arrêtons de jeter l’opprobre aux autres et prendre notre destin en main comme nous le montre le Rwanda de Paul Kagamé ! »

Dans la dynamique de donner corps et âme à ce concept nouveau d’incubation pour libérer les potentiels humains afin de lutter contre la pauvreté, qu’il est prévu en novembre prochain, au Palais de la culture Amadou Hampaté Bâ, le premier sommet de la réussite qui réunira plusieurs sommités de la Franconie mondiale. Il y aura des ateliers, des conférences et autres expositions autour de la thématique de la gestion de la pauvreté.

Rappelons que le lancement du livre a été marqué par le lancement d’une semaine porte- ouverte sur le Groupe d’UNIVERSALIS MANAGEMENT GROUPE ACADEMIE- DAFINA qui cultive l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes.

Pour résoudre cette équation de l’entreprenariat, les Industrie CAMA/ Canada-Mali et son associé Aziz d’UNIVERSALIS MANAGEMENT GROUPE ACADEMIE- DAFINA développent actuellement un cabinet dont le programme international de management de la création, de l’innovation et du développement des compétences pour dynamiser la formation professionnelle et entrepreneuriale. C’est un programme d’incubation qui répond à un certain nombre de besoin. Entre autres : Que faire après un BTS-BAC-LICENCE-MASTER ? Comment choisir ses études Supérieures ? Comment faire le choix d’une Filière ? Comment faire le choix d’un Métier ?

Il s’agit au cours de cette semaine portes ouvertes, première du genre au Mali, de faire la présentation du projet d’incubation du cabinet international UNIVERSALIS et des INDUSTRIES CAMA-sa/Canada-Mali, des stages préparatoires à la vie professionnelle et entrepreneuriale mais aussi de débattre des thèmes suivants : Comment devenir maitre de son destin professionnel ? Comment sortir de la pauvreté ? Le rêve Malien avec IBK pour la nouvelle génération. Il est aussi prévu la distribution de 3000 bourses d’études professionnelles et de prises en charges.

Pour joindre l’utile à l’agréable, les organisateurs prévoient une cérémonie de distinction et de remise de Brevets de stage du nivel 1 (focus stage formation). Il est aussi prévu plusieurs distinctions de la promotion d’ambassadeurs dans les domaines de : l’entrepreneuriat Jeunes et féminins, la culture de l’excellence, l’intégration économique Africaine, la formation professionnelle pour tous et de la meilleure entreprise civique et citoyenne. Tchéwi Adams KONATE

Source: Le Serment du Mali

Source : aBamako

aBamako

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