Me Mohamed Aly Bathily sur les ondes de la radio Donko : « IBK n’est plus le président de la République du Mali, il est en usurpation de fonction… »

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L’ancien ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, après avoir géré le département de la Justice et non moins candidat indépendant à l’élection présidentielle de 2018, Me Mohamed Aly Bathily, s’est prononcé sur l’état actuel du pays sur les ondes de la radio Donko FM, ce dimanche 14 octobre 2018, à travers l’émission « La parole à tous » de notre confrère Aliou Touré. Au menu de cette émission : la grève des magistrats, la récession budgétaire de la Présidence, les élections législatives et le découpage administratif.

Me Mohamed Aly Bathily, qui s’est toujours battu pour le Mali, reste déterminé à combattre ceux qui se battent pour les fonds du Mali. Le dimanche passé, cet avocat qui ne fait pas dans la dentelle, était à la radio Donko, en tant qu’invité de l’émission « La parole à tous ». Egal à lui-même et ne voulant rien lâcher dans sa lutte patriotique, il a dénoncé les comportements inhumains du pouvoir en place dont la légitimité laisse encore à désirer.

Sans confirmer que les magistrats ont raison ou non, Mohamed Aly Bathily appelle le gouvernement au dialogue, la seule issue pour arriver au terme de la grève, tout respectant ses engagements.

Pour lui, la réquisition des magistrats est impossible, surtout s’agissant de ce gouvernement. Selon la constitution du Mali, ce soi-disant second mandat d’Ibrahim Boubacar Keita n’est pas reconnu par la Constitution. La manière dont il est désigné par Manassa n’est pas dans la Constitution. Ils sont poursuivis par la loi, a laissé entendre Monsieur Bathily, qui ajoute qu’ils doivent être jugés comme des criminels. Celui qui se trouve dans une telle situation et qui a choisi Boubeye est hors la loi. De ce fait, Boubeye ne peut pas parler au nom du Mali juridiquement, estime-t-il.

« Boubeye ne peut pas réquisitionner les magistrats. Ils constituent un pouvoir à part, reconnu par la Constitution. Le gouvernement ne peut pas leur imposer quoi que ce soit. Il peut y avoir des accords entre eux et non d’obligation ».

Aux dires de Me Bathily, IBK est en usurpation de fonction de président de la République parce que la Constitution ne le reconnait plus comme tel. Ils ont tous violé la loi et prétendre appliquer loi aux autres est inacceptable, martèle-t-il.

Pour poursuivre, il ajoutera que ceux qui dirigent le pays, la manière dont ils tiennent à leur pouvoir, s’ils tenaient de la même manière au peuple on n’en serait là. A titre d’exemple, IBK ne s’est privé de rien durant tout son mandat. Tous ce qu’il veut, même s’il faut y injecter tout le budget national, il le fait, mais quand il s’agit des autres on invente des histoires.

Me Bathily reproche au gouvernement d’être à la base de ceux qui sont détenus illégalement dans des prisons, aujourd’hui, et non les juges.

Par rapport à la récession budgétaire à Koulouba, il revient à questionner Ben Barka le secrétaire général de ce qu’il a fait avec l’argent. Pour Bathily, on ne peut épuiser un budget sans avoir des comptes à rendre.

Ce pouvoir, pour moi, n’est pas un gouvernement par ce qu’on n’a pas respecté le droit pour sa mise en place, a rappelé le ministre Bathily.

En ce qui concerne les élections législatives, Monsieur Bathily affirme qu’elles ne doivent pas avoir lieu. Pour lui, les Maliens doivent refuser de partir à la législation par ce que la constitution nous donne ce droit de ne pas accepter un pouvoir illégitime.

Me Bathily, pour sa part, estime que depuis le 03 septembre, le pouvoir d’IBK a pris fin. Et dès lors, il est un citoyen lambda. Il a prêté serment sur la parole de Manassa qui n’est pas un juge. Il est en complicité maintenant avec Manassa en violation de la Constitution. En cette usurpation de pouvoir, si IBK prend une décision d’aller en élection et que nous acceptons cela, c’est comme si nous cautionnons cette violation de la Constitution.

Se prononçant sur le découpage administratif, le ministre Bathily indique qu’il a été très mal fait. A l’en croire, il est profitable à une race par rapport à une autre. « Il favorise les populations nomades au détriment des sédentaires », a-t-il conclu.

Oumar SANOGO

Source : aBamako

aBamako

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