Parenté linguistique génétique et Unité Africaine chez Cheikh Anta Diop (Suite et fin)

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Une malencontreuse erreur de saisie nous a fait écrire dans le titre du présent article dans notre précédente parution N°139 du Vendredi 12 octobre 2018 : «Parenté linguistique générique» au lieu de «Parenté linguistique génétique». Les lecteurs voudront bien nous en excuser. La Rédaction

PARENTE LINGUISTIQUE GENETIQUE ET UNITE AFRICAINE :
La question peut se poser à présent que faire de la parenté linguistique génétique ? Ici, on s’intéresse, plutôt, aux enseignements politiques qu’on peut tirer du “négro-africain” en tant que groupe linguistique. Ces enseignements sont développés, bien souvent, dans les travaux des Professeurs Cheikh Anta et OBENGA.

Le sentiment, la preuve et l’arme de l’unité linguistique de l’Afrique et de la parenté linguistique génétique aident à combattre le régionalisme et le micronalisme, donnent la dimension diachronique indispensable à toute renaissance culturelle et linguistique et constituent un argument scientifique irréfragable.

4.1. Un argument scientifique irréfragable :

Ferdinand de SAUSSURE cité par OBENGA (1978 : 65) et NGOM (1993 : 30) disait au sujet des Etrusques et des Latins :

“Si l’on cherche ce qu’ils ont de commun, dans l’espoir de les ramener à une même origine, on peut faire appel à tout ce que ces peuples ont laissé : monuments, rites religieux, institutions politiques etc. Mais on n’arrivera jamais à la certitude que donne immédiatement la langue”.

La langue et la linguistique sont, donc, des sources auxiliaires de la recherche. Mais, en même temps, elles constituent de manière intrinsèque un argument irremplaçable et suffisant dans tout rapprochement entre peuples et cultures.

4.2. La dimension diachronique de la renaissance culturelle,

scientifique et linguistique

de l’Afrique noire :

Dans le renforcement de la personnalité culturelle africaine, et partant de l’identité culturelle des africains, Cheikh Anta estimait “qu’il serait difficile de dire, entre le facteur historique et le facteur linguistique, lequel des deux est le plus important” (1981 : 275). A l’appui de cela, il cite Montesquieu : “Tant qu’un Peuple vaincu n’a pas perdu sa langue, il peut garder l’espoir…”

Soulignant, ainsi, que pour lui, la “langue est l’unique dénominateur commun, le trait d’identité culturelle par excellence”. (1981 :).

La retombée principale de l’introduction de la dimension diachronique dans les recherches scientifiques et techniques africaines, voire africanistes, par le canal de l’établissement de la parenté linguistique génétique est “le déverrouillage de la pensée scientifique” elle-même (DIOP, 1975 : 154-223).

En effet, parlant du Colloque international du Caire, le professeur DIOP a écrit : “il a permis d’introduire la dimension historique dans les études linguistiques africaines ainsi que le confirme notre…ouvrage intitulé Parenté génétique de l’égyptien pharaonique et les langues africaines. Maintenant seulement un véritable corps de sciences humaines africaines peut naître et se développer sur sa propre base historique : qu’il s’agisse de l’histoire de la linguistique, de divers arts, de la pensée philosophique, religieuse etc. Maintenant seulement, les études diachroniques sont possibles en linguistique africaine” (1996 :25).

Dans le cas précis de la linguistique appliquée, et plus particulièrement de la politique linguistique, en direction de l’unité africaine, la Parenté linguistique génétique permet :

a) “la constitution et l’enseignement des” Antiquités classiques africaines ” à base d’égyptien pharaonique ” (DIOP, 1990 :39).
b) L’établissement des lois de passage d’une langue africaine à une autre (DIOP, 1960 :17).
c) L’enrichissement d’une langue à partir des racines égyptiennes ou d’une toute autre langue africaine (DIOP, 1970 :418).
d) L’assimilation linguistique d’un africain par le biais des langues internationales africaines de culture quelconque, sans l’aliénation culturelle provoquée par des langues d’autres familles linguistiques (DIOP, 1960 :25).
4.3. La lutte contre le

régionalisme et le micronalisme :

Cheikh Anta estimait que l’une des solutions, dont, dispose l’Afrique pour lutter contre “les barrières ethniques” est la démonstration et la vulgarisation de la parenté culturelle et linguistique existant entre les peuples africains.

Il écrivait, en effet, “En démontrant d’une façon indiscutable la parenté des Sévères, des walafs, des saras (peuples des “négresses à plateau”), des sarakolés, des Toucouleurs, des Peuls, des laobés, je rends, désormais, ridicule tout préjugé ethnique entre les ressortissants conscients de ces différents groupements. Ce principe doit être étendu à toute l’Afrique par nos frères des autres régions” (DIOP, 1990 :52).

Cette idée avait été formulée et systématisée en 1954. En effet, parlant de la sélection des langues véhiculaires africaines (DIOP, 1960 : 20-29), cheikh Anta a soutenu que :

“Une telle tentative peut se heurter à un écueil psychologique : la susceptibilité régionale des minorités bilingues ou non… cette susceptibilité est renforcé par l’idée que la minorité en question est étrangère ethniquement par rapport à la masse au sein de laquelle elle se trouve”. Alors “une étude ethnologique et linguistique appropriée, révélant une parenté insoupçonnée entre les groupements en présence, revêt une importance politique et sociale en ce sens qu’elle contribue à aplanir les difficultés qui s’opposent à la réalisation de l’unité linguistique” (1954 : 258).

La conséquence logique de cela pour un ” africain conscient ” c’est qu’il ” doit se dégager de tout préjugé ethnique et acquérir une nouvelle forme de fierté…la fierté d’être africain, tant il est vrai que ces cloisons ethniques n’existent que par notre ignorance ” (DIOP, 1954 : 321).

Prévenant l’accusation d’exagération du rôle de la parenté historique, culturelle et linguistique dans la réalisation d l’unité africaine, Cheikh Anta affirma ne pas exagérer ce rôle et soutint, plutôt, ” qu’on ne doit pas négliger son importance “ et qu’il “n’existe pas de clé passe-partout, ni de pierre philosophale ; le secret du succès réside dans l’usage judicieux et coordonné de tous les facteurs sans négliger le moindre” (DIOP, 1954 : 321).

EN GUISSE DE CONCLUSION

Au total, la parenté linguistique génétique entre l’égyptien ancien et les langues africaines modernes est établie, conquise et acquise. Qu’en faire maintenant ?

En vue de la promotion des langues nationales en Afrique, des actions sont à entreprendre sérieusement à court, moyen et long termes selon les domaines d’application de la linguistique.

En linguistique appliquée et en politique linguistique, il faudra :

– Régler les problèmes de segmentation, d’harmonisation des orthographes et des terminologies ;

– Choisir les langues transfrontalières véhiculaires et les élever au rang de langues sous régionales et régionales sur tous les plans.

– Evaluer et harmoniser les politiques linguistiques et en constituer des banques de données ;

– Lancer de véritables campagnes de masse d’alphabétisation en langues nationales à l’échelle sous régionale, etc.

En linguistique synchronique, il faudra développer les savoirs endogènes en matière de systématique de nos langues. Les très nombreuses lacunes des descriptions africanistes ne constitueront plus alors des obstacles à la promotion de ces langues. Il faudra en faire de même pour la dialectologie et la phonologie.

En matière de linguistique historique comparative, il faudra encourager la recherche en vue d’évaluer les atlas linguistiques existants, en élaborer là où il n’en existe pas, et dresser des cartes linguistiques plus pertinentes, plus précises et plus opératoires.

La poursuite des études comparatives ne doit plus être considéré comme luxueuse. Car celles-ci contribuent à créer, consolider et élargir la conscience de l’unité linguistique, l’autre fondement indispensable de nos politiques d’intégration.

L’interrogation prospective du négro-africain (OBENGA, 1973), ou du Paléoafricain comme dit Cheik Anta (1977) constituera, donc, l’un des leviers historiques de l’unité africaine.

NOTES

BARRY, H. : “Contribution à l’étude de l’apport linguistique du professeur Cheikh Anta DIOP.Esquisse”
a) Première partie : in le Malien Magazine n°83 du 4 février 1999, p.8
b) Deuxième partie : in le Malien Magazine n°84 du 11 février 1999, p.8
c) Troisième partie : in le Malien Magazine n°85 du 18 février 1999, p.4
d) Quatrième partie : in le Malien Magazine n°86 du 25 février 1999, p.4
On lira avec grand profit les publications suivantes :
– UNESCO : le peuplement de l’Egypte ancienne et le déchiffrement de l’écriture météorique-Actes du Colloque du Caire du 28 janvier au 3 février 1974-UNESCO, 1978, 187p.

– BARRY. H : “ Il y a vingt ans le Colloque du Caire… “ les cahiers du CAEC n°4, mai 1994, pp.13-19.

– Anonyme : “les vingt ans du Colloque du Caire 1974-1994” : in Ankh, revue d’égyptologie et des civilisations africaines, n°3 juin 1994, pp.9-21.

– OBENGA Th : Cheikh Anta DIOP, Volney et le Sphinx Contribution de Cheikh Anta DIOP, à l’histographie mondiale, paris présence Africaine/Khepera, 1996, pp.225-233.

DIOP, Ch A : Nations nègre et culture-Paris, présence Africaine, 1954,390p. cet ouvrage a été depuis réédité en 1964 et en 1979.
Le professeur Jean DEVISSE était un des principaux contradicteurs du professeur DIOP (voir l’article de Philippe DECRAENE dans le Monde du 4 Mars 1965, p.6 et la réponse de Cheick Anta, 1967 : 277-278). Depuis le professeur DEVISSE a eu le temps d’être rapporteur général du Colloque du Caire. Il a, ains,i conclu son rapport à la page 100 :
“La très minutieuse préparation des communications des professeurs Cheick Anta DIOP et OBENGA n’a pas eu, malgré les précessions contenues dans le document de travail préparoire envoyé par l’UNESCO, une contrepartie toujours égale. Il s’en suivi un réel déséquilibre dans les discutions”.

Il a, aussi, tenu ces propos très touchants le 12 janvier 1986 (moins d’un mois avant la mort de Cheikh Anta) en la présence de DIOP lui-même : “…il y a des chercheurs de bonne foi, et eux-là ne se rallient pas forcément d’un seul coup, ce n’est pas une reddition. Il ne s’agit pas d’une guerre ou d’une capitulation, ce qui serait de vous et de nous. Il ne s’agit pas de cela et je remercie beaucoup le professeur Cheikh Anta DIOP de m’avoir si clairement montré l’autre voie” (ESSOMBA, 1986 :p88).

BIBLIOGRAPHIE DES

TRAVAUX LINGUISTIQUES

DE CHEIKH ANTA DIOP

I.LIVRES

Nations nègres et culture. Paris, Présence Africaine, 1954, (1964, 1979),390 p.
l’unité culturelle de l’Afrique noire : Paris, Présence Africaine 1959, (1982), 203 p.
l’Afrique noire précoloniale. Paris, Présence Africaine 1960 (1987), 213 p.
Les fondements économiques et culturels d’un état fédéral d’Afrique noire. Paris, Présence Africaine, 1960, (1974), 124 p.
Antériorité des civilisations nègres : mythe ou vérité historique. Paris, Présence Africaine 1967, 1993, 299 p.
Parenté génétique de l’égyptien pharaonique et des langues négro-africains*. Dakar, IFAN/NEA, 1977, 402 p.
Le peuplement de l’égyptien ancien et le déchiffrement de l’écriture meroïtique, organisé sous l’égide de l’UNESCO, le Caire 28 janvier-3 février 1974, in Histoire générale de l’Afrique – Etudes et documents, I. UNESCO, 1978,187 p.
Civilisation ou barbarie. Paris, Présence Africaine, 1981, (1988), 526 p.
Nouvelles recherches sur l’égyptien ancien et les langues négro-africains modernes* Paris, Présence Africaine1988, 221 p.
Alerte sous les tropiques – culture et développement en Afrique noire – articles 1946-1960. Paris, Présence Africaine 1990, 148 p.
Cheikh Anta DIOP : Ecrits Politiques : Dakar, GIA, 1996, bilingue (français-anglais), 63 p.
ARTICLES
“Quand pourra-t-on parler d’une reconnaissance africaine ?”, in le Musée vivant, n° spécial 36-37, novembre 1948, Paris, pp 57-65.
Etude linguistique ouolove. Origine de la langue et de la race walaf *, in Présence africaine n°4 et 5 : Paris, pp.672-684 et 849-853.
“Vers une idéologique politique en Afrique noire”, in la voix de l’Afrique, organe des étudiants du RDA (Paris) 1952, pp, 5-21
“Essai sur les langues vernaculaires *”, in la voie de l’Afrique noire, organe des étudiants du RDA (Paris) mai-juin 1953, pp, 37-38.
“Alertes sous les tropiques”, in Présence Africaine, n°5, nouvelle série, Paris, décembre 1955-janvier 1956, pp. 8-33.
“Apports et perspectives culturels de l’Afrique noire”, in Présence Africaine, n° spécial VIII-IX-X, 1956 T.1. Premier congrès des écrivains et artistes noirs, Paris 1956, pp.33.346.
“Un continent à la recherche de son histoire”, in Horizons, la revue de la paix, n° 74-75, juillet-Août 1957, pp 85-91.
“Réponse à quelques critiques”, in BIFAN TXXIV, série B, n°3-4, 1962, pp. 542-574.
“Introduction à l’étude des migrations en Afrique centrale et occidentale, identification du berceau nilotique du peuplement sénégalais”, in BIFFAN, série B. TXXXV, n°4, 1973, pp.769-792.
“Comment enraciner la science en Afrique* ; exemples walaf” (Sénégal), in BIFAN, série B, T.XXXVII, n°1, 1975, pp.154-233
“Siggi” ou “Sigi” Cheikh Anta répond*, in Siggi n°2, Février 1977, p.9.
“Les motifs d’un refus”, in Tawaw n°3, Avril 1977, p.12.
“La véritable promotion des langues nationales : une exigence fondamentale du Peuple Sénégalais*” in Taxaw, n°5.
“Senghor me dénigre à la télévision”, Taxaw, n°7, Janvier 1978, PP.18
“Retour sur la question linguistique*”, in Taxaw, n°7, 1978, p.23
“Analyse critique des différents critères ou paramètres retenus par les spécialistes pour définir les aires culturelles africaines”. Réunion d’experts UNESCO sur les spécificités et les convergences culturelles dans les différentes zones de l’Afrique au Sud du Sahara (Accra) 18-22 Février 1980, in les spécificités et les convergences culturelles dans les différentes zones de l’Afrique au Sud du Sahara UNESCO, collection, introduction à la culture africaine 7, pp.43-55.
“Comment définir l’identité culturelle ?”. Séminaire sur l’identité culturelle, organisé par l’UNESCO, Paris, Novembre 1977, in l’affirmation de l’identité culturelle et la formation de la conscience nationale en Afrique contemporaine, collection introduction à la culture africaine, UNESCO 1981.
“Pour une méthode d’approche des relations interculturelles”. Séminaire sur les relations interculturelles, organisé par l’UNESCO, Paris, 21-22 Mars 1978, in Introduction aux études interculturelles-esquisse d’un projet pour l’éducation et la promotion de la communication entre les cultures, 1976-1980, UNESCO, 1980, pp ; 84-90.
“Pour une méthodologie de l’étude des migrations”. Rapport réunion d’experts sur le thème : Ethnonymes, anproponymes, et toponymes africains, organisée par l’UNESCO, Paris Juillet 1978, in Ethnonymes et toponymes africains : Histoire générale de l’Afrique. Etudes et documents, UNESCO, 1984. Pp.
“l’Egypte pharaonique et le continuum historique africain”. Table ronde avec Cheikh Anta DIOP, Jean Devisse, Prince Dika-Akwa nya Bonambela, Yaoundé (Cameroun), 6-9 Janvier 1986, in Actes du premier colloque international de Yaoundé sur l’archéologie du Cameroun. Voir aussi Joseph Marie ESOMBA (textes recueillis, remis et commentés par) : Cheikh Anta DIOP : son dernier message à l’Afrique et au monde (Janvier 1986) Sorono Italie, MUSEAO GUISEPPPE GIANETTI, 149 p.
III. CONFERENCES

La nécessité d’un enseignement en langue vernaculaire*, organisée par l’association des étudiants africains de Paris, Paris, 6 Mercredi 6 Juillet 1949.
Un enseignement est-il possible en Afrique dans la langue maternelle* ? Dakar, salle du cinéma Bataclan, Juillet 1950.
Nécessité et possibilité d’un enseignement dans la langue maternelle en Afrique* : Saint-Louis du Sénégal, 1950.
L’origine du wolof et du Peuple qui parle cette langue* organisée par la société des africanistes (Secrétaires Général : Marcel GRIAULE), Paris, Musée de l’homme, Mercredi 9 Mai 1951.
Y-a-t-il une unité culturelle de l’Afrique noire. Conférence clôturant les journées africaines de Rennes, séminaire organisé par l’association des étudiants africains et l’AGER sur le thème : les langues vernaculaires en Afrique noire et structures sociales de l’Afrique noire en liaison avec le problème des pays sous-développés.
Comment recréer à partir d’une langue, l’unité linguistique en Afrique noire* Conférence organisée par le Centre régional d’information de Diourbel (Sénégal), Samedi, 16 Avril 1960 voir le Bulletin du Centre d’information de Diourbel n°6, avril 1960.
Lamminu réew mi ak gestu* (langues nationales et recherche scientifique), Samedi 28 Avril 1984, séminaire culturel de l’Ecole Normale Germaine Legoff, Thiès (Sénégal) – voir le chercheur, revue scientifique de l’association des chercheurs sénégalais, hommage à Cheikh Anta DIOP, Dakar n°1, 1990, pp. 13-48.
L’importance de l’ancienne Egypte pour les civilisations africaines, Paris, Centre Georges Pompidou, conférence-débat organisée dans le cadre des “journées des cultures africaines 2”, par l’association Kaléidoscope et le service des affaires internationales du Ministre de la culture, 7 Juin 1985 : in Nomade, revue culturelle n° spécial 1-2 : “la Bombe” pp. 44-63.
CONFERENCES DE PRESSE
Conférence de presse, le 10 Août 1981, Chambre de Commerce de Dakar.
Conférence de presse, le 15 Mars 1984, le relais avenue Cheikh Anta DIOP.
INTERVIEWS
“Les intellectuels doivent étudier le passé non pour s’y complaire mais pur y puiser des leçons”, in la vie africaine, n°6 Mars-Avril 1960 pp. 10-11.
Bulletin, CND n°5 Mai 1984 Niamey (Niger), propos recueillis par Abdoulaye MAMADOU et Mamane MOUSTAPHA. pp. 10-17.
“La langue, élément incontournable de tout développement*”, propos recueillis par Tachar FAAKAREY, in le Sahel, quotidien nigérien d’information n°2976 du Lundi 14 Mai 1984, pp. 5-6.
“L’oncle Bik” propos recueillis par thérèse KEÏTA et Diouldé LAYA, in Nomade, revue culturelle n° spécial Cheikh Anta DIOP, 1989, 1-2, pp. 208-231.
PREFACE
OBENGA Théophile, l’Afrique dans l’antiquité : Egypte pharaonique – Afrique noire, Paris, Présence Africaine, 1973, p. IX-XII ;
NB : *Indique les titres uniquement consacrés à la langue et/ou la linguistique. Pour d’autres informations, consulter Théophile OBENGA. Cheikh Anta DIOP, Volney et le sphinx – contribution de Cheikh Anta DIOP à l’historiographie mondiale, Paris, Présence Africaine/Khepera, 1993, pp. 417-433.

REFERENCES

BIBLIOGRAPHIQUES

LIVRES :
FAUVELLE, F.X. : L’Afrique de Cheikh Anta DIOP, Paris, Karthala, 1996, 237 p.
FAUVELLE-Aymar : (Sous la dir.) et Alii : Afrocentrisme, L’histoire des africains entre Egypte et Amérique, Paris, Khartala, 2000, 400p.
HOMBURGER L :
a) Etude sur le phonétique historique du bantou, Paris, H. Champion, 1913, 396 p.
b) Les langues négro-africaines et les peuples qui les parlent, Paris, Payot, 350p.
HULSTAERT : La négation dans les langues congolaises, Bruxelles, Librairie Falk fils 1950, 71p.
LAM, A : De l’origine égyptienne des peuls, Paris, Présence Africaine / Khepera 1993 p.
OBENGA, TH :
a) L’Afrique dans l’Antiquité. Egypte pharaonique/Afrique Noire, Paris, Présence Africaine, 1973, 464 p.
b) Origine commune de l’Egyptien pharaonique, du Copte et des langues négro-africaines modernes. Introduction à la linguistique historique africaine. Paris, le Harmattan 1993 .
c) Cheikh Anta DIOP ; Volney et le sphinx. Contribution de Cheikh Anta à l’historiographie mondiale. Paris, Présence Africaine / Khepera, 1996.
d) Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentriste. Paris, Khepera – le Harmattan, 2001.
ARTICLES :
BOUSQUIAUX, L. : “L’Afrique en quête de ses ancêtres : réflexions d’un linguiste sur l’idéologie afrocentriste de Cheikh Anta DIOP et Théophile OBENGA. Quid d’une origine commune de l’égyptien et des Langues négro-africaines ? Réflexions d’un linguiste sur une idéologie afrocentriste” in. ANKH, n°415, 1995-1996, pp. 340-346.
DIAGNE, P. : “Histoire et linguistique” Chap. 10, Partie I In Histoire Générale de l’Afrique. Paris, Jeune Afrique/UNESCO, 1980, pp 259-289.
FALL, A. : “La question linguistique dans l’œuvre de Cheikh Anta DIOP” In Notes africaines, publication semestrielle de L’IFAN, n°192-Août 1996. Spécial Cheikh Anta DIOP, pp. 11-18.
FAUVELLE, F. : “Les vérités de Cheikh Anta DIOP”. communication au Colloque de commémoration du Xe anniversaire de la mort du Professeur Cheikh Anta DIOP, inédit, 12 p.
GOMEZ J.C. : “Etude comparée de l’écriture sacrée du Danxomé et des hiéroglyphes de l’ancienne Egypte”. Ankh, revue d’égyptologie et d civilisations africaines, n°1 – Février 1992, pp 62-78.
GREENGERG J.H. :
– The classification of African, 1948.

– “Etude sur la classification des langues africaines” BIFAN, B, 1954, XVI.

– The language of Africa. ISAL 1963.

HOUIS, M. :
– “Problèmes linguistiques de l’Ouest africain”. Guide Bleu de l’Afrique Occidentale Française. Paris, Hachette 1955.

– “Egyptien pharaonique et langues africaines : un dossier ouvert” In Afrique et langage, 1er semestre 1980, pp 69-79.

JUPKWO, TH. : “parenté génétique entre l’égyptien ancien et les Langues africaines modernes : le cas du Bamileké”, communication faite au Colloque international sur l’œuvre de Cheikh Anta DIOP et la renaissance de l’Afrique au seuil du 3ème millénaire. Dakar Caytu, 26 Février – 2 Mars 1996. Voir Résumé des communications. p. 33.
KOTCHY, B. : ” Cheikh Anta DIOP, fondateur des théories de la Culture des Nations Nègres “. Ethiopiques, revue trimestrielle de la culture négro-africaine. Dakar. Spécial Cheikh Anta DIOP. Nouvelle série, 2ème trimestre 1987 vol. n°s 1-2, pp. 57-68.
LAM, A. :
*a) “Egypte ancienne et Afrique noire chez Cheikh Anta DIOP” in Présence africaine, Paris, 1989, Spécial Cheikh Anta DIOP, n°149-150.

b) “L’étude de l’appartenance de l’Egypte ancienne au monde négro-africain, instruments d’analyse et méthodologie” in ANKH revue d’Egyptologie et de civilisations négro-africaines, n°1 Février 1922, pp. 203-213.
MARC, M. : “Restitution vocalique et pharaonique. Essai sur l’apport de Cheikh Anta DIOP et de ses continuateurs”. Communication faite au Colloque international sur l’œuvre de Cheikh Anta DIOP et la reconnaissance de l’Afrique au seuil du 3ème millénaire. Dakar – Caytu, 26 Février – 2 Mars 1996. cf. Résumé des communications p. 23.
NDIGI, O. : “Le basaa, l’égyptien pharaonique et le copte. Premier jalons révélateurs d’une parenté insoupçonnée” Ankh. Revue d’égyptologie et de civilisations africaines, n°2 – Avril 1993, pp. 85-123.
NGOM, G. :
a) * “La parenté génétique entre pharaonique et les langues négro-africaines modernes : l’exemple de Duala”. Ankh, revue d’égyptologie et de civilisations africaines, n°2 – Avril 1993, pp. 29-83.
b) * “Du statut parental de l’Egyptien ancien”, communication faite au colloque international sur l’œuvre de cheikh Anta DIOP et la renaissance de l’Afrique au seuil du 3ème millénaire. Dakar – Caytu, 26 Février – 2 Mars 1996 voir Résumé des communications, pp. 24-26.
OBENGA, TH :
a) * “Parenté linguistique génétique entre l’égyptien (ancien égyptien et copte) et les langues négro-Africaines modernes” in le Peuplement de l’Egypte ancienne et le chiffrement du meroïtique, Actes du Colloque tenu au Caire au 28 janvier au 3 février 1974, pp.65-71
b) * “En guise de préface… “ Cheikh Anta DIOP : Nouvelles recherches sur l’égyptien ancien et les langues négro africaines modernes. Paris, Présence Africaine, 1988. Pp8.9.
TERCAFS, J. : “Rapprochement entre les langues de certaines Populations du Nord Est de la colonie du Congo et de la langue égyptienne ancienne et identité de quelques objets et symboles rituels et magiques d’après les recherches de Mlle Jane.” TERCAFS. IN IRCB, Bulletin des séances X, I, 1939, pp.62-83.
TRILLES H. : “Au sujet de la langue des fang et de ses lointaines origines” in Revue Anthropologique, 45ème année, n°s 4-6, avril -juin 1935, pp.106-127.

Source : aBamako

aBamako

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