Atelier sur l’inclusion financière: L’allocution de Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO

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Dans le cadre de son engagement en faveur de l’inclusion financière, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a accueilli, ce lundi, à son siège à Dakar, un atelier destiné à capaciter les membres des Comités Nationaux de Suivi de la mise en oeuvre (CNSMO) de la stratégie régionale d’inclusion financière.

Pour le gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, Tiémoko Meyliet Koné, l’accès aux services financiers est bien plus qu’un "effet de mode". Il s’agit d’une "réponse face aux difficultés qu’éprouvent certaines catégories de personnes à accéder à des services financiers, adaptés à leurs besoins et à leur niveau de revenu." C’est pourquoi la BCEAO en a fait une de ses priorités et affiche des ambitions importantes.

"Nous avons l’ambition, sur un horizon de cinq (5) ans, de permettre à 75 % de la population d’accéder aux services financiers à des coûts abordables", a dit le Gouverneur de la BCEAO dans son allocution d’ouverture de l’atelier.

La rencontre de trois jours (du 22 au 24 octobre) présidée par le Gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, Tiémoko Meyliet Koné, se propose d’être un cadre de réflexion, de propositions et de plaidoyer pour booster davantage les actions en faveur de l’inclusion financière dans l’Union et en Afrique en général.

Le Gouverneur de la BCEAO, Tiémoko Meyliet Koné a rappelé l’importance de l’accès des populations les plus défavorisées aux services financiers. "Notre mobilisation d’aujourd’hui est un devoir. En effet, l’accès aux services financiers est un droit pour chaque citoyen. Il contribue au bien-être économique et social des populations, au même titre que l’éducation et la santé", a insisté Tiémoko Meyliet Koné.

La mise en place, dans les pays, des Comités Nationaux de Suivi de la mise en Œuvre (CNSMO) constitue, selon M. Koné, un moyen de renforcer les synergies allant dans le sens d’atteindre les objectifs fixés dans le domaine de l’inclusion financière.

Dans la zone UEMOA, le taux global d’inclusion financière se situait à 55 % à la fin du mois de décembre 2017. C’est pourquoi, le Gouverneur de la BCEAO a exhorté les Comités nationaux à porter le plaidoyer auprès des gouvernements respectifs, "en vue d’une accélération du processus d’adoption des stratégies nationales d’inclusion financière, dans les pays où elles n’existent pas encore." "Ceci nous permettra de promouvoir, dans un cadre concerté, l’émergence d’une population financièrement éduquée, qui accède à une gamme de produits et services financiers diversifiés, adaptés à leurs besoins et à coûts abordables", dit-il.

Encourageant les participants à l’atelier dans leurs efforts, le Gouverneur de la BCEAO a dit s’attendre à des "renseignements pertinents" pouvant permettre aux États "de jouer leur partition, pour une croissance inclusive, au service du développement économique et social de nos pays".

Dans son message, Caroline Tioman, présidente des Comités nationaux de Suivi de la mise en œuvre (CNSMO) de la stratégie régionale d’inclusion financière, a affiché son optimisme quant aux recommandations qui sortiront de leur conclave. "Je nourris l’espoir que des propositions et recommandations concrètes qui sortiront de cet atelier, permettront à chaque acteur de jouer pleinement sa partition pour une meilleure inclusion financière de nos populations".

MC

Source : aBamako

aBamako

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