Insécurité : Le Centre et le Nord comptent (encore) des morts

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Nouvelles séries de violences dans le Centre et le Nord du pays. Une dizaine de morts et de blessés ont été enregistrés en début de semaine à Telly dans la région de Mopti et à Tinfadimata dans la région Ménaka. Une situation qui crée la psychose au sein de la population dans ces zones. Dans le village de Telly, les assaillants ont tué 11 civils et des personnes sont toujours portées disparues. Ces actes se sont produits dans la région de Mopti, où le Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga, a effectué une visite, la semaine dernière, pour y affirmer le retour de l’État face aux djihadistes. Au même moment, au nord de Menaka, une mine a explosé, le lundi dernier, à Tinfadimata. Le bilan fait état d’un mort (une fillette de huit ans) et deux blessés graves. Ils voyageaient à dos d’âne, l’explosion a eu lieu lorsqu’un des ânes a marché sur l’engin. Les blessés ont été admis au Centre de santé de référence de Ménaka pour des soins. Toujours dans la même zone, le même jour, des hommes armés non identifiés ont également attaqué des habitants de Tinagamane dans le cercle d’Andéramboukane au sud de Ménaka. Le bilan est d’un mort et trois blessés. La victime a été abattue dans son champ. Quant aux trois blessés ils ont reçu des coups de cross.

MINUSMA :

Renvoi d’un commandant sri-lankais

Un commandant de Casques bleus sri-lankais en fonction au Mali a été renvoyé dans son pays en raison de soupçons sur son implication dans des atrocités dans son pays à la fin des années 2000, a indiqué vendredi l’ONU.

Les antécédents du lieutenant-colonel Kalana Priyankara Lankamithra Amunupure avaient été examinés avant son envoi au Mali mais “de nouvelles informations récentes” ont conduit à demander à son pays de le rappeler, a précisé lors de son point-presse quotidien le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. Il n’a pas fourni d’autres détails. Le conflit entre les forces sri-lankaises et la guérilla séparatiste des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) s’est achevé en 2009 après avoir fait plus de 100.000 morts. A la fin du conflit, les forces sri-lankaises ont été accusées d’avoir tué jusqu’à 40.000 civils tamouls.

Pendant la guerre, Kalana Priyankara Lankamithra Amunupure aurait dirigé des commandos de forces spéciales. En avril, une ONG Sud-africaine (The International Truth and Justice Project, ITJP), enquêtant sur les atrocités au Sri Lanka, avait envoyé à l’ONU une liste de 56 noms de Sri-Lankais devant être, selon elle, interdits de participer à des opérations de paix des Nations unies.

Barkhane :

Mort d’un soldat

Le caporal Abdelatif Rafik, un soldat français de 23 ans, membre de l’opération Barkhane au Mali, a été tué par l’explosion accidentelle d’un pneu, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier. Cela, suite à des circonstances accidentelles, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly. Le caporal Abdelatif Rafik appartenait au 14è régiment d’infanterie de soutien logistique parachutiste de Toulouse. “Le 17 octobre, vers 18h00 heure locale, alors que le caporal Abdelatif Rafik se trouvait avec deux de ses camarades dans l’atelier et qu’il procédait à des actes de maintenance sur un camion logistique, un pneu a explosé accidentellement. Le caporal Rafik a été projeté violemment au sol. Il a été immédiatement pris en charge par les médecins de l’antenne médico-chirurgicale militaire. En dépit des soins d’urgence prodigués, il est décédé à 18h50. Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale”, détaille l’Armée de Terre dans un communiqué.

Nord du pays :

La rentrée scolaire pas effective dans plusieurs localités

Dans certaines localités des régions de Tombouctou, Gao, Kidal ou Ménaka, la rentrée scolaire n’est toujours pas effective. Dans ces zones où l’insécurité se confond avec la précarité, les écoles ne désemplissent pas. Toutefois, ce sont surtout les enseignants qui manquent à l’appel. Pourtant, pas un seul jour ne passe sans que des élèves ne prennent d’assaut les salles de classe malgré le manque d’infrastructures adéquates et d’équipement didactique. Selon une source, les enseignants, malgré les efforts de l’État à leur accorder des avantages autres que leurs salaires, sont encore aux abonnés absents. Cela, même si certains endroits de ces localités sont hors de danger. Les parents également sont disponibles à consentir des efforts, y compris le recrutement de volontaires. Mais ceux-ci n’ont pas confiance aux Comités de Gestion Scolaire.

Tombouctou :

Le CJA accuse la CMA…

La tension n’est toujours pas retombée depuis l’assassinat de quatre civils dont des mineurs dans le campement nomade de Inghounane, situé à 7 km de la ville de Rahrouss. Cette attaque avait également causé la blessure de deux personnes âgées. Les assaillants seraient venus de Tadoumount, localité située à environ 55 km à l’Est de Ber (Tombouctou). C’est dans ce campement qu’un poste de la CMA a été attaqué le jeudi 11 octobre dernier, causant la blessure de certains combattants. Dans un communiqué récemment publié, le Congrès pour la Justice dans l’Azawad (CJA) a dévoilé les noms de certains responsables militaires de la CMA soupçonnés d’être les auteurs de l’assassinat de quatre civils dont des mineurs dans le campement nomade de Inghounane. Pour ce mouvement, les auteurs de cette tuerie ont pour noms Bocari Ag Intadakmarte, premier responsable militaire du HCUA à Ber, Assalekh Ag Mohamed Ag Rabah, officier du MNLA et Mahmoud Ag Intadakmarte officier du HCUA de Ber.Ce mouvement a également dénoncé l’attaque contre le poste de la CMA de Tadoumoumt qui serait selon lui perpétrée par des éléments présumés appartenir à une composante de la CME. De même qu’il a condamné le silence des responsables de la CMA par rapport à cette situation. Selon ce mouvement, le refus de la CMA de remettre aux parents des victimes leurs dépouilles corrobore parfaitement la thèse de l’implication de combattants issus des rangs d’ex-rebelles. C’est ainsi qu’il a appelé à la diligence d’une enquête indépendante afin que la vérité soit rétablie et que les auteurs soient punis.

Ansongo :

Six civils tués à Indelimane

Les faits se sont produits, dans l’après-midi du samedi 20 octobre, dans une localité située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d’Indelimane, dans le cercle d’Ansongo, région de Gao. Des hommes armés non identifiés circulant sur des motos y ont fait irruption avant d’exécuter six civils dont un mineur de la communauté Idaksahak. Pour le moment, on ignore encore l’identité des auteurs de cet acte, toutefois il intervient quelques jours après l’explosion d’une mine sur charrette transportant deux femmes de la même communauté dont l’une a perdu la vie et l’autre grièvement blessée. Par ailleurs, le mode opératoire est identique à celui généralement par les éléments de l’Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS) d’Adnan Abou AL-Walid Al-Sahraoui.

Kayes :

Des ambulances pour le CSRF

Le directeur régional de la santé a remis le jeudi 18 octobre trois ambulances médicalisées aux centres de santé de référence de Kayes, Kita et Oussoubidjannya. Cette dotation est l’œuvre du gouvernement à travers le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique qui a entrepris un vaste programme d’équipements des centres de santé à l’échelle nationale.

Koulikoro :

42 000 enfants vaccinés contre la poliomyélite

Plus de 42 000 enfants de 0 à 5 ans recevront du 19 au 22 octobre la dose de vaccin contre la poliomyélite, à Kangaba. L’information a été donnée mercredi dernier au cours de la réunion du comité régional de pilotage des journées nationales de vaccination. L’activité sera couplée à la Semaine d’Intensification des activités de la Nutrition à travers l’administration de la vitamine A à plus de 700 milles enfants de 12 à 59 mois dans tous les districts sanitaires de la région

Tessit :

Augmentation du prix du sac de charbon

Le prix du sac de charbon a fortement augmenté ces dernières semaines à Tessit. Le sac qui variait entre 2500 et 3000 CFA est maintenant vendu à 3750 CFA dans le village de Tessit. Depuis le début de la récolte du fonio et du fakhoye, il est difficile d’avoir du charbon. Les consommateurs espèrent voir la situation changée dans les jours à venir.

Yorrosso :

C’est parti pour la vaccination

La journée de vaccination contre la poliomyélite couplée avec la semaine d’intensification des activités de nutrition a été lancée le vendredi 19 octobre 2018.Plus de 94 564 enfants âgés de 0 à 59 mois recevront pendant 4 jours les doses de vaccin contre la polio. L’Albendazole et la vitamine A seront aussi administrés à 77 351 enfants de 6 à 59 mois pour lutter contre les vers intestinaux et la cécité crépusculaire. Cette campagne de vaccination qui prend fin le lundi prochain est organisée par le ministère de la santé et ses partenaires.

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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