Soutien à l’accord de paix : le CDR prône le boycott des produits français

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Le Collectif pour la défense de la République (CDR) a animé, une conférence de presse, pour exprimer son soutien à l’Accord de paix de Bamako ; dénoncer les positions de ceux qui veulent une réouverture des discussions avec la CMA ; et fustiger les diffamations faites, ces derniers temps, sur la personne du Président Ibrahim Boubacar KEITA.

Cette conférence était animée par le porte-parole du CDR, Mohamed Youssouf BATHILY, alias Ras Bath. C’était en présence de plusieurs jeunes.

Selon le porte-parole du CDR, cette conférence est organisée pour signifier au Peuple du Mali qu’après la signature de l’Accord de paix, qui était sensé scellée la paix définitive et faire cesser les violences sur toute l’étendue du territoire national, il a été identifié au sein de la communauté internationale des pays qui sont attachés au respect de la souveraineté et de la volonté du peuple malien, mais aussi des États ou des institutions qui continuent à mettre la pression sur l’Etat du Mali pour la satisfaction des intentions des séparatistes de la CMA. Ce qui, déplore M. BATHILY, est très paradoxale et contradictoire aux positons jusqu’ici adoptées par le Mali et ses partenaires.
IBK a parlé avec «le cœur des Maliens»

Selon lui, le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, a parlé avec le cœur des Maliens, en rappelant à l’humanité toute entière que les Maliens sont un peuple d’une vieille civilisation pleine de vertu : et que le Mali a assez concédé, assez toléré et est aujourd’hui résolu pour la paix dans l’ensemble du pays.

Il a vivement salué la position du Président IBK, selon laquelle le Mali n’est pas un Etat qui peut être l’otage d’une institution ou d’un pays.

Ras Bath a affirmé à haute et intelligible voix que ces propos du Chef de l’État s’inscrivent dans le respect de la volonté et de la dignité du peuple malien.

« Nous avons organisé cette conférence pour dire à que ceux qui veulent nous imposer, comme en témoignent les discours du représentant des Nations Unies et de l’Union européenne, et nous faire croire à une possible réouverture des négociations, n’est pas admissible. Nous nous posons la question de savoir sur quoi porteront les négociations auxquelles ils font allusion ? Nous pensons que s’il s’agit du fond du document, cela est inacceptable, car revoir le fond ne peut qu’envisager la partition de l’Etat du Mali. Leur position qui consiste à laisser les rebelles avec les armes, tout en aspirant à de nouvelles négociations, n’est pas de notre goût. S’agit-il d’ouvrir les négociations pour parler de la mise en application de l’Accord signé à Bamako ? Cela sera la bienvenue, car tout Accord a besoin dans son application d’être réévalué et adapté aux mesures d’accompagnement afin que l’esprit du contrat ne soit pas dévié.

Nous avons estimé, à travers cette conférence, dire que la position du Président de la République, selon laquelle il n’aurait personne après lui qui va brader le Mali, est un appel lancé au peuple malien. Ce qui veut dire que l’humanité ou une partie du monde peut, par suite de pression financière ou autres, priver notre pays de quoi payer ses fonctionnaires et provoquer des soulèvements populaires, refuser de financer la mise en œuvre de cet Accord, mais ne pourra faire fléchir la position des Maliens qui est de sauvegarder leur souveraineté et leur dignité qui leur sont très chères. Cet appel est tombé dans l’oreille des républicains qui ont compris que la force d’un Etat n’est pas que les seules forces militaires ou financières, mais également la conviction citoyenne.

C’est cette conviction qui fait que la révélation d’un journal français, faisant passer notre Président comme étant le compagnon d’un trafiquant, d’un délinquant, nous renforce dans notre estime envers lui. Nous nous réjouissons de constater que le Chef de l’État agit dans l’intérêt du peuple malien. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il fait l’objet d’attaques de la part de certaines nations. Donc nous sommes résolus à nous unir, à nous rassembler derrière les autorités, à défendre la République, sa souveraineté, son territoire, sa digité, son honneur quel qu’en soit les formes de pressions qui seront exercées contre les dirigeants. Le peuple du Mali est résolu à ne plus subir et à ne plus se laisser trimballer par aucune puissance sous quelle que forme que ce soit. Seule la force de la conviction et de la détermination vaille aujourd’hui.
Si IBK est l’ami du délinquant Tomi en France, il est notre Imam ici au Mali », a déclaré Mohamed Youssouf Bathily dit Ras bath
Appel à boycotter les produits français

Pour le porte-parole du Collectif pour la défense de la République, le boycott des produits français est une arme pacifique, républicaine et légale. Il a rappelé la loi qui dispose : «Le droit fondamental de l’homme est sa liberté».

« Ma liberté me donne le droit de consommer ou de ne pas consommer tel ou tel produit. Il se trouve que toute cette crise est à base économique et financière. Donc si le but est de pouvoir les concéder des avantages politiques, leur permettant de tirer des avantages économiques, alors attaquons les dans leurs intérêts économiques. Le boycott des produits est l’arme qui a été utilisé par Martin Lutter King aux Etats Unis. Il a été utilisé par Mahatma GANDi pour avoir l’indépendance de l’Inde auprès des Anglais.

Orange Mali est la filiale la plus rentable parmi toutes les filiales Orange, à travers le monde, et ce sont les stations Total qui ravitaillent presque toutes les structures de l’Etat et les grandes sociétés au Mali. Il y a autant de sociétés françaises qui sont au Mali. Si nous parvenons à boycotter les produits français, c’est la France qui va perdre. Et cela jouera sur son soutien aux groupes rebelles. Il s’agit d’utiliser cette force pour dire à nos autorités qu’elles disposent du soutien des 15 millions de Maliens » a lancé Mohamed BATHILY.
PAR MODIBO KONE

Source : aBamako

aBamako

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