FSD: les syndicats ne rallient pas

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L’union de tous les prolétaires modernes pardon de tous les syndicats vent debout contre le régime dans une large convergence autour du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie (FSD), attendra encore. Si elle n’est pas mise à la Saint Glinglin…
Annoncé avec grandiloquence aux Médias par les services de propagande de l’Opposition avec la participation de toutes « les couches socio-professionnelles actuellement en grève, notamment : les syndicats des magistrats, les syndicats des DFM, les syndicats d’enseignants, etc. », le grand meeting du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie au Mali et de ses partenaires ne réunira finalement qu’une poignée de leaders grincheux ou versatiles et la traditionnelle foule du Guide et du Champion.
Les invitations n’ont-elle pas été finalement envoyées ou les syndicats ont poliment décliné une offre politique qui aurait pu de-légitimer leurs revendications et saper les fondements de leur combat ?
Il faut bien pencher vers la seconde alternative. En effet, au lendemain sa visite aux magistrats, au regard de la radicalisation de la position des grévistes, le leader de l’opposition croyait (en tout cas, espérait) sur une conjonction avec le front social via les grévistes de la justice pour pouvoir enfin en découdre avec le régime. Croyant que l’affaire était dans le sac, le Chef de file de l’Opposition, lors du lancement de son nouveau regroupement, le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) le 8 octobre 2018 à son ex-Qg de campagne, avait pris le pari et lancé un appel solennel aux grévistes à le rejoindre : « Notre Mali, enfin ne sera plus notre Mali, si les magistrats, les enseignants, les personnes handicapées, les opérateurs économiques, les médecins et autres agents de santé poursuivent dans la douleur et dans la rue des revendications légitimes.
C’est pourquoi je lance un appel solennel à tous les Citoyens, Patriotes et Démocrates convaincus, à se joindre à la lutte résolument enclenchée au sein du Front pour la Sauvegarde de la Démocratie.

L’avenir de notre Pays, donc celui de nos enfants, est gravement menacé. Il nous faut agir, agir vite, agir maintenant ! »

Visiblement, les syndicats n’ont cédé aux chants de sirène de l’opposition ultralibérale, porteur d’un projet libéral, donc aux antipodes de leurs aspirations. Ils ont beau être très fâchés, déterminés à donner une leçon de lutte ouvrière au gouvernement, les syndicats pourraient être peu enclins à ouvrir un boulevard pour un régime libéral en prenant la responsabilité historique de déstabiliser un régime socialiste.

Une analyse basique qui n’aurait dû pas échapper au Front qui regorge de compétences politiques et d’anciens syndicalistes qui ne se sont pas laissé confondre par les appels répétitifs de Soumi qui sonnent comme une invite à balayer un régime dont il accable de tous crimes : « l’ignominie, l’indignité, l’insécurité, la précarité, la duplicité et la trahison ».

Dédiés à la défense et à l’amélioration exclusives des conditions de vie de leurs adhérents et
reconnaissants la réélection du président IBK, la légitimité des institutions, tous autant qu’ils sont pour ce que nous savons, les syndicats maliens se voient difficilement s’inscrire dans un combat dont le but affiché et affirmé est de « faire reconnaître le vote majoritaire des Maliennes et des Maliens pour diriger le pays, orienter son développement par une gouvernance irréprochable, basée sur la compétence, imposer la paix et organiser par un organe unique, la transparence électorale, par la loi ».
Par Sékou CAMARA

Source : aBamako

aBamako

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