Insalubrité préoccupante dans le district de Bamako : La Commune IV, un cas parmi les autres

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L’état de l’environnement dans le district de Bamako, laisse à désirer et la commune IV ne fait – hélas – pas exception à ce constat général. Ici, ce sont les eaux usées débordant des fosses septiques ou versées par les ménagères voire les teinturières ; là, c’est comme si les sachets plastiques et autres déchets solides nous imposent leur présence. Outre la laideur du décor qui s’offre à nos yeux, l’atmosphère devenue irrespirable fait des senteurs nauséabondes, les conséquences d’une telle situation sont inévitablement néfastes pour l’environnement et pour notre santé.

La commune IV demeure l’une des communes les plus sales de Bamako. C’est ici que se trouve le fameux ‘’Kilimandjaro’’, nom donné à cette montagne d’ordures qui se dresse fièrement devant le cimetière du quartier Lafiabougou. Dans les rues, il est difficile de se déplacer sans apercevoir et se salir avec les eaux usées. Ici, les sachets plastiques de couleur noire et d’autres ordures ménagères s’offrent à notre vue. Là, des poubelles sans couvercles gisent parmi des ordures qu’elles sont censées contenir. Voilà, un peu plus loin, des tas de pierres qui obstruent le passage. Dans tous les cas, les eaux usées sont inévitablement là, déversées par les ménagères ou provenant directement des latrines et puisards.

Pendant l’hivernage, c’est le pis-aller. Comment ne foisonneraient-ils pas les moustiques, vecteurs essentiels du paludisme, principale cause de mortalité chez nous !

Le fléau a atteint des proportions telles qu’il y a lieu de se demander si les populations, à la fois responsables et victimes, en sont conscientes. Qui fait quoi pour maintenir son cadre de vie propre ? La réponse à ces différentes interrogations pourrait être des pistes de solutions à ce défi environnemental.

En attendant, que la mairie de la commune prenne ses responsabilités en tirant de leur sommeil forcé sa brigade chargée de l’hygiène publique et sa police municipale.

Vivement des mesures draconiennes contre ce laisser-aller qui n’est autre que de l’incivisme. Que commencent à tomber les sanctions contre tous ceux ou celles qui contribuent à la dégradation de l’environnement. Allez, au boulot !

Ils ont quoi comme problème, les Maliens ?

A les observer dans leur comportements de tous les jours, on réalise que quelque chose ne tourne pas rond chez nos compatriotes ? Il n’est point besoin de leur faire l’insulte qu’ils sont sales ? Mais, entre nous, sont-ils propres ? Vraiment ? Être propre consiste –t-il à se laver et porter de beaux habitants pendant que leur environnement est encombré de saletés de toutes sortes et pue souvent comme c’est pas possible ? Et si chacun d’entre nous veillait à rendre sa cour, la devanture de sa maison… propre ? Est- ce trop nous demander ? Et si nous nous organisons dans le quartier pour que nos rues ne soient pas si sales, cela relève-t-il de la mer à boire ?

La commune IV couvre la partie Ouest de Bamako sur une aire de 37,68 Km2, soit 14,11% de la superficie du District. Quelque 300.085 âmes y vivent, soit une densité de 7964hts/km2 selon une étude réalisée en 2009.

Elle est limitée au Nord-Est par la commune III, à l’Ouest par la commune du Mandé (Cercle de Kati), et au Sud par le fleuve Niger. Elle est constituée de huit quartiers (Hamdallaye, Lafiabougou, Djicoroni, Sébénicoro, Lassa, Dogodouman, Koyanbougou et Talikô).

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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