École: Kidal fait bloc derrière son gouverneur

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À l’initiative de la société civile kidaloise avec à sa tête « Mousnate », les populations de la ville ont marché ce mercredi 31 octobre pour interpeller les autorités sur la fermeture de la plupart des écoles de la région, à cause de la crise sécuritaire.
La manifestation qui visait à dénoncer cette situation est partie du gouvernorat, a passé par le bureau de la CMA, le siège de l’Autorité intérimaire, pour enfin arriver au rond-point de la Chambre du commerce et d’industrie.
Cette manifestation fait suite à l’ultimatum du Gouverneur de la région, Sidi Mohamed Ag ICHRACH, lancé le 25 octobre 2018, invitant les enseignants à rejoindre leur poste avant le 30 octobre.
C’est justement à l’expiration de cet appel que les populations ont donc marché, hier, pour exiger le retour des enseignants à leurs postes.
Voici la Déclaration lue à la fin de la marche.
DÉCLARATION
Nous, populations do Kidal, représentées dans cette manifestation par les chefs de fraction, des leaders d’opinion, des chefs de quartiers, des associations de femmes, de jeunes, des religieux, des mères d’élèves, des parents d’élèves, tous au sein d’une société civile frustrée ;
-Considérant que l’accès à l’éducation est un droit imprescriptible et inaliénable demeurant un droit régalien de tout État responsable ;
-Considérant que l’ignorance est à la fois source de violences et de délinquance certaine ;
-Préoccupées par l’avenir incertain des enfants de toute une région auxquels les portes de l’école sont fermées depuis sept longues années ;
-Convaincues que tout progrès, tout développement, tout savoir ne sauraient s’acquérir en dehors d’un système éducatif cohérent et équitable ;
-Déplorant l’indifférence face à nos doléances plusieurs fois réitérées, mais restées sans suite, notamment :
-Le déploiement d’enseignants professionnels motivés ;
-Une prise en charge régulière des cantines scolaires ;
-L’ouverture d’une université à Tombouctou ou à Gao pour orienter éventuellement nos enfants ;
-L’introduction de l’Arabe et de la langue Tamasheq dans les programmes officiels ;
-L’ouverture d’une antenne de recherche sur la langue Tamasheq à Kidal ;
-L’introduction de la monographie des écoles dans les programmes officiels ;
-Rappelons aux autorités centrales maliennes, l’obligation morale qu’elles ont de créer les conditions idoines pour un accès sans discrimination à l’éducation;
_Exigeons d’elles, dans les meilleurs délais, une réponse à nos préoccupations tant légitimes que justifiées.
Kidal, le 31 octobre 2018
LA SOCIÉTÉ CIVILE

Source : aBamako

aBamako

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