Abdoulaye Sidibé président de la fédération malienne de tennis de table : «La grande difficulté pour nous, c’est le manque d’une salle fixe pour le tennis de table et pour les entrainements»

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Pour la toute première fois depuis sa création en 2011, la Fédération malienne de tennis de table (Fmtt), en partenariat avec le Comité National Olympique et Sportif du Mali (CNOSM) à travers le sponsoring Sotelma-Malitel et Pmu-Mali, a organisé sa toute première édition de coupe du Mali de la discipline, les 3 et 4 novembre derniers. A cette occasion, nous sommes allés à la rencontre du président de la Fmtt, Abdoulaye Sidibé, au siège de la Fédération sis au Palais des sports Salamata Maïga à l’ACI 2000, pour échanger autour de cette première expérience. 

Aujourd’hui-Mali : Vous venez d’organiser la première édition de coupe du Mali de tennis de table, comment appréciez-vous ce coup d’essai ?

Abdoulaye Sidibé : Effectivement, c’est une première pour la coupe du Mali. On se limitait aux tournois Open dans les différentes catégories à Bamako ainsi qu’à Ségou et à Koulikoro. C’est à partir de cette année que nous avons décidé d’organiser une coupe du Mali, ce qui est normal en tant que fédération nationale. Cependant, avec la coupe du Mali qui s’est disputée les 3 et 4 novembre derniers, nous avons décidé à la différence des tournois open d’appliquer la nouvelle formule qui se fait par équipe de deux joueurs. Dans le nouveau système au niveau du tennis de table, nous avons une équipe féminine de deux joueurs et masculine de deux joueurs, également. Avec cette formule, il y a beaucoup plus de participation et donc beaucoup plus de rencontres.  Pour cette 1ere édition, nous avons fait au total 88 matches. C’est parce qu’on avait averti les ligues qui devaient prendre part à la compétition de faire les éliminatoires sur leur site, avant la phase finale ici à Bamako. Il y a donc une présélection et c’est pourquoi nous avons pu terminer en deux jours. Pour une première, la coupe nationale de tennis de table s’est bien déroulée.

Quel bilan faites-vous de cette première édition ?

Je dirais que le bilan de cette première édition est positif. Vous savez, généralement, les premières sont difficiles. Néanmoins cette première a été une réussite pour nous parce que nous avons assisté pendant ces deux jours à de belles rencontres. Les participants ont montré beaucoup de qualité. Il y a vraiment de l’ambiance, surtout avec l’apport du lycée sportif. Les jeunes ont bien joué et le résultat reste élogieux. Cette première fête fut belle également, grâce à l’appui de la Direction nationale des sports qui nous a accordé des places au lycée sportif. On peut dire qu’on est vraiment satisfait de cette première, malgré les difficultés rencontrées.

Effectivement, quelles sont les difficultés auxquelles vous avez été confronté dans l’organisation de cette première édition ? 

Je dirais beaucoup de difficultés. D’abord on avait des soucis pour avoir une salle pour les compétitions. La grande difficulté pour nous, c’est le manque d’une salle fixe pour le tennis de table et pour les entrainements. Aussi, pour cette première édition, seule la région de Ségou a répondu à l’appel. Malheureusement, les autres ligues régionales n’ont pas pu prendre part à la compétition à cause du retard que nous avons accusé dans l’officialisation de la date de la compétition. C’était seulement à 4 jours de la compétition que les ligues ont été averties. C’était trop juste pour les autres de venir, mais comme Ségou est la plus proche, ses joueurs ont pu se rendre à Bamako, à temps, pour la compétition. Mais nous avons tiré des leçons de cette première et nous espérons anticiper les choses prochainement afin que toutes les ligues régionales puissent participer à cette Coupe nationale.

Qu’est ce qui a causé ce retard ?

D’abord, il nous a fallu attendre une confirmation et l’assurance par rapport à l’accompagnement de nos partenaires. Vous savez, il y a des soucis au début de ce genre de compétitions. Il fallait s’assurer des moyens de nos ambitions. Ensuite, nous avions aussi un problème de salle devant accueillir la compétition car nous avons eu la confirmation pour la salle à deux jours seulement du tournoi. Notre difficulté majeure demeure le problème de salle. Prochainement, je vais adresser une lettre au directeur national des Sports afin que nous puissions avoir une salle disponible pour la Fédération, même si c’est une salle multifonctionnelle.

Après cette première édition, peut-on désormais s’attendre à l’organisation d’une coupe du Mali de tennis de table chaque année ?

C’est vraiment notre vœu. Nous souhaitons désormais organiser la coupe nationale de tennis de table chaque année, avec la participation bien sûr de toutes les ligues. Avec l’accompagnement de nous partenaires et du département des sports, nous espérons désormais organiser cette année la coupe nationale de tennis de table.  Aujourd’hui, c’est le lieu pour moi de remercier nos sponsors, Sotalma-Malitel et Pmu-Mali, qui nous aident à organiser ces compétitions.

Quels sont vos rapports avec le Département des sports ?

Nous avons des très bonnes relations avec le de Département. Il nous approche chaque année pour des activités annuelles. Il y a quelque temps, j’ai reçu une correspondance du Département me demandant de fournir nos programmes de l’année 2019. J’ai récemment reçu de la part du secrétaire au développement de la Fédération internationale de tennis de table le programme des compétitions internationales. Suivant ce programme, j’ai choisi quelques compétitions auxquelles on pourra faire participer nos jeunes pour une première fois. Mais pour ce faire, on aura besoin du Département des sports pour nous soutenir. Ce qui est sûr, ce n’est pas le talent qui fera défaut chez les jeunes et j’espère que le Département nous donnera les moyens nécessaires pour prendre part à ces compétitions internationales.

Réalisé par Youssouf Koné

 

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Source : Maliweb

Maliweb

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