Collines emprises du Chemin de Fer en Commune IV : Des mesures répressives contre les constructions illicites

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Avec les constructions illicites et exploitations anarchiques de la colline de Lafiabougou, la réalisation du vieux projet « le chemin de fer Bamako-Conakry », qui date, semble-t-il, des années de l’Indépendance, est-il encore réalisable ? La question se justifie par l’occupation anarchique et illicite dont le passage des rails font l’objet par des spéculateurs fonciers. Le constat a été fait par le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mohamed Moustapha Sidibé, en visite de terrain le 6 novembre 2018.

C’était en présence du Gouverneur du District de Bamako, le Colonel Débérékoua Soara, du directeur national de l’urbanisme, Drissa Coulibaly, tous guidés par le 3ème adjoint au maire de la commune IV, Assane Sidibé. La visite aura donné l’occasion au ministre Sidibé d’informer et de sensibiliser les populations riveraines sur les risques liés à l’occupation illicite de sites destinés à d’autres fins et d’autres services, a-t-il expliqué. Sur le terrain, le ministre s’est par ailleurs enquis de réalités spécifiques, notamment le cas de cet héritier de Feu Soma Camara qui s’estime propriétaire de tous les abords de la colline de Taliko jusqu’à Sibiribougou et Sébénikoro.

Après la visite guidée sous la conduite du conseiller municipal chargé des affaires foncières de la commune IV – et non moins auteur de la découverte de vaste réseaux de fraudes sur les affaires domaniales et foncière -, M. Assane Sidibé, le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme a indiqué que «les constructions illicites sur la colline, à l’emprise du chemin de fer et de la haute tension de l’EDM sont non seulement risquer pour les populations qui y habitent, mais également sont nulles, sans effets et non opposables aux tiers».

Et le conseiller municipal Assane Sidibé de renchérir en prévenant que les constructions illicites au flanc des collines sont désastreuses et non autorisées. «80% de ces zones sont réservées pour le chemin de fer et les hautes tensions d’EDM SA », a-t-il également relevé en mentionnant que les spéculateurs ne détiennent ni documents fiables, ni autorisations de construire.

L’éradication du phénomène passe à ses yeux par l’application stricte de la loi et l’implication de tous les acteurs dont les différentes tutelles, la justice, les conseils communaux, entre autres.

En réponse à la sollicitation faite par le maire au nom du conseil communal, le Ministre de l’Urbanisme, après avoir ordonné la fermeture de la Carrière de Taliko sans délai, a promis des mesures répressives contre la spéculation foncière accrue, les faux usages de faux et les personnes qui délivrent des faux documents. « Nous allons prendre toutes les mesures idoines qui s’imposent pour faire respecter toutes les dispositions règlementaires en la matière afin que ces occupations anarchiques cessent dans un meilleur délai », a-t-il déclaré en martelant à son tour que les sites sont destinés à d’autres vocations. Les actions et actes d’occupation illicite sont en porte-à-faux avec l’urbanisation puisqu’ils mettent à mal les schémas d’aménagement de nos villes, a-t-il ajouté.

Dans le souci d’une cohérence dans les actions d’urbanisation moderne, il y a lieu de faire, selon le ministre, d’aller vers « une concertation pour écouter tous les acteurs impliqués et mettre un cadre global d’échanges et d’écoute ».

Amidou Keita

Source : aBamako

aBamako

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