Sans Tabou: concertations, quand l’opposition rate le coche

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Les concertations régionales, sur le projet de réorganisation territoriale, ont démarré ce mardi 13 novembre 2018 sur l’ensemble du territoire national. Toujours fidèle à sa ‘‘politique de la chaise vide’’, l’Opposition dite ‘‘républicaine et démocratique’’, regroupée au sein du FSD, a décidé de bouder les travaux des consultations populaires et démocratiques sur un sujet dont l’intérêt, pour l’avenir du Mali, n’est plus à démontrer.

Une attitude qui tranche avec ce qui devrait être le comportement d’une opposition qui se veut responsable et constructive. Selon le gouvernement, le processus qui a été lancé mardi dernier vise deux objectifs essentiels : rapprocher davantage l’Administration des populations ; redimensionner les grands espaces pour permettre à l’Etat de mieux encadrer les collectivités territoriales et de favoriser l’atteinte des objectifs de développement économique, social et culturel.

D’ailleurs, lors de la cérémonie officielle de lancement de travaux, le Chef du gouvernement n’a pas manqué de déplorer cette attitude, jugée antidémocratique de l’opposition. Dans les débats démocratiques, a souligné Soumeylou Boubeye MAÏGA, la politique de la chaise vide est toujours considérée comme un manque de confiance en soi-même. «Nous sommes dans un débat démocratique ; donc tous ceux qui sont assez sûrs de leurs propositions ou qui ont tout simplement des propositions à faire peuvent le faire. On n’a aucune raison de faire la politique de la chaise vide dans le débat démocratique sachant bien qu’on est porteur de projet pour le pays», a-t-il recadré.

Malgré le caractère inclusif de ces conférences régionales, l’opposition qui appelle depuis belle lurette au dialogue, accusant même le régime de ‘’mépris’’ pour (l’opposition), semble désormais inscrire son action dans le radicalisme.

Ce qui évident, c’est que le gouvernement, en lançant ces concertations, montre sa détermination à poursuivre le processus avec ou sans les acteurs de l’opposition. A ce rythme, les absents auront tort et l’opposition sera entièrement responsable de son isolement dans le débat politique.

Car, les concertions en cours ne sont que le début d’un processus qui va aboutir à l’adoption d’un projet de loi par le gouvernement qui sera envoyé à l’Assemble nationale au nom du peuple.

A ce niveau, ce serait peut-être déjà trop tard pour l’opposition qui aurait raté le train dès le départ.

De toute évidence, cette initiative du gouvernement semble être bien accueillie par les populations avec le démarrage des travaux sur l’ensemble du territoire, à l’exception de Gao.

Ainsi, malgré le boycott de l’opposition, les conférences régionale de Kayes-Nioro-Kita ; Koulikoro, Dioïla, Nara ; Sikasso-Bougouni-Koutiala ; Ségou-San ; Mopti-Douentza-Bandiagra ; Tombouctou-Taoudénit ; Gao ; Kidal ; Ménaka et le District de Bamako ont toutes démarré à la date prévue.

Une raison de plus pour l’opposition de revenir à de meilleurs sentiments au risque de s’opposer à la volonté du peuple.

Quoi qu’il arrive, l’histoire retiendra qu’une certaine opposition, non consciente de son impopularité auprès de ces citoyens, a refusé de s’associer à une initiative qui n’avait que pour seuls objectifs de permettre de construire durablement le pays.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : aBamako

aBamako

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