Le président IBK lors de la rentrée judiciaire 2018-2019 : « … Il ne peut y avoir de quiétude ou de réconciliation sans justice »

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La rentrée 2018-2019 des cours et tribunaux maliens se tenait hier, jeudi 22 novembre 2018. À cette occasion, le Locataire de Koulouba, M. Ibrahim Boubacar Kéita, dans son discours lors de la cérémonie officielle d’ouverture, a rassuré de tout son accompagnement à tous les magistrats du Mali. Il s’est réjoui de la pertinence du thème choisi à cette occasion : « La justice, facteur de croissance et de progrès ».

La rentrée judiciaire a eu lieu hier au Mali. Le thème choisi pour donner plus de visibilité à cette cérémonie a été « La justice, facteur de croissance et de progrès ». Quel n’a pas été l’enthousiasme du président de la République devant la pertinence de ce sujet qu’il trouve teinté des réalités que traverse le pays au jour le jour ! C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi, dans son intervention, il s’est énormément attelé à démontrer les liens qui existent entre le développement et la justice dans un pays qui traverse une période de grande crise.

« Pour accéder à la croissance et au progrès souhaités, il faut d’abord qu’il y ait la quiétude, la réconciliation des cœurs et des esprits. Or, il ne peut y avoir de quiétude ou de réconciliation sans justice », indique Son Excellence M. Ibrahim Boubacar Kéita, qui précise ensuite l’implication du Mali depuis des années dans la sphère des affaires judiciaires qui a vu le Mali parmi les membres de l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA).

Le président de la République n’a pas manqué de saluer tout particulièrement les tribunaux du commerce du Mali pour leur engagement constant. La préoccupation des juges qui constituent les acteurs-clés de la justice a été mentionnée par le chef de l’État qui trouve légitimes les revendications récentes des magistrats et rassure d’une issue heureuse et rapide à la hauteur des moyens. IBK indique que bientôt le secteur de la justice bénéficiera d’une loi de programmation prenant en compte toutes les préoccupations tant matérielles que sécuritaires des juges. Une loi qui pourrait être précédée par un plan d’urgence. Toutefois, le chef du Conseil Supérieur de la Magistrature a profité de cette tribune pour s’adresser solennellement aux grévistes : « J’en appelle à l’esprit patriotique de tous les syndicats de nous aider à les aider. Pensez aussi au pays en passant à vos revendications ! » Cette rentrée aurait été, selon nos sources, quand même boudée par les magistrats.
Fousseni TOGOLA

Source : aBamako

aBamako

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