La crise du football malien transportée au TAS : Et si le Mali se retire de toutes les activités du football pendant une année ?

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Avec la sentence du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) du 15 novembre 2018 sur une affaire déjà réglée par l’ancien Comité exécutif de la Fédération malienne de football dirigé par Boubacar Baba Diarra, nous sommes très loin de la fin de la crise du football malien. Il est temps que le gouvernement prenne une fois de plus ses responsabilités. Du coup, le Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maïga est fortement interpellé. Sinon, on tend vers la fin de notre sport-roi à cause des querelles personnelles.  

 C’est la principale question qui est aujourd’hui sur toutes les lèvres tellement que la crise du football a trop duré. Et selon ce qui pense en ce sens, il est temps, vraiment temps que le Gouvernement prenne ses responsabilités face à cette affaire, en invitant les différents acteurs à enterrer la hache de guerre pour mettre en avant l’intérêt du pays. «Pour moi, cette affaire devient de jour en jour très compliquée puisqu’elle se trouve devant des juridictions internationales comme le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Cette juridiction vient une fois de plus compliquer davantage cette crise puisqu’elle veut nous ramener jusqu’en 2015 sur une sentence qui avait été déjà appliquée par l’ancien Comité Exécutif de la Fédération malienne de football dirigé par Boubacar Baba Diarra. Et il y a des possibilités pour attaquer cette sentence du TAS. C’est pour vous dire que nous sommes partis pour plusieurs années. Entre temps, le Comité de normalisation reste. Pour moi, la seule solution aujourd’hui, c’est que le Mali doit se retirer de toutes les activités du football pendant au moins six mois à une année. Le Comité de normalisation sera donc dissout par la Fifa.  Au Cameroun, la crise a duré près de 10 ans.

C’est pour vous dire que le gouvernement malien doit mettre de l’ordre dans ce milieu du football. Le football n’est pas la seule discipline sportive au Mali. Entre temps, le ministre des Sports s’occupera bien d’autres disciplines comme le basket-ball. En ce moment-là, les dirigeants vont vraiment réfléchir et trouver un terrain d’entente pour sortir le football malien de l’ornière. Sinon trop, c’est trop. Tout le monde est fatigué» nous a confié un dirigeant sportif.

Il faut rappeler que le ministre des Sports, Me Jean Claude Sidibé, a pourtant tenté à plusieurs reprises de réconcilier les deux parties. Cela à travers la mise en place d’un bureau consensuel. Malheureusement, cette démarche n’a pas abouti, à cause de l’intransigeance de troubadours décidés à tout chambouler.

En tout cas, cette affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a été montée de toute pièce par la présidente du Comité de normalisation (Conor) Mme Daou Fatoumata Guindo dite Mimi. La raison est qu’elle ne veut pas quitter ce poste très «juteux». Cela avec la complicité de la Confédération africaine de football (Caf) et peut-être même de la Fifa. D’où sa présence au niveau de la Commission permanente du football féminin de la Caf. C’est du jamais vu ! C’est une première dans les annales de l’instance dirigeante du football africain qu’un président ou une présidente du Conor figure dans une des Commissions permanentes de la Caf. Puisque son poste est purement transitoire. Cela veut dire que Mimi n’est pas prête à partir.

Notons que cette Commission de football féminin est dirigée par Isha Johansen de la Sierra Leone avec comme vice-présidente Lydia Nsekera du Burundi.

 

Fédération malienne de football :

Un complot pour barrer la route à Mamoutou Touré dit Bavieux ! 

 Toutes les stratégies ont été mises en place par le Comité de normalisation dirigé par Mme Daou Fatoumata Guindo dite Mimi pour que Mamoutou Touré dit Bavieux ne soit pas le président de la Fédération malienne de football. Voilà pourquoi, on retourne encore devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui nous ramène à un collège de 2015. C’est un complot contre Bavieux qui ne dit pas son nom.  

 

La crise du football malien transportée au TAS : Et si le Mali se retire de toutes les activités du football pendant une année ?
Mamoutou Touré dit Bavieux

Le retard accusé pour la tenue d’une Assemblée générale élective de la Fédération malienne de football pour mettre en place un nouveau Comité Exécutif n’est autre que de faire « barrer » la route à Mamoutou Touré dit Bavieux. Jusqu’à preuve du contraire, le vice-président de l’As Réal demeure toujours le grand favori puisqu’il détient toujours la majorité pour être le futur le président de la Fédération malienne de football. Malheureusement, cette situation ne favorise pas les « frondeurs » ou encore les «mécontents» qui ont tenté à plusieurs reprises de prendre en otage notre sport-roi.

Sinon, le Comité de normalisation devrait terminer depuis très longtemps la feuille de route de la Fifa et mettre en place un nouveau Comité exécutif. Comme disait Mme Daou Fatoumata Guindo : « On ne peut pas organiser l’Assemblée générale élective parce que, pour le moment, il y a un candidat qui détient la majorité ». Et ce candidat n’est autre que Mamoutou Touré dit Bavieux. Pour lui faire perdre, on revient sur un collège électoral dépassé qui date du 10 janvier 2015. Ce qui veut dire que tout ce qu’il a été fait de cette date à aujourd’hui est nul. A commencer d’abord par la mise en place du Comité de normalisation par la Fifa en janvier 2018 pour gérer les affaires du football. Et même la participation du Stade Malien de Bamako et du Djoliba AC cette année en compétitions interclubs de la CAF n’a aucun sens.

Malheureusement, les «frondeurs» font toujours croire aux gens que c’est avec le collège de 2015 que le nouveau Comité exécutif sera élu. Ce qui est faux et archi-faux. Et si c’est le cas, c’est l’ex-président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra qui doit en principe convoquer cette Assemblée générale et non le Comité de normalisation. Si on applique la sentence du TAS, le mandat du Conor va obligatoirement prendre fin.

Autre question très importante, c’est le silence radio au niveau du Comité de normalisation. Même pas un seul mot. Pourtant, Mimi et son équipe avaient dit à qui voulait l’entendre qu’ils feront tout pour organiser l’élection avant le 31 décembre prochain. Pour ce faire, une Assemblée générale devrait se tenir depuis le 17 novembre dernier pour adopter les nouveaux textes qui régissent le football malien.

Aujourd’hui, le mandat du Comité de normalisation prend fin officiellement le 28 février 2019.

Selon nos sources générales bien informées, le vice-président du Conor, Me Mamadou Gaoussou Diarra, a quitté Bamako en début de semaine pour Zurich, au siège de la Fifa afin de prendre l’avis de l’instance dirigeante du football mondial quant à l’application de la sentence du TAS. Au risque de se contredire, sinon cette même Fifa avait validé l’Assemblée générale extraordinaire du 29 novembre 2016 à Sikasso qui a permis d’appliquer la Sentence du TAS du 4 octobre 2016. Cela à travers son émissaire, Veron Mosengo Omba (il est directeur du Bureau des associations et de développement à la Fifa) présent à la rencontre.

« J’ai été bien très surpris de l’esprit de l’unité qui a transpiré de cette Assemblée générale du fait que tous les délégués sont allés dans le sens de réduire les différentes sanctions qui avaient été prises à l’encontre de certains dirigeants. J’ai été vraiment frappé parce qu’ils veulent l’apaisement. Cela montre que quand deux personnes se mettent au tour d’une table, on peut trouver une solution. C’est ce qui m’a vraiment marqué. Pour nous, le Comité exécutif de la Fédération malienne de football a respecté à ce jour la sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS). Maintenant, on ne peut pas présumer la démarche de l’autre partie avec laquelle j’aurais aimé bien discuter à cette Assemblée générale extraordinaire. A mon avis, le football malien est bien conduit aujourd’hui sous l’égide du Président Boubacar Baba Diarra. C’est pour vous dire que ce football est sur une bonne voie puisque le Mali est sur plusieurs fronts à partir de 2017 » disait Veron Mosengo Omba de la Fifa.

Et c’est le même Veron qui a présidé l’ouverture des travaux de l’Assemblée générale élective du 8 octobre 2017 au Gouvernorat, qui a vu l’élection de Mamoutou Touré dit Bavieux à la tête de la Fémafoot. Ce jour-là, il a livré un discours responsable. Selon lui, cette Assemblée générale élective a été convoquée dans les règles de l’art.

Le hic est quelque mois après, c’est le même Véron est revenu installer le Comité de normalisation au Mali. Une manière de dire que cette même Fifa n’est plus crédible.    

 Maitre Youssouf Diallo : le pion des frondeurs auprès du CONOR

Maitre Youssouf Diallo fait partie des membres du Comité de normalisation (Conor) de la Fédération malienne de football mis en place par la Fifa et la Caf pour gérer les affaires du football malien. En quelques mois seulement, cet avocat a montré son vrai visage. Du coup, il est devenu le bras droit de la présidente Daou Fatoumata Guindo dite « Mimi ». Et c’est avec cette dame qu’il manigance tous les sales coups pour faire plaisir aux frondeurs, notamment le camp de Sahala Baby.

Aujourd’hui, la position de Youssouf Diallo n’est pas très claire. Il lui est reproché d’être très proche du Djoliba AC. Du coup, il est qualifié dans le milieu sportif d’être plus frondeur que les frondeurs eux-mêmes. Et tout le mal aujourd’hui, c’est lui. Il est réputé être l’un des défenseurs N°1 du clan de Sahala Baby. La preuve, Maitre Youssouf Diallo a pris part à Lausanne, en Suisse, au procès opposant Yéli Sissoko et consorts contre la Fédération malienne de football, alors qu’il ne connait rien de ce dossier.

Le pire encore, c’est qu’il était toujours présent en tant que délégué fédéral à tous les déplacements du Djoliba AC dans les compétitions interclubs de la Caf notamment contre Enymba du Nigéria, Williams Ville de la Côte d’Ivoire ou encore Cara du Congo. Voilà pourquoi, les dirigeants du Djoliba AC ont envoyé une lettre au Comité de normalisation en félicitant Youssouf Diallo, en lui demandant qu’il soit leur délégué fédéral. Toute chose qui prouve que ce Monsieur n’est autre que le Pion des frondeurs auprès du Comité.

Face à cette situation, Maitre Youssouf Diallo doit tout simplement être limogé du Comité de normalisation, compte tenu de son impartialité.

Me Mamadou Moustaphe Sow soupçonné d’être en complicité avec le Conor

La position de Me Mamadou Moustaphe Sow pose aujourd’hui beaucoup de doute. Ce célèbre avocat très respectueux semble basculer du côté du Comité de normalisation de Mme Daou Fatoumata Guindo. Alors qu’il avait été sollicité par l’ancien président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra pour défendre le dossier opposant Yéli Sissoko et consorts contre la Fémafoot.

Quand ce même dossier a été relancé, Mimi lui a fait appel pour défendre la Fédération. Cela compte tenu de ses relations avec Me Sow. Voilà comment il était présent à Lausanne lors du procès. Ce jour-là, nous avons vite compris que Me Sow est de mèche avec Mme Daou. Selon beaucoup d’observateurs, il a tout simplement fait de la figuration, puisque le plus important, pour lui, c’est d’empocher les sous pour sa prestation. Sinon comprendre que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) puisse prononcer un tel verdict en sa présence et avec les qualités d’avocat qu’on lui reconnaît ?

En tout cas, les masques vont bientôt tomber sur les relations entre le Comité de normalisation de Mimi et Maitre Mamadou Moustaphe Sow dans ce dossier.

Me Mamadou M. Sow soupçonné d’être en complicité avec le Conor

 La position de Me Mamadou Moustaphe Sow pose aujourd’hui beaucoup de doute. Ce célèbre avocat très respectueux semble basculer du côté du Comité de normalisation de Mme Daou Fatoumata Guindo. Alors qu’il avait été sollicité par l’ancien président de la Fédération malienne de football, Boubacar Baba Diarra pour défendre le dossier opposant Yéli Sissoko et consorts contre la Fémafoot.

Quand ce même dossier a été relancé, Mimi lui a fait appel pour défendre la Fédération. Cela compte tenu de ses relations avec Me Sow. Voilà comment il était présent à Lausanne lors du procès. Ce jour-là, nous avons vite compris que Me Sow est de mèche avec Mme Daou. Selon beaucoup d’observateurs, il a tout simplement fait de la figuration, puisque le plus important, pour lui, c’est d’empocher les sous pour sa prestation. Sinon comprendre que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) puisse prononcer un tel verdict en sa présence et avec les qualités d’avocat qu’on lui reconnaît ?

En tout cas, les masques vont bientôt tomber sur les relations entre le Comité de normalisation de Mimi et Maitre Mamadou Moustaphe Sow dans ce dossier.

                    El Hadj A.B. HAÏDARA

 

Me Bassalifou Sylla convoqué par le Bâtonnier !

Le Vice-président du Djoliba AC, Me Bassalifou Sylla, devait se présenter hier jeudi devant le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Alassane Sangaré, pour répondre à une plainte du ministre des Sports, Me Jean Claude Sidibé, qui a été accusé de tous les mots par Me Bassalifou Sylla lors d’une émission sportive dans une radio de la place. Comme cette affaire concerne deux avocats, c’est pourquoi le dossier s’est retrouvé sur la table du Bâtonnier.

En plus du ministre des Sports, le vice-président du Djoliba AC a également taclé l’ex-président du Stade Malien de Bamako, Boukary Sidibé dit Kolon, pour avoir pris des billets pour l’équipe de Sotuba pour la Bangui en Centrafrique et celle de Hèrèmakono pour Dakar, au Sénégal. Cela, dans le cadre des compétitions interclubs de la Caf (Ligue des Champions et Coupe CAF).

Joint par nos soins, le ministre des Sports a été très clair : « Je n’ai jamais détourné un franc du département depuis que je suis nommé. Au contraire, c’est moi qui mets le plus souvent mon argent. Pour la petite histoire, c’est Kolon qui a pris les billets pour le Stade Malien et le Djoliba. Et pour le Djoliba, il a payé de sa poche, le mercredi à l’Agence Tam Voyages. Je ne sais pas pourquoi les gens sont trop méchants».

 


Source : Maliweb

Maliweb

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