Arrestation de Mahamadou KEBE de Konsinka: Soumaïla Cissé reconnait enfin avoir joué un rôle

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Décidément, les rumeurs qui culpabilisaient le chef de file de l’opposition d’être à l’origine de l’arrestation du jeune migrant Mahamadou KEBE vivant aux États-Unis, se confirment devant e tribunal de l’histoire. Venu en vacance au Mali, Mahamadou KEBE, ce jeune influent de l’association des jeunes de Konsinka, a été placé en garde à vue, pendant quelques jours, à la BJI, pour une affaire de lettres de démission des conseillers communaux de la ladite localité, avant d’être libéré.

Dans une vidéo qui nous est parvenue, à l’issue d’une visite que le président de l’URD a effectuée à Libreville, M. Soumaïla CISSE reconnait enfin qu’il a bel et bien fait arrêter le jeune KEBE pour le mettre en prison.

« Pour l’affaire de Konsinka, nous avons appris que le jeune KEBE faisant des menaces de mort à l’endroit du maire Tamassa KEBE et des militants de l’URD. Quand il est venu à Bamako, il a récidivé ces mêmes menaces. Nous l’avons cherché et nous l’avons fait emprisonner à la Brigade d’investigations judiciaires (BJI). Actuellement, c’est lui qui a des problèmes », se moqué Soumaïla Cissé sous des applaudissements nourris lors de sa rencontre avec une colonie malienne au Gabon !

Cette arrestation, du reste mal accueillie par la population, a réveillé le démon de la colère chez les ressortissants de la commune rurale de Konsinka et l’association Dagakané à Bamako.

Avant cette vidéo sur les réseaux sociaux ni le chef de file de l’opposition ni son complice élu de Yélemané, Mamadou Hawa GASSAMA, ne s’étaient prononcés sur cette affaire, qui a fait un grand tollé en son temps.

Pourtant, les ressortissants de la commune rurale de Konsinka avaient tout de suite accusé Mahamadou Hawa GASSAMA et le patron de son parti d’avoir manigancé cette arrestation. Selon M. Aboubacar KEBE, porte-parole de l’association des jeunes de la commune rurale de Konsika, leur camarade a été interpelé pour une histoire de lettre de démission des conseillers du très contesté maire Tamassa KEBE.

« On l’accuse d’avoir proféré des menaces de mort à l’endroit du maire Tamassa et sa bande. Il a été interpelé et placé en garde à vue sans même lui dire pourquoi il était arrêté », a-t-il expliqué. Selon les explications de son avocat, Me Wally DIAWARA, la plainte vient des premiers démissionnaires du conseil communal qui ont été menacés. Une accusation démentie par l’intéressé avec des preuves à l’appui.

« Ces lettres ont été écrites en absence de l’accusé qui réside aux USA. Ces lettres ont été produites en mai 2018, pendant que Mahamadou KEBE n’est revenu au Mali que le 19 août 2018. Comme les lettres sont signées par des empreintes des signataires, c’est simple qu’ils fassent leur investigation pour découvrir les vrais signataires, puisque c’est la police d’investigation », avait-il suggéré.

Rappelons que l’affaire sera jugée par le tribunal de la première instance de la commune III du district, ce 18 décembre. À cet effet, l’association ‘’Yélemané Dagakané’’.

M. Bakary DIOMBO, porte-parole de l’association Yélimané Dagakané, a quant à lui exprimé son ras-le-bol et celui de toute une population qui se sent abandonné à son triste sort entre les mains de leurs adversaires qui font régner la loi de la jungle, dans la localité.

« Nous sommes fatigués de cette situation. Mahamadou Hawa GASSAMA et sa bande terrorisent la pollution aux vues et aux sus des autorités maliennes. Ce sont eux qui ont orchestré cette arrestation ! Nous pouvons mettre fin à cette situation, mais on a décidé de laisser la justice s’en occuper. Trop c’est trop », a-t-il menacé, avant d’assurer qu’ils sont prêts à tout pour ce combat.

Rappelons que depuis les affrontements sanglants dans la commune rurale de Konsika, il y a eu de multiples démissions dans les rangs de l’entourage du maire Tamassa KEBE. En effet, les élus communaux, Samba DIA, Diango SANGARE et Amadou ont jeté l’éponge, peu après les démissions de trois autres conseillers, à savoir les sieurs Ladji SIBY, Mahamadou KEBE et Mme Cissé DRAME qui avaient déjà rendu le tablier au lendemain du drame qui avait causé un mort et des blessés. Ces démissions s’expliquaient par l’inactivité du conseil municipal, à cause de la pression des jeunes qui veulent plus de ses services. Une bonne partie de la population de la commune rurale de Konsinga réclame de nouvelles élections pour remplacer le conseil municipal contesté ou la mise en place d’une autorité intérimaire consensuelle.

« Nous n’allons pas quitter la mairie, tant que Tamassa est là. Même si cela durera des siècles », insiste le porte-parole de l’association Dagakané.

PAR CHRISTELLE KONE

Source : aBamako

aBamako

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