Perspective de la réforme constitutionnelle : Et si la majorité s’étiolait avant cette échéance

Une opposition divisée mais vent debout fera tout pour qu’IBK ne réussisse pas la révision constitutionnelle projetée en mars prochain. Une équation quasiment impossible à résoudre pour le président et son Premier ministre surtout si leurs alliés politiques sont à couteaux tirés pour les lendemains de positionnements

maliweb.net Lors d’une récente sortie sur la télévision Africâble, l’ex-ministre Tiéman Hubert Coulibaly a pu difficilement dissimuler le climat de froid entre lui et le chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga, qui, selon certaines indiscrétions, a été à l’origine de son départ du gouvernement. Et le président de l’UDD n’a pas hésité un seul instant à martelé la nécessité d’un tournant générationnel au sein du leadership politique national. Autrement dit, Tiéman Hubert Coulibaly prépare une sorte de mise à la touche des vieux dinosaure de la classe politique comme justement le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga avec lequel il entretenait de très bons rapports.

Sans le dire expressément, pour le leader du parti de la colombe blanche, l’après-IBKdevra se jouer entre les acteurs de la génération montante, dont lui et des chefs de partis comme Moussa Mara, Housseini Amion Guindo, Aliou Boubacar Diallo, Cheick Modibo Diarra, etc. Bref au sein de la génération des moins de soixante ans.

Cette analyse de la donne politique n’est pas passé inaperçue au sein de la majorité présidentielle Ensemble pour le Mali (EPM). Et, en particulier, les cercles proches du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, leader du parti ASMA ont vu d’un très mauvais œil cette audace…

En outre, au sein du RPM, le Premier ministre a des soucis à se faire par rapport à la méfiance vis-à-vis de sa stratégie politique et ses ambitions perceptibles. Et le président du parti présidentiel, Dr Bokary Tréta sait que Boubèyeest un dur à cuir sur le chemin des aspirations naturelles du parti vert et or.

Or, dans le cadre des préparatifs de la réforme constitutionnelle prévue pour mars 2019, la majorité a plus que jamais besoin d’unir ses forces. Ce qui une gageure dans le contexte actuel où et la prorogation du mandat des députés et le projet de découpage territorial font aiguiser les dents.

C’est pour préparer les consciences par rapport à cette échéance référendaire que le président du RPM annonçait le week-end dernier que « le RPM va porter cette bataille et la gagner ». Et en qualifiant ce projet de réforme de « bataille », Dr Bokary Tréta ne croit pas si bien dire surtout qu’en 2017, une coalition spontanée d’opposants et d’associations s’était constituée pour contraindre IBK à faire marche arrière. Ce qui n’avait pas été possible hier avec « Anté a banna » (front du refus de la révision constitutionnelle), le sera-t-il aujourd’hui au moment où les alliés du président se voient déjà en chiens de faïence » ? Rien n’est moins sûr.

Il urge que le pouvoir lance un dialogue politique inclusif et constructif pour rabattre les cartes en sa faveur parvenir à une décrispation pour donner plus de chances aux réformes envisagées. Sans cela, le Mali court le risque d’amorcer la marche sur une pente escarpée. Comme celle qui va au palais de Koulouba !

Boubou SIDIBE / maliweb.net

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Source : Maliweb

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