Intox et désintox: le Barbu et ses fariboles

En plein délire dictatorial, le Barbu national valse sur des mensonges horrifiques, s’ingéniant dans une laborieuse session de rattrapage sur la loi de prorogation du mandat des députés. Assurément une barbe, même bien fournie, n’est pas synonyme de sagesse…

Face à l’INTOX de destruction massive, nous vous proposons la DESINTOX de construction massive.

Lisez les croustillante PEPITES de la semaine.

Les fariboles

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Selon le confrère ‘’Le Démocrate’’, le Barbu national, au cours d’une conférence de presse dans les locaux de la Radio Kayria, a annoncé tambour battant : « pour le SADI, le mandat des députés prend fin le 31 décembre 2018 ».

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Heureusement que SADI ne pèse, en tout et pour tout, que 2,33% de l’électorat malien, avec un éternel candidat de président qui, en plus de reculer dans le classement, se fait coiffer au poteau par un nouveau venu. Au pire, SADI ne pourra que servir aux Maliens le spectacle de 2013, avec l’avantage qu’il était alors copain-copain avec les putschistes qui ne raclaient pas le fond du terroir, lui permettant de renoncer sans coup férir à ses primes et indemnités à l’Assemblée nationale. En 2018, il est loin d’être Crésus, mais toujours aussi téméraire ; enfin, le croit-on.

Dans le meilleur de cas, il s’alignera sur une loi qui a été votée par 137 députés, avec 0 voix contre. Mais, cela doit être au-dessus des forces d’un hystérique, à l’esprit biscornu.

Dans un cas comme dans l’autre, ce qui est fait est fait. Ce ne sont pas les humeurs de SADI qui y changeront quelque chose. D’autant que s’il y a un qualificatif qui convient le mieux à ce Parti, c’est ‘’inconstant’’. Les Maliens ne sont pas des oies sauvages devant qui il vient seriner ses inepties et ses fariboles.

Le mythomane

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‘’D’ailleurs à l’en croire, le Parti a écrit pour réfuter cette loi au moment où la Commission Loi a invité les différents Partis pour venir s’exprimer devant elle sur la prorogation du mandat des députés’’.

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Attention ! La mythomanie est à la porte. En aucun moment, le Barbu national n’a écrit quoi que ce soit à qui que ce soit. En aucun moment, la Commission des Lois Constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’Homme et des Institutions de la République, n’a fait état d’une quelconque saisine de la part de SADI. Alors, d’où sort-il son histoire d’écrit fantôme ? Il est temps que le Barbu national commence à prendre les Maliens au sérieux, en ayant de moins en moins recours à son imagination fertile.

Le larbin

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« De la manière que le Parti a dit en 2012 qu’il ne saurait être question de violer la Constitution, nous allons procéder de la même manière ».

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Quand bien même, au milieu de son paysage sombre, il y a rarement eu un point lumineux qui permette de garder espoir, 2012 restera incontestablement l’une des pages les plus sombres de l’histoire tumultueuse du Parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’Indépendance. Un épisode où le Parti a touché le fond de la bassesse en idolâtrant des ‘’soudards’’ putschistes, déclenchant chez tous les démocrates une forte envie de dégurgiter. Un putschiste, il n’y a pas pire violateur de la Constitution écrite en lettres de sang des martyrs de 1991, mais aussi de tous ceux qui les ont précédés dont on parle peu ou pas.

2012, c’est l’année où pendant que le Barbu national batifolait avec ses amis putschistes (‘’tout coup d’État, tout putsch est un crime imprescriptible contre le peuple malien’’ (article 121, alinéa 3 de la Constitution)), les démocrates, réunis au sein du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR), se mobilisaient pour la restauration de l’ordre constitutionnel et le retour des militaires dans les casernes (cf. Manifeste du 24 mars 2012).

La tristement célèbre année 2012 est celle qui a vu un acteur du Mouvement démocratique, en tant que secrétaire général de l’AEEM, se prostituer et se transformer en vulgaire larbin d’aventuriers dont le seul mérite a été de livrer aux assaillants les trois régions du Nord et de faire la bombance à Bamako et Kati. Comble de servilité, le suppôt de la Junte, en tête du cortège des thuriféraires, était de ceux qui ont préparé le rituel d’intronisation de l’un des putschistes les plus blasés de l’histoire. Parce que lui espérait atteindre les sommets politiques en ayant dans son escarcelle un Poste de Premier ministre. Mais, c’était un marché de dupes. Tout ce qu’il a récolté au finish, c’est l’image hideuse d’un démocrate fourvoyé par l’opportuniste et l’égocentrisme.

Les arguties de mauvaise foi d’un menteur compulsif, ont très peu de chance d’enchanter, même les oreilles non averties, en 2018. Les incartades du Barbu national remettront en cause, à jamais, sa crédibilité. Un jongleur avec la Constitution n’a aucune leçon à donner à qui que ce soit. Confucius disait : ‘’le sage a honte de ses défauts, mais n’a pas honte de s’en corriger’’. Manifestement, ce Barbu n’a même pas honte de ses défauts, a fortiori éprouvé le besoin de les corriger. Quel drame personnel !

Le carambouilleur

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«Cette année également ayant voté contre la prorogation du mandat des députés ».

DESINTOX

La Loi organique, portant prorogation du mandat des députés pour 6 mois, a été votée le 23 novembre 2018 par 138 voix pour, 0 contre et 5 abstentions, dont le Barbu national lui-même, Mody N’DIAYE qui a voté la Loi de prorogation en 2012, et Soumi champion. Aucun député n’a pris son courage à deux mains pour voter contre cette Loi organique, qui donne pourtant lieu à toutes sortes de conjectures en dehors de l’Assemblée nationale. En voici des propos délibérément fallacieux. En aucun moment, le Barbu national n’a voté contre cette Loi de prorogation. Les manières hilarantes avec lesquelles, il s’échine à se refaire la cerise battent tous les records de comédie politique. Le comique de l’affaire, c’est l’air sérieux et solennel, surtout quand il fixe son auditoire avec des yeux rougis on ne sait par quelle substance, ce député vendange son honorabilité hérité de sa fonction. Le Dalaï-Lama disait : ‘’si tu veux connaître quelqu’un, n’écoutes pas ce qu’il dit, mais regardes ce qu’il fait’’.

En cherchant certainement à masquer une carambouille, les deux compères, le Barbu national et Soumi champion, se fendent d’un communiqué conjoint FSD-CoFoP, le 4 décembre 2018 : ‘’tout en rendant hommage aux députés qui, pendant les cinq années écoulées, se sont opposés aux politiques néfastes du régime par des motions de censure, des interpellations, des votes contre les lois des finances, la CoFoP et le FSD se démarquent clairement et nettement de l’adoption de la loi organique portant prorogation du mandat des députés, car elle viole la constitution du 25 février 1992.

Les deux regroupements réaffirment leur profond attachement à la Constitution de la République’’.

Mais c’était tellement facile de voter contre cette Loi organique, d’autant plus qu’ils ont de leur côté une autre loi qui stipule : ‘’tout mandat impératif est nul’’.

Ce communiqué, en réalité, ne fait qu’en rajouter à la confusion, mais surtout à la couardise de deux responsables qui, au lieu de s’assumer devant l’opinion, s’emploient plutôt à faire le ménage, après une telle forfaiture. Parce que quand on n’est pas d’accord, qu’on considère qu’il y a violation de la Constitution, on dit ‘’NON !’’. Point barre. Quand on est favorable, on vote OUI. Tout autre exercice relèverait d’un funambulisme méprisable.

La mascarade

INTOX

«(…) nous allons convoquer notre congrès qui va tracer la démarche à suivre ».

DESINTOX

Eh oui ! Un idéologue redoutable qui conduit vers l’irréparable. Pour un chef de Parti, pris d’un délire dictatorial, l’on ne se trompe pas quand on affirme qu’il se livre à de la mascarade. La démocratie à l’interne se mesure à l’aune des humeurs du Barbu national qui a patrimonialisé le Parti. Tout part de lui, tout retourne à lui. À lui honneur, gloire et majesté. Toute contestation sera punie avec la dernière rigueur. Le congrès de SADI, comme dans la plupart des Partis politiques au Mali, ne sert qu’à conférer la légitimité au chef et à ses desiderata. Le congrès ne tracera aucune démarche à suivre ; au contraire, il ne fera que valider la décision prise par le Barbu national qui sera d’ailleurs anachronique. En voilà une autre arnaque intellectuelle du Barbu national visant à faire croire que son Parti est le creuset de la démocratie. Tous ceux qui ne soufflent pas dans la même trompette que lui ont dû plier bagage pour faire valoir ailleurs leurs talents politiques.

Source : aBamako

aBamako

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