Oumar Mariko face à la presse : « Le découpage administratif est un démantèlement progressif de la nation malienne… », Dixit Oumar Mariko

Après leur NON, à la prorogation du mandat des députés à l’Assemblée Nationale, l’Honorable Oumar Mariko et son parti SADI ont tenu à rencontrer la presse le 05 décembre 2018, dans la salle de conférence de la radio Kayira, à Djélibougou, pour faire un tour d’horizon sur les questions brulantes de l’actualité malienne : prorogation du mandat des députés, découpage administratif, dialogue politique, COFOP, droits et libertés fondamentaux, plainte contre le journaliste Yalcouyé à la cour Constitutionnelle… Oumar Mariko a passé au crible tous ces sujets.

 C’est un Oumar Mariko, droit dans ses bottes, toujours égal à lui-même, sobre et constant dans sa marche politique, qui a fait face à la presse le 05 décembre 2018, au sein de sa Radio Kayira pour donner sa position ainsi que celle de son parti SADI sur les questions à la une.

La prorogation du mandat des députés

« Non, le parti SADI n’a pas voté pour la prorogation du mandat des députés »

Pour lever le doute qui planait dans l’opinion nationale concernant la prorogation du mandat des députés, l’Honorable Oumar Mariko a tranché net : « Le député ne signifie pas grand-chose dans le champ d’un parti politique et c’est pour cette raison que, lorsque la commission lois de l’Assemblée Nationale a invité les différents partis politiques à venir s’exprimer devant elle, sur la question de prorogation de mandat, le parti SADI a envoyé simplement une déclaration et cela pour coller à une demande de la COFOP (Coalition des forces patriotiques) pour laquelle, nous sommes fondateurs, le parti SADI pour refuser cette loi-là. Evidemment, il sied à son député d’aller dans ce sens. Ce qui ne saurait être quelque chose à confondre avec le oui, à la prorogation des mandats des députés.

Alors donc, que cela soit dit clair, le parti SADI a voté contre la prorogation du mandat des députés à Assemblée Nationale. Pour le parti SADI, le 31 décembre, le mandat des députés prend fin ».

Il ajoute : « A SADI, nous ne sommes pas un parti au hasard, nous ne sommes pas un groupement d’intérêts économiques, nous ne sommes pas une association pour la promotion des individus. Nous sommes une conscience en mouvement qui veut mobiliser le peuple, le mettre au combat pour assumer son destin. Voilà le parti SADI

Donc, ayant voté contre la prorogation des mandats des députés, nous allons convoquer notre congrès, et le congrès va déterminer la marche à suivre par rapport au émolument des députés. Nous lançons un appel aux bonnes volontés pour nous aider à la tenue de ce congrès ».

 Le découpage administratif

« Le découpage administratif est un démantèlement progressif de la nation malienne… »

Concernant le projet de découpage administratif en cours, l’Honorable Oumar Mariko n’est pas passé par quatre (4) chemins pour donner la position de son parti SADI.

L’Honorable Mariko : « La problématique du découpage administratif qui est en cours aujourd’hui possède de démentiellement du pays, parce que tant que la situation sécuritaire n’est pas réglée, la situation de l’armée n’est pas réglée, s’hasarder dans un découpage administratif, c’est simplement travailler à la disparition de la nation malienne. C’est pourquoi, nous sommes fondamentalement opposés à cela ».

Le découpage administratif est un démantèlement progressif de la nation malienne

« Nous avons besoin d’un Etat central, fort, qui puisse déconcentrer ces pouvoirs, être au service de la nation, faire en sorte que les peuples aient accès à l’eau, à l’éducation, à la santé, à la nourriture, au travail… »

 Le dialogue politique

« Ce que le pouvoir d’IBK veut, c’est de l’accompagner dans sa politique de traitrise nationale pour arriver à construire une nation des mandants financiers qui se casse ».

« Nous disons encore que le pays a besoin d’un débat politique. C’est ce que nous avons dit au Premier Ministre que les gens qualifient de fait. Nous lui avons dit : il faut un dialogue politique. Et les conclusions tirées de ce dialogue politique doivent s’imposer à tout le monde y compris le pouvoir en place.

Ce que le pouvoir d’IBK veut, c’est de l’accompagner dans sa politique de traitrise nationale pour arriver à construire une nation des mandants financiers qui se casse. Nous avons dit non, nous ne sommes pas en dialogue et ce qui se passe aujourd’hui, n’est pas un dialogue.

Aujourd’hui, le débat politique ne saurait être comme hier, il a été. Ces histoires de Bwa ka ta bla,  Bwa ka ta. Ça ne sera pas aussi cette histoire de 100millions donner à x ou de 100millions donner à y. NON ! Sortons de ce débat.

Ce qui nous intéresse, c’est que le peuple malien prenne conscience, qu’il est dirigé par des hommes et des femmes qui sont responsables de sa misère au quotidien. Ce qui est important à transmettre, c’est que le peuple malien est le seul référentiel, capable de changer la donne comme il a fait dans les années passées. Ce qui est essentiel, c’est que le peuple malien prenne conscience, qu’il doit se mettre debout comme un seul homme pour exiger que son histoire soit récupérée par lui pour assurer un avenir meilleur à ses enfants ».

 COFOP

Nous avons aussi initié cette conférence, pour dire à la presse que la COFOP (Coalition des Forces Patriotiques) dont nous sommes membres fondateurs et initiateurs, est ouverte aussi aux associations et mouvements de la société civile. C’est pourquoi, nous attendons les associations et mouvements tels que N’KO, Yiri ba koro ainsi que les autres ».

 Hommage aux journalistes en danger

« retrait de la plainte de Manassa Danioko contre le journaliste Yalcouyé … », a dit Mariko

 Cette conférence de presse a été faite pour rendre hommage à Tidiane Tangara de la presse, qui a décédé à la tâche ; pour avoir une pensée pieuse pour Brouama Touré, pour lequel, nous avons  personnellement adressé une question orale au Ministre de la justice et au Ministre de la sécurité qui n’a pas encore été répondue. C’est dans cette droite ligne-là que nous interpelons la presse à travailler d’avantage, à éclairer  les citoyens à redoubler d’ardeur. Parce que le problème tel qu’il est posé ne se pose pas contre un parti seul, mais c’est une question nationale.

Demander aussi humblement à Mme Manassa Danioko de retirer sa plainte contre le journaliste Yakwé, pour ce qu’il a eu a posé comme acte contre moi et qu’elle a eu le courage de reconnaitre, qu’elle nous a condamné en 86 pour faire plaisir à Diango Cissoko et à Moussa Traoré. Au nom de cela, je lui demande humblement de retirer cette plainte-là de la cour constitutionnelle. Cela ne ressemble à rien. Yakwé ne va jamais dire ses sources. Elle ne sera jamais blanchie ; elle ne sera blanchie que lorsqu’elle sortira des décisions conformes à l’aspiration de notre peuple et qui va être respectueuse du droit. Ce n’est pas un procès qu’elle organise qui va être un salut pour elle.

Je félicite la presse de s’être mobilisée pour cette cause-là. Je me suis battu pour la dépénalisation des délits de la presse. Même-ci j’ai été très souvent écorché par la presse, vilipendé par une partie de la presse. Mais, il y en a qui ont reconnu le mérite. Je leur tire mon chapeau ».

Pépin Narcisse LOTI

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Source : Maliweb

Maliweb

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