Mali: le Gatia réagit après la sanction onusienne visant l’un de ses cadres

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté ses premières sanctions contre trois responsables maliens contrevenant à l'accord de paix de 2015. Ils sont interdits de voyage.
Pour Habala Ag Amzata, le secrétaire général adjoint du Gatia, les trois personnalités sanctionnées par l'ONU ne seraient, en fin de compte, que des boucs-émissaires. Le trafic de drogue ? Ahmoudou Ag Asriw n'est pas un cas isolé et le rapport de l'ONU est « aberrant » : « Il n’est pas le seul dans le cas donc c'est aberrant. Il y a plusieurs personnalités, il y a beaucoup de monde. Donc ces rapports sont dirigés catégoriquement. »

Les trois Maliens frappés par les sanctions sont Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, secrétaire général de la Coalition du peuple pour l'Azawad (CPA), Ahmoudou Ag Asriw, un cadre du Groupe d'autodéfense touareg imghad et alliés (Gatia) et Mahamadou Ag Rhissa, un homme d'affaires appartenant au Haut Conseil pour l'unicité de l'Azawad (Hcua). D'autres sanctions, plus coercitives, pourraient être prises, a prévenu l'ONU.

Dans un récent rapport, l'organisation International Crisis Group (ICG) écrit noir sur blanc que « dans un contexte d’affaiblissement de l’Etat central et de montée des insurrections armées, y compris jihadistes, les trafics de drogue sont devenus à la fois un enjeu central et une ressource essentielle des luttes qui redéfinissent les rapports de force politiques dans le nord du pays ». En clair, le trafic de drogue, notamment, finance la guerre.

Source : aBamako

aBamako

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