Projet de réforme des sociétés de gardiennage et de surveillance : Où est le Général réformiste ?

Certains ministres du gouvernement SBM sont certainement déjà essoufflés ou en panne d’idées. Le Général Salif Traoré fait-il partie de ces ministres qui n’ont plus rien à proposer aux Maliens ? En tout cas, son absence de plus en plus constatée sur le terrain ces derniers temps et son long silence sur certaines questions, comme celle de la reforme sociétés de gardiennage et de surveillance le prouve. Une réforme qu’il avait pourtant évoquée en grande pompe, il y a quelques mois.

Dans le but d’améliorer la qualité des prestations des entreprises privées de gardiennage et de surveillance et de renforcer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Général Salif Traoré a fait adopter au Conseil des ministres du 20 septembre 2017, un projet de décret portant modification du Décret n°96-064/P-RM du 29 février 1996 portant réglementation des activités des entreprises privées de surveillance et de gardiennage, de transport de fonds et de protection de personnes.

Ce projet de décret adopté par le gouvernement vise à corriger les insuffisances constatées et comporte plusieurs innovations. Il vise, notamment: la professionnalisation de l’activité de gardiennage et surveillance à travers l’exigence d’une aptitude professionnelle correspondant à l’exercice de l’activité souhaitée. Il fait obligation aux promoteurs d’assurer la formation de leurs agents dans les centres de formation de l’Etat ou dans les centres de formation agréés. Aussi, l’obligation est faite aux promoteurs de prouver leurs capacités financières à faire fonctionner convenablement l’entreprise, de disposer d’un siège permanent ainsi que de moyens radios et de véhicules nécessaires à son bon fonctionnement.

Selon le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, l’objectif des innovations introduites par ce décret visent à améliorer la qualité des prestations de ces entreprises privées et à renforcer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.

L’article 3 de l’arrêté interministériel pris dans le cadre de l’application de la nouvelle loi, dispose que les entreprises de gardiennage et de surveillance qui siègent à Bamako sont désormais obligées de déposer une caution de 50 millions FCFA. Celles ayant leur siège à l’intérieur sont tenues de payer une caution de 30 millions FCFA. Le même arrêté précise que les entreprises créées antérieurement ainsi que celles nouvellement créées, devaient se conformer à la nouvelle loi et cela, avant le 15 septembre 2018.

Malgré le désaccord des promoteurs des sociétés de gardiennage et surveillance avec l’adoption de la nouvelle loi, le Général Salif Traoré menaçait d’appliquer la nouvelle contre vents et marées. Quatre mois après l’expiration du délai, le Général ne veut plus entendre parler, ni évoquer la question de ce projet de réforme.

Où est donc le Général réformiste ? Que s’est-il passé ces derniers temps par rapport à ce projet. A-t-il reculé face à la pression et aux menaces des promoteurs des sociétés de gardiennage ou encore s’agissait-il un projet qui entre dans son programme de tapage médiatique ? Il s’agit là des questions qui demeurent. Mais ce qui est sûr, ce silence du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile par rapport à ce projet, donne raison à ceux qui pensent qu’il est un accros des tapages médiatiques.

Sidiki Traoré

Source : Le Serment du Mali

Source : aBamako

aBamako

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