Syndicats : L’UNTM pose des conditions à sa participation à la Conférence sociale

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a organisé une conférence de presse pour informer ses militants à l’issue d’une négociation de 45 jours avec le gouvernement. C’était ce mercredi 26 décembre 2018 à la Bourse du Travail sous la présidence de Yacouba Katilé, secrétaire général de l’UNTM.

Le secrétaire général de l’UNTM, Yacouba Katilé, a annoncé, lors de cette conférence de presse, le refus de la participation à la Conférence sociale sans un accord tripartite entre l’Etat, le patronat et l’UNTM sur le cahier de doléances déposé depuis le 10 mai 2018. Il comporte 12 points pour le bien être des travailleurs du Mali. Ces revendications, selon le secrétaire général de l’UNTM, sont basées sur les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), ratifiées par le Mali pour corriger les inégalités et les discriminations entre les travailleurs d’un même pays, titulaire du même diplôme et de la même catégorie.

“L’Etat s’est octroyé le droit de privilégier les uns au détriment des autres. La Convention n°100 de 1951 de l’OIT impose l’égalité de rémunération des hommes et des femmes pour un travail de valeur égale. Une égalité entre les mains d’œuvre masculine et les mains d’œuvre féminine. Il a été constaté dans la Fonction publique d’Etat des grilles indiciaires différentes surtout dans la catégorie A, où les travailleurs ont les mêmes diplômes engagés dans les mêmes services et certains ont une grille salariale fixée à 920 et admis à la retraite à seulement 62 ans et d’autres, sur la seule volonté de l’Etat sans aucun support juridique universel fait de statut dit particulier, ont une grille salariale qui plafonne à 1200 et admis à la retraite à 65 ans”, a-t-il déploré. L’injustice intolérable est qu’ils sont sortis de la même école et les mêmes filières de formation.

Le secrétaire général de l’UNTM a rappelé les points de revendications. Il s’agit, entre autres, de l’extinction du protocole d’accord de 2014 : des droits des compressés, des partants volontaires à la retraite, des syndicalistes lésés ; l’intégration des contractuels dans la fonction publique ; la relecture des conventions collectives minières ; l’extinction du dossier de l’UMPP ; la transposition de la valeur indiciaire de 2014 en termes de pourcentage d’augmentation de salaire dans le secteur privé ; l’amélioration des grilles salariales appliquées dans le secteur privé conformément aux pourcentages obtenus dans la nouvelle grille des fonctionnaires.

L’Union nationale des travailleurs du Mali dénonce aussi la cherté de la vie et invite le gouvernement à l’établissement de l’égalité des âges de départ à la retraite dans la fonction publique, et du secteur privé, ceux à partir de janvier 2018. En outre, la violation de la liberté syndicale dans les secteurs public et privé et prône l’établissement de passerelles fonction publique-collectivités vice-versa ; l’adoption d’une politique véritable assurant la garantie des emplois, notamment lors des recrutements par les bureaux de placement d’une part, et d’autre part par la protection des productions de nos unités industrielles.

Pis, la centrale syndicale invite le gouvernement à la relance du chemin de fer ; l’extension de la prime de zone à des nouvelles zones à risque et enfin l’adoption d’une politique de recrutement massif des jeunes.

Moribafing Camara

Source : aBamako

aBamako

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