Gaz domestique: ce qui fâche les distributeurs

En raison des difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur travail de distribution et de recharge de gaz domestique, à savoir la saisie de leurs camions de distribution et de leurs bouteilles de recharge de gaz par la Direction régionale du commerce, de la concurrence et de la consommation, au motif qu’ils détiennent des bouteilles des centres emplisseurs non fonctionnels, le Groupement professionnel des distributeurs de gaz (GPDG) a décrété un arrêt de travail, à compter du 9 janvier, pour une durée indéterminée.

Une lettre a été adressée ministre du Commerce et de la concurrence, le 8 janvier 2019, à titre informatif.

Le Groupement des professionnels du gaz domestique est solidaire de l’arrêt de travail du GPDG, en déplorant : ‘’malgré l’existence d’une Commission mixte qui doit statuer sur les questions des emballages et de sensibilisation sur l’utilisation du gaz domestique, la DGCCC, à travers sa direction régionale (DRCCC) s’est donné comme mission de nous empêcher de travailler sereinement, et ce, après plusieurs demandes de séance de travail avec ladite direction pour trouver une solution idoine qui prend en compte les préoccupations régaliennes, ainsi que les habitudes de fonctionnement du secteur’’.

Dans sa lettre adresse au ministre du Commerce, le 7 janvier 2019, le Groupement des professionnels du gaz domestique souligne également : ‘’monsieur le ministre, nous vous informons que nous travaillons dans des conditions financières très difficiles dues au retard de paiement de nos subventions qui sont en souffrance depuis le mois de mai 2018. Si à cela il faut ajouter une volonté manifeste de la DGCCC de constituer un blocage dans notre activité, nous n’avons guère le choix que d’arrêter d’approvisionner le marché, en attendant que vous décidiez de trouver une solution définitive à ce problème qui n’a que trop duré’’.

Au cours d’une conférence de presse animée jeudi dernier, à l’ancien siège du Patronat à Quinzambougou, les professionnels du Gaz ont expliqué que les emballages incriminés appartenaient à des centres qui ne font plus de remplissage (Total par exemple). Les bouteilles sont donc à présent, soit la propriété des sociétés de distribution, soit des particuliers qui continuent de les échanger au moment de s’approvisionner en gaz domestique.

PAR BERTIN DAKOUO

Source : aBamako

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