RAMU: les acteurs sensibilisés

L’hôtel Maëva de Bamako a abrité, ce vendredi 18 janvier 2019, une journée d’information et de sensibilisation des sociétés de coopératives, associations ou mutuelles sociales dans le cadre du régime d’assurance maladie universelle (RAMU). La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Amadoun KONATE, ministre de la Solidarité et de l’action humanitaire, en présence de M. Kéfa DEMBELE, représentant de l’APCAM et de M. Baba Assa DJIGUNE, président de l’Union technique de la mutualité au Mali.

Obtenir l’engagement des membres des participants de cette journée, après des séances d’information et de sensibilisation, tel était l’objectif principal de cette rencontre. Il était aussi question de présenter les modalités de mise en en œuvre de l’assurance volontaire et le régime d’assurances maladie universelle aux participants.

Le projet de loi portant institution du Régime d’Assurance Maladie universelle a été adopté par le Conseil des ministres en sa session ordinaire du 20 juin 2018 et adopté par l’Assemblée nationale lors de sa séance plénière du 13 décembre 2018. La rencontre du vendredi rentrait dans le cadre de mise en œuvre dudit régime.

Le représentant de L’APCAM s’est réjoui de cette initiative. Selon lui, le RAMU est venu combler une importante attente des producteurs agricoles qui ne sont, jusque-là sous un aucun régime d’assurance maladie.

Il s’est cependant réjoui de cette opportunité qui se présente au monde paysan comme un gilet de sauvetage. Il a ainsi rassuré le ministre Konaté de l’implication effective du monde paysan pour une que le RAMU soit bénéfique à chaque producteur agricole, même dans les coins les plus reculés du Mali.

Quant au ministre KONATE, il salué l’enthousiasme déjà affiché chez les participants lors de cette journée d’information. Selon lui, l’assurance maladie obligatoire (AMO), le régime d’assistance médicale (RAMED) et les mutuelles de santé couvrent environ 2 millions 200 mille personnes sur une population estimée à 18 millions 343 mille habitants, soit 12 % de la population totale. Cette couverture reste faible en raison de la fragmentation des mécanismes et de la disparité des services couverts. L’institution du régime d’assurance maladie universelle vise ainsi à défragmenter les dispositifs de couverture du risque maladie existant en vue d’offrir à l’ensemble de la population malienne un régime d’assurance maladie unique qui couvrira toutes les catégories sociales par des mécanismes plus adaptés », a-t-il dit.

Ce nouveau régime est fondé, poursuit-il, sur le principe de la solidarité, de la contribution, de la mutualisation des ressources et des risques et du tiers payant.

Selon le ministre KONATE, l’institution du régime d’assurance maladie universelle participe aussi de la mise en œuvre du plan d’action présidentiel d’urgence sociale, du plan décennal de développement sanitaire et social, du programme de développement sanitaire et social, de la politique nationale de protection sociale et son plan d’action 2016-2018.

Les paysans et les populations du secteur informel doivent s’affilier au RAMU par le biais des mutuelles. Ils seront pris en charge à peu de frais, selon les modalités fixées à cet effet. Pour cette catégorie, l’État prend en charge 50 % de leurs cotisations une fois qu’ils adhèrent à une mutuelle.

Signalons que la gestion du RAMU est confiée à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM) « Nouvelle Formule », comme gestionnaire de l’ensemble du dispositif du RAMU. Cela se justifie essentiellement par le fait que la CANAM a actuellement la meilleure expertise pour assurer cette mission au regard de son expérience dans la gestion d’un Régime Public d’assurance maladie. À cet effet, la nouvelle CANAM verra ses missions étendues à la couverture des secteurs agricole et informel en plus des secteurs formels.

Pour les Maliens résidant à l’extérieur, le RAMU prévoit une disposition spécifique de prise en charge des Maliens de l’extérieur, soit par l’affiliation directe aux catégories assujetties à l’AMO, notamment les fonctionnaires ou autres travailleurs, soit par l’affiliation à la mutualité malienne à savoir d’autres personnes vivant à l’extérieur.

PAR CHRISTELLE KONE

Source : aBamako

aBamako

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