Liberté d’expression: Soumi plaide pour la dépénalisation des délits de presse

Le président du parti Union pour la république et la démocratie (URD), Soumaila CISSE, a présenté ses vœux de nouvelle année à la presse, hier mardi, à la Maison de la presse de Bamako. À cette occasion, Soumaila CISSE déplorant les nombreux procès contre les journalistes a appelé à la dépénalisation des délits de presse.

La tradition a été respectée. Le président de l’URD, non moins le chef de file de l’Opposition malienne, Soumaïla Cissé, a souhaité ses vœux de nouvel an à la presse nationale et internationale. Cette année, l’exercice a coïncidé avec le décès du vice-président du bureau des jeunes du parti, Baba SOW, survenu dans la nuit du lundi au mardi. Très émue et avant tout propos, Soumaila CISSE a rendu un hommage appuyé au défunt en faisant observer une minute de silence en son mémoire.

Après ce devoir de reconnaissance à ce jeune qu’il a côtoyé pendant de nombreuses années, le président, dans son adresse, a noté que la liberté de la presse se porte mal au Mali en se référant au rapport 2018 de Reporters sans frontières. D’après ce document, le Mali s’est classé 115e sur 180 pays évalués en matière de liberté de presse. Ainsi, avec ce classement, a-t-il regretté, notre pays perd son statut de bon élève pour se maintenir dans la zone rouge.

« En 2012, le Mali occupait en effet, l’honorable 25e place, il chute en 2018 à la 115e place aux côtés de dictatures liberticides », a affirmé M. CISSE, en ajoutant que cette position est consécutive aux nombreux cas de violation de la liberté de la presse. Outre l’enlèvement et la disparition des journalistes, selon M. CISSE, il y a plusieurs journalistes qui sont assignés en diffamation devant les tribunaux de la place.

« Il est temps pour notre pays d’aller vers la dépénalisation des délits de presse », a-t-il plaidé, tout demandant aux autorités de faire la lumière sur les cas Birama Touré et Issiaka Tamboura dont les proches n’ont plus les nouvelles, depuis leur disparition.

La rencontre a été l’occasion aussi pour le président Soumaila CISSE de se prononcer sur la situation politique du pays. Sur ce sujet, il a insisté sur la nécessité d’un vrai dialogue politique entre les différents acteurs, à travers de larges concertations entre toutes les forces vives de la Nation.

« Le Dialogue Républicain que réclame, avec force, l’opposition politique doit aboutir à un accord politique permettant le consensus nécessaire sur les réformes institutionnelles et politiques pour une sortie de crise réussie.

Le Dialogue politique doit être sincère, global, inclusif, interactif, dynamique et transparent », a réclamé M. CISSE.

Selon lui, son parti s’engage à tout donner au présent pour que demain, « notre pays vive en paix et que s’ouvre pour nos enfants une belle espérance d’un avenir radieux ». Car, il est convaincu que « la vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent ».

Outre la presse nationale, le président Soumaila CISSE a également exprimé sa solidarité aux Famas qui célébraient leur 58e anniversaire, le 20 janvier dernier. Selon lui, les forces armées et de sécurité engagées dans la lutte contre les groupes terroristes et djihadistes doivent bénéficier de plus d’attention de la part de l’État. Sans moyens, les Fama ne peuvent pas réussir leur mission, a-t-il indiqué, soupçonnant une mauvaise gestion dans l’équipement de nos soldats.

« Aucune indiscipline ni délinquance financières ne doit être tolérée dans la gestion des ressources allouées à nos forces armées et de sécurité », a martelé Soumaila CISSE.

Par Sikou BAH

Source : aBamako

aBamako

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