Mali: la France veut proposer de nouvelles sanctions contre les chefs de groupes armés

Paris a menacé de faire pression pour que des sanctions plus ciblées soient imposées dans le pays après avoir entendu un rapport officiel de l’ONU sur l’aggravation de la violence dans cet Etat d’Afrique de l’ouest, a-t-on appris.

En décembre dernier, le Conseil de sécurité a mis trois personnes liées à des groupes armés sur une liste noire des sanctions de l’ONU, les premiers ressortissants maliens frappés par une interdiction de voyager et un gel des avoirs. L’accord de paix n’a pas réussi à mettre un terme à la violence des militants islamistes, qui ont également organisé des attaques au Burkina Faso, au Niger et contre les forces de maintien de la paix de l’ONU.

L’ambassadeur de France à l'ONU, François Delattre, a déclaré que son pays était “prêt à proposer l’adoption de nouvelles désignations (de sanctions) le moment venu si les attentes de ce conseil ne sont pas satisfaites”. Les États-Unis ont averti qu’ils feront pression pour que la mission de maintien de la paix au Mali soit modifiée, voire par un retrait important s’il n’y avait pas de progrès.

Bintou Keita, responsable du maintien de la paix de l’ONU, a déclaré que la situation en matière de sécurité dans le centre du Mali s’était aggravée avec une flambée de violence inter communautaire, alimentée par des groupes extrémistes. Une attaque contre la communauté peule, le 1er janvier, a fait trente-sept morts à Mopti. L’aggravation de la violence a entraîné “une augmentation spectaculaire de 75% du nombre de personnes déplacées en décembre 2018 par rapport à juin 2018”, a déclaré Bintou Keita.

Pour l’ambassadeur de Russie, Vassily Nebenzia, de nouvelles sanctions ne contribueraient “guère” au renforcement du processus de paix. Plus de treize mille soldats de la paix sont déployés au Mali dans le cadre d’une mission des Nations unies créée après la prise du nord du pays par des milices islamistes en 2012. Le Conseil de sécurité prévoit une visite éventuelle au Mali en mars pour faire le point sur les échecs dans la mise en œuvre de l’accord de paix et envisager les prochaines étapes.

Source : aBamako

aBamako

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