Du Rififi à CRI 2002 : Le Président, Dr Abdoulaye SALL en flagrant délit de violation des textes

Rien ne va plus au sein de Cri 2002 du moins, entre le secrétaire général permanent, Mamadou Fadiala Kéita et le présidant Dr Abdoulaye Sall, ancien ministre. Le premier accuse le second de violation des statuts et règlement de l’organisation et lui demande de démissionner.

C’est en juin 2003 qu’Aabdoulaye Sall a succédé Maitre Abdoulaye Sekou Sow. Au départ, tout allait bien et l’organisation était très sollicitée par les partenaires dans le cadre de la promotion de la bonne gouvernance et de la démocratie au Mali. Mais ces dernières années, l’association est affectée par une crise de confiance entre le président Sall, de plus en plus désavoué et nombre des membres fondateurs par rapport à l’application erronée des textes. Notamment, du statut et règlement intérieur et des manuels de procédures.

La crise au sein de crise de CRI 2002 s’est éclatée au grand jour, lors de l’Assemblée générale du 12 janvier, laquelle assemblée, selon le secrétaire permanent de l’association, Mamadou Fadiala Kéita, a été tenue en violation des textes de l’organisation. Cette Assemblée générale tenue de ‘’façon cavalière’’ par Dr Abdoulaye Sall, a-t-il indiqué, dans un communiqué rendu publique, viole non seulement l’article 32 du règlement intérieur sur le rôle du contrôleur de gestion, mais aussi, le manuel de procédures administratives, comptables et financières. Dans le même communiqué, le secrétaire général permanent de Cri 2002 dénonce la gestion des 15 années de ces dernières années de Dr Sall. Une gestion émaillée, non seulement, par la dissimulation des pièces comptables et des conventions de financement, mais aussi par le népotisme dans le recrutement et la passation des marchés, en dépit d’incessants rappels à l’ordre du jour. Dr Sall n’a–t-il pas recruté trois de ses enfants qui travaillent actuellement à CRI 2002. Il s’agit de Cheick Sall, Bassirou Sall et de Mamadou Sall. Le secrétaire permanent dénonce également le fait que des activités organisées sous le règne de Dr Sall, ont été, dans la plupart des cas, en déphasage avec le plan d’action de l’association.

C’est pour ces raisons et d’autres encore que le secrétaire permanent dont la mission principale est de ‘’veiller au bon fonctionnement des activités de l’association et de veiller à l’exactitude arithmétique des pièces comptables’’, désapprouve l’Assemble générale du 12 janvier, qui est, selon lui, nulle et non avenue ; exige la démission de Dr Sall de la présidence de CRI 2002 et la tenue d’une nouvelle Assemblée générale, conformément aux statuts et règlement de l’association.

«Je désapprouve dans la forme et dans le fonds publiquement les rapports d’activités et financiers présentés pour cause de non implication suite aux critiques que je formule sur la gouvernance de Dr Sall. Par conséquent, ils n’engagent nullement le secrétaire à l’organisation et le secrétaire permanent que je suis…je désavoue Dr Abdoulaye et le disqualifie à diriger CRI 2002 à la sortie de cette assemblée générale passible d’invalidation car basée sur l’assemblée générale de 2010 elle-même viciée par l’avis de convocation sélectif excluant arbitrairement certains membres du bureau… »

Afin de se maintenir à la tête de l’organisation Dr Sall n’a pas hésité d’exclure de l’association des membres fondateurs. Au même moment, il fait adhérer, illégalement, de nouveaux membres à l’association. Selon le règlement intérieur, l’adhésion d’un nouveau membre doit être parrainée par, au moins, deux membres fondateurs de l’association.

A croire Mamadou Fadiala Keita, lors de l’Assemblée générale irrégulière, Dr Sall a chassé de la Salle, des membres fondateurs de CRI 2002. Aussi, l’huissier commis pour faire le constat de l’inégalité de ladite Assemblée générale a été physiquement adressé sur ordre de Dr Sall.

Pour le secrétaire permanent, Cri 2002 qui était une organisation non partisane et indépendante au départ, mais est en train d’être politisée par Dr Sall, toute chose qui est inadmissible. Une raison de plus pour le secrétaire permanent d’exiger la démission de celui-ci pour éviter à CRI 2002 le syndrome de la division qui s’est emparé de nombreuses associations au Mali.

Le secrétaire et son clan réussiront-ils à faire partir Dr Sall ? La question demeure. Même si le celui-ci est à pied œuvre pour porter l’affaire devant la justice qui va trancher.

Aux dernières nouvelles, de nombreux partenaires de Cri 2002 ont adressé des lettres à Dr Sall pour lui demander des explications suite à la gestion chaotique de certains financements. Est-ce à dire que ceux-ci aussi désapprouvent ou doutent de la gouvernance de Dr Sall ? Le temps nous édifiera.

Aboubacar Berthé

Source : aBamako

aBamako

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