Les Carnets Secrets de la prostitution au Mali : Fifi Jolie explique avoir couché avec 2 780 hommes

Considérée comme l’un des plus vieux métiers du monde, la prostitution a mis du temps à franchir le mur de nos mœurs. Aujourd’hui, au Mali comme partout ailleurs, elle est pratiquée dans les grandes villes, les villages et même dans les hameaux. Habillées en mini-jupes, jeans, tee-shirts, et le plus souvent en bazins riches (habillement de luxe dans la sous-région ouest-africaine), ces professionnelles du SEXE ont des profils différents….ET Chaque client y trouve certainement son compte ?

Qui sont-elles ? D’où viennent-elles ? Quel est leur mode opératoire ? Nous avons d’un côté des prostituées ambulantes, et de l’autre, des prostituées sédentaires. La troisième catégorie, considérée comme des prostituées de luxe, compte en grande majorité des femmes mariées… Et s’adonnent à la prostitution diurne (c’est-à-dire travaillent pendant la journée, au moment où Monsieur est au bureau, à l’atelier, au volant d’un véhicule de transport en commun).

En ce qui concerne nos sœurs (les jeunes filles), la raison essentielle qui leur pousse à cette activité est d’ordre économique. La plupart d’entre elles sont issues de familles démunies, les parents n’arrivant plus à subvenir aux charges familiales encore moins à satisfaire les « besoins » de ces jeunes filles (habillement et accessoires). Ceci expliquant bien cela, on en vient à la déduction, comme quoi le chômage est à l’origine de la prostitution des jeunes filles qui sont tentées par le gain facile. Mais, est-il que le métier de la prostitution n’est pas aussi facile qu’on le croit.

Et les parents dans tout ça ? Très généralement, eux, ne réagissent pas. Ni positivement, ni négativement.

Fifi est une professionnelle du sexe habitant un quartier populaire de Bamako. Elle embrasse le métier après une maternité. Divorcée après un mariage précaire, Fifi a réussi à faire fortune dans la prostitution, avec à la clé une villa bien bâtie et acquise au prix du sexe. Cette prostituée ambulante qui fréquente toujours les bars restaurants, à la recherche de partenaires nantis, explique avoir couché avec 2 780 hommes. «Depuis que j’ai commencé ce travail, j’ai couché avec 2 780 hommes, avec en moyenne, 22 hommes par nuit. Je contrôle régulièrement ma santé. Et d’après mon dernier bilan médical, je me porte très bien». Avec un niveau d’études acceptable, Fifi est à la recherche d’un mari idéal : «je suis prête à redevenir une femme de foyer si un candidat se présente»

Réussira-t-elle vraiment à se remarier dans ces conditions?

Ces dernières années, le marché des «femmes libres» a connu de profondes mutations. La présence significative des anglophones, en grande majorité des nigérianes et des ghanéennes sur le marché de prostitution au Mali a considérablement diminué.

Aujourd’hui les prostituées étrangères couvrent moins de 1% du territoire malien. Par exemple à Bamako, il y’a une répartition géographique de ces prostituées, certaines « maquis » sont essentiellement ténus par des prostituées de nationalité malienne, tandis que d’autres sont tenus par des étrangères ne représentant que les 3% des professionnels du sexe en service sur le territoire malien, y compris les zones d’orpaillage.

Par ailleurs, certains habitués pensent que le taux de fréquentation du milieu par les hommes est en baisse. Ce qui explique la ruée de la plupart d’entre elles vers les zones d’orpaillage.

Certes, des femmes mariées ne sont pas en dehors du phénomène de la prostitution qui a connu ces 3 dernières années, une ascension fulgurante du fait de la crise que le Mali a connue. Toutes n’ont pas l’occasion de sortir la nuit puis que Monsieur est au lit. Mais profitent plutôt de la journée pour soit se faire un peu sous ou satisfaire simplement leur libido pour des femmes dont les maris ne «brillent» plus comme avant.

A la différence des femmes mariées, des prostitués sédentaires louent des appartements de luxe dans les quartiers résidentiels de Bamako. Et tenez-vous bien : A prostituée de luxe, client de luxe. Leurs clients ne sont autres que de hauts cadres maliens et étrangers, occupant de hautes fonctions. Comme pour dire qu’elles ne sont pas à la portée du citoyen ordinaire. Pardon, de clients ordinaires. Là aussi, on découvre une stratégie de NICHE.

Autres réalités : la pénétration assez remarquable des aides ménagères communément appelé « bonne » dans le réseau de la prostitution. «Nous faisons le ménage pendant la journée, et tentons notre chance dans les bars pendant la nuit, affaire d’avoir nos trousseaux.», lance discrètement Binta, originaire de la Région de Ségou. Ce qu’il faut préciser, c’est que ces «bonnes» n’ont rien à envier aux coquettes de la capitale malienne. Une autre face cachée de la crise djihadiste !

Mais qui fréquente ces « bars » probablement ces « femmes libres » ?

Ce sont des personnes diverses, appartenant à une couche sociale éclairée, et généralement bien éduquées. Ils ont en moyenne entre 17 et 30 ans révolus et ont un niveau de scolarité plus élevé. Tous sont presque de nationalités Maliennes et la différence ne se voit pas quant à leur statut d’homme marié ou de célibataire.

Ba Tidiane

Source : aBamako

aBamako

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