Société B2Gold Mali: plus de 50 milliards payés à l’État en 2018

Pour sa première année complète de production, en 2018, la mine de Fékola, exploitée par la société aurifère canadienne B2Gold, située dans le cercle de Kéniéba, à l’État malien sous forme de taxes, de redevances, de dividendes et de droits de douane la somme de 50 887 154 324 FCFA, avec une production totale de 14,12 t. Auparavant, ce sont 10 948 716 266 FCFA en 2016, 23 018 299 580 FCFA en 2017 qui ont été payés à l’État.

Ces informations ont été données au cours d’une conférence de presse animée par le Directeur pays de B2Gold, Mohamed DIARRA, entouré de ses proches collaborateurs.

En termes d’actions en faveur des populations, le conférencier a fait savoir que la mine de Fékola s’est engagée à maximiser les possibilités d’emploi pour les Maliens qui sont au nombre de 1 925, dont la majorité est issue des communautés locales et du cercle de Kéniéba. Il existe un programme en cours d’amélioration des compétences des employés locaux, comme en témoigne le grand nombre d’employés qui ont été reconvertis, pendant la transition, de la phase de construction à la phase de production du projet. Selon M. DIARRA, la Société a également lancé un programme de bourses pour aider 10 jeunes maliens à obtenir des diplômes universitaires dans un grand nombre de disciplines. Il note que 50% des boursiers sont issus du cercle de Kéniéba et que 50% sont des femmes.

Le conférencier a indiqué qu’en raison de la proximité relative du village de Fadougou avec les opérations minières, B2Gold, en consultation avec la communauté locale, a entrepris la construction d’une nouvelle ville afin d’atténuer l’impact négatif de ses opérations sur la communauté. Cela a impliqué la construction de 325 nouvelles maisons, d’une mosquée, d’une école, d’un CSCOM et d’un marché. Toutes les maisons disposent de l’énergie solaire, de latrines et d’un accès à l’eau potable.

Une réalisation importante est qu’environ 400 travailleurs des communautés locales ont été formés à la construction (maçonnerie, menuiserie, soudure, installation solaire, etc.) pour la construction du nouveau village. Les précieuses compétences acquises donnent à ces travailleurs un avantage pour acquérir des emplois dans le secteur de la construction dans le District et ailleurs au Mali.

B2Gold Aviation

La fin d’un quiproquo

Sur un autre plan, le Directeur pays de B2Gold a apporté des éclairages sur la mesure surprenante d’interdiction de vol qui avait frappé B2Gold Aviation sur les aéroports du Mali où il n’y a pas de Douanes. Tout est rentré dans l’ordre, puisqu’après une correspondance restée sans suite adressée au ministère des Transports, celle adressée au Département de tutelle a été suivie de la levée de la mesure. M. DIARRA précise : « la sécurité permanente de tous nos employés demeure une priorité majeure. La crise sécuritaire qui sévit actuellement au Mali a nécessité l’utilisation d’aéronefs spécialisés appartenant à la Société afin de minimiser les déplacements sur de longues distances à travers le pays. L’acquisition de ces aéronefs signifie qu’ils sont toujours disponibles pour transporter les employés de la Société.

Ainsi faisant, la Société ne dépendrait plus de la disponibilité des vols charters. Le service et l’exploitation de ces avions sont conformes aux normes de sécurité et de réglementation de l’aviation internationale ».

Il donne des apaisements par rapport à certaines idées reçues : « nous n’avons jamais fait sortir de l’or illégalement ». D’ailleurs, explique-t-il, ce n’est pas possible : « toutes les coulées se sont en présence de la DNGM et des Douanes. Une fois l’or sous scellé, il est évacué le même jour ».

PAR BERTIN DAKOUO

Source : aBamako

aBamako

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