Crises : la radio « capable du meilleur comme du pire »

Insécurité, conflit communautaire, le Mali est confronté à de nombreuses crises. Et le rôle des médias notamment la radio peut être important dans la résolution de ces problèmes. Toutefois pour réussir cette mission, des professionnels conviennent que les hommes et les femmes qui animent ces radios doivent respecter l'éthique et la déontologie du métier. C'est dans ce contexte que Studio Tamani a organisé une conférence-débat sur le thème de cette journée : « radio, outil de paix de dialogue et de cohésion sociale ».

La radio en tant qu'outil de proximité devrait jouer un rôle d'apaisement et de renforcement de la cohésion sociale. Ce médium populaire et instantané peut permettre aux belligérants d'accorder leurs violons. Mais, rares sont les radios qui accomplissent cette mission, pense Amadou Cissé, un auditeur. « Je pense qu'actuellement, il y a beaucoup d'intoxication par rapport aux informations qui circulent sur les radios. Raison pour laquelle les gens ont tendance à se priver d'écouter les radios », déplore-t-il
Parmi les radios, certaines diffusent des émissions pour les besoins du moment et les préoccupations des populations. C'est le cas de l'émission « An ka ben » (entendons-nous) sur radio « Klédu », créée suite à la crise de 2012. «C'est la crise qui a fait que nous avons créée cette émission spéciale. Dans cette émission nous invitons l'ensemble des communautés et acteurs qui sont en conflit pour qu'ils parlent de la crise, mais aussi des solutions pour juguler ce conflit », explique Abdoulaye Handane Djitteye, directeur des programmes de la radio « Klédou ».
Pour ainsi gérer cette période sensible, les hommes de radio doivent faire preuve de professionnalisme, mais également adopter une attitude de conciliateur, affirme Mamoudou Bocoum, coordinateur de l'URTEL (Union des radios et télévisions libres du Mali) à Mopti. Selon lui, il faut « respecter l'éthique et la déontologie, être à équidistance des différentes parties, être précis, concis et donner la parole à tout le monde ». Le responsable de l’URTEL recommande d’ « éviter des propos alarmistes et travailler de manière responsable ».

Source : aBamako

aBamako

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