Logements sociaux : 40 Nouveaux bénéficiaires à Koutiala

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mohamed Moustapha Sidibé, a procédé samedi dernier, à Koutiala, à la remise des clés de 40 logements sociaux. C’était en présence du directeur général de l’Office malien de l’Habitat, Sékou Demba, du maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Bah Dembélé, du préfet du Cercle de Koutiala, Youssouf Niaré, des bénéficiaires et de plusieurs autres invités.
Les 40 logements attribués sont exclusivement de type F3 Tôle, bâtis sur un site viabilisé et morcelé en parcelles de 300 m2. Chaque logement est bâti sur une surface de 72,7 m2 et comprend un salon, deux chambres, une toilette, un débarras, un hall et deux terrasses couvertes. Les travaux de construction ont été réalisés par l’entreprise Traoré et Société KOJA construction pour un coût total, hors taxes, de 380,446 millions de Fcfa. Les travaux de viabilisation ont été réalisés par les entreprises ECGF, EGM et MAH TRAVAUX à hauteur de 180,109 millions de Fcfa, hors taxe. Les études et le contrôle ont coûté 18,376 millions de Fcfa, hors taxes. En somme, le coût total de l’opération est estimé à 578,931 millions de Fcfa, hors taxes, entièrement financés par le budget national.
Dans son mot de bienvenue, le maire a indiqué que la présente réalisation complète à 110, le nombre de logements sociaux de la ville de Koutiala, lesquels logements sont une réponse positive et claire à la lutte contre la pauvreté. « Cette lutte, magnifiée cette année à travers l’attribution gratuite d’un logement à une personne démunie de Koutiala, nous est allée droit au cœur », s’est réjoui Oumar Bah Dembélé, avant de remercier les plus hautes autorités pour l’initiative. Il a aussi exhorté les bénéficiaires à respecter scrupuleusement les clauses des contrats signés pour donner la chance à d’autres de pouvoir bénéficier des logements sociaux.
Au nom des bénéficiaires, Amadou Diakité a exprimé toute sa reconnaissance aux plus hautes autorités de notre pays. Il a aussi exprimé l’engagement des bénéficiaires à s’acquitter régulièrement des mensualités.
Le préfet, au nom du président de la Commission locale d’attribution des logements sociaux empêché, a expliqué que, du 20 mai 2018 jusqu’à la date de clôture, 97 dossiers avaient été enregistrés. Il a remercié et félicité la Commission pour l’équité et la transparence dont ils ont fait preuve tout au long de leurs travaux. Il a également souligné que les critères de sélection ont été rigoureusement respectés. Il a ensuite remercié le ministre pour avoir mis à disposition des outils de travail adéquats, notamment un logiciel performant adapté à la situation. Selon lui, ce logiciel GILS 2018, spécialement conçu pour la gestion des logements sociaux a automatiquement trié les 40 bénéficiaires comme suit : 25 salariés dont 10 femmes, 14 non salariés dont 8 femmes, une personne démunie en la personne d’une femme handicapée.
Le ministre a pris la parole pour expliquer que ce programme traduit la volonté des autorités de loger décemment le plus grand nombre de Maliens. Depuis 2013, le nombre de logements mis en chantier est estimé à 12.566 unités sur lesquelles environ 6000 ont déjà été réceptionnés, a t-il indiqué. Des chiffres qui dépassent de très loin le nombre total de logements réalisés de l’indépendance à 2002, a-t-il déclaré avant de préciser que le logement est cédé aux bénéficiaires à 8 millions de Fcfa avec une subvention de 6,473 millions de Fcfa.
Quant au montant total de la subvention pour les 40 logements sociaux, il se chiffre à 258,931 millions de Fcfa, soit 55,27% du montant de l’opération sans les exonérations fiscales et le prix du foncier. La réalisation de ce programme a permis la création d’environ 300 emplois directs et indirects. Il a invité les bénéficiaires à veiller au remboursement correct des mensualités, à la salubrité et à l’hygiène des lieux.
A l’image des programmes antérieurs, la rétrocession aux bénéficiaires revient à 32.167 Fcfa par mois et s’étale sur 25 ans sans intérêt. Ces mensualités comprennent, en plus, des frais bancaires de 2.000 Fcfa. En cas de décès, c’est l’entreprise qui paye le reste des frais.

Amadou Guéguéré

Source : aBamako

aBamako

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