Revue annuelle des réformes politiques programme et projets de l’UEMOA : Le Mali fait un bond de 15 points

Une performance jamais réalisée par un autre Etat membre depuis l’initiative de la revue en 2014.

C’est devant le ministre de l’Economie et des Finances Dr Boubou Cissé, et plusieurs ministres des départements sectoriels concernés qu’une délégation de l’UEMOA, conduite par le président de la Commission, Abdallah Boureima a présenté les résultats de l’évaluation de la mise en œuvre effective des programmes et projets communautaires édition 2018. Des résultats plus que satisfaisants quand on se réfère sur les chiffres révélés par les conclusions de l’évaluation : un taux de mise en œuvre des réformes de 77% contre 62% en 2017, soit une progression de 15 points. Une performance jamais réalisée par un autre Etat membre depuis l’initiative de la revue en 2014.

C’était à la faveur d’une rencontre organisée le mardi 14 février à l’Hôtel RadisonBlu.

Rappelons que ces résultats sont les fruits des travaux techniques d’une délégation de la Commission de l’UEMOA sur les capacités du Mali d’internationalisation et de mise en œuvre de 116 projets réformes et 16 projets communautaires réalisés du 15 au 19 novembre 2018 à Bamako, totalisant un montant de 51 milliards de FCFA, avec un taux de décaissement de 67%. Les domaines concernés sont notamment, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’énergie, l’aménagement du territoire communautaire et les transports.

Le taux moyen de mise en œuvre des textes régissant la Gouvernance économique et la convergence est de 69%, contre 56% en 2017, soit une progression de treize (13) points.

Ainsi le taux moyen de mise en œuvre du marché commun et celui des textes communautaires est passé de 68% en 2017 à 79% en 2018, soit un bond de 11 points.

La progression la plus importante a concerné les réformes sectorielles, où la mise en œuvre des textes est passée de 63% en 2017 à 83% en 2018, soit un bond de 20 points, qui constitue une performance très appréciable selon le président de la Commission Abdallah Boureima.

Quand à la lutte contre le chômage des jeunes et la pauvreté dans l’ espace UEMOA, notre pays à enregistré plus de 10 points au sein de l’UEMOA au titre de la 4 è revue politique annuelle, sur l’ensemble des trois domaines de concentration.

Dans sa présentation du rapport, le président Abdallah Boureimaàexpliqué la performance réalisée par le Mali. «Des avancées significatives ont été enregistrées dans la mise en œuvre des cent seize (116) réformes communautaires examinées dans les trois (03) domaines que sont : la Gouvernance économique et convergence ; le marché commun et les politiques sectorielles» dira Abdallah Boureima. Il a souligné qu’au total « en 2018, le Mali affiche un taux satisfaisant de mise en œuvre des réformes de 77% contre 62% en 2017, soit une forte progression de 15 points »

Les domaines concernés sont notamment, l’agriculture, élevage, pêche, énergie, aménagement du territoire communautaire et transports. La revue du portefeuille a aussi révélé un taux moyen d’exécution physique de 71% en 2018 contre 61% en 2017.

Selon le président de la Commission de l’UEMOA, les réformes sectorielles sont les plus importantes parce que ce sont elles qui peuvent donner un grand bond à la croissance économique. « Nous avons besoin de cette croissance économique, explique-t-il, pour lutter contre le chômage des jeunes et contre la pauvreté tout simplement. Les résultats ont été consignés dans le mémorandum ».

De son côté, le ministre de l’Economie et des Finances du Mali dira qu’il y a de quoi être satisfait. Toute fois reconnait-il que «des dispositions seront prises, avec diligence pour lever toutes les contraintes et autres difficultés qui ont pu impacter la mise en œuvre d’une réforme ou d’un projet ». Avant de rassurer le président de la Commission de l’UEMOA de l’engagement du Mali à prendre en charge les recommandations formulées à son endroit, afin de favoriser la mise en œuvre de réformes et projets qui ont connu des difficultés de réalisation.« Au Mali, nous croyons à cette communauté de destin, et nous sommes convaincus que l’intégration sous régionale est la voie qui permettra à nos Etats de transcender certaines contraintes, notamment géographiques et démographiques et d’amorcer une croissance économique durable pour l’amélioration des conditions de vie de nos populations» a-t-il rappelé.

La délégation a ensuite été reçue en audience, en début de soirée, par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita. Des sujets concernant l’ensemble de l’espace ouest-africain ont été évoqués au cour de l’audience.

Mohamed Naman Keïta

Source : aBamako

aBamako

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