Fonction publique de l’État et des collectivités: un recrutement de 7400 jeunes cette année

Le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction Citoyenne, Porte-parole du Gouvernement Amadou KOITA a animé, le samedi dernier, une séance d’échange avec des responsables du Conseil national des jeunes du Mali sur le rallongement de l’âge à la retraite. A cette occasion, il a annoncé que le Gouvernement recrutera 37 0000 agents dans la fonction publique de l’Etat et des collectivités pendant ce 2e mandat soit 7 400 personnes par an.

La rencontre a été initiée par le Bureau exécutif du Conseil national des jeunes du Mali (CNJ-Mali) et a porté sur le débat du rallongement de l’âge à la retraite de 3 ans. Cet accord est survenu entre le Gouvernement, le Patronat malien et l’Union nationale des travailleurs du Mali. Il a suscité beaucoup d’incompréhensions et de doutes sur la volonté politique du Président Ibrahim Boubacar KEITA de placer son 2e mandat sous le sceau de la jeunesse.

S’exprimant à cette occasion, le président du CNJ Mali, Souleymane Satigui SIDIBE, a expliqué les raisons justifiant la position du CNJ-Mali quant à l’augmentation de l’âge à la retraite de 3 ans. Selon lui, naturellement tout jeune est appelé à condamner cet accord. À cause de cette décision qu’il qualifie d’impopulaire, M. SIDIBE estime que pendant les 3 ans à venir le taux de chômage des jeunes va augmenter. Il pense qu’il y aura au moins 8 000 jeunes chômeurs supplémentaires.

Le président du CNJ a déploré leur marginalisation dans les discussions de la signature du Protocole d’accord entre les différentes parties. Selon lui, il était important que le CNJ soit associé aux discussions avant d’aller à la signature du document, au motif que c’est un problème qui les touche directement. « Nous souhaitons que ces erreurs soient corrigées à l’avenir », a-t-il plaidé.

En outre, le président du CNJ a soulevé des inquiétudes par rapport au recrutement massif des jeunes dans la fonction publique promis par le Gouvernement dans le protocole d’accord. Sur ce point, le CNJ demande plus d’égalité de chance et d’équité entre tous les jeunes du pays. « Nous souhaitons que lors de ces recrutements qu’on arrête d’imposer des listes à des responsables », a-t-il demandé. Une manière pour Souleymane Satigui SIDIBE d’interpeller les autorités sur la corruption et l’injustice lors des recrutements. Sinon, il y a nécessité de rajeunir l’administration malienne.

De son côté, le ministre KOITA a indiqué que l’UNTM était dans son rôle de demander l’augmentation de l’âge à la retraite. La raison fondamentale était de corriger une injustice sociale en mettant tous les cadres et travailleurs dans le même cadre. C’est pour harmoniser l’âge à la retraite que le Gouvernement a accepté les propositions de l’UNTM sur ce point. Aussi, il permettra de diminuer l’appui du Gouvernement à la caisse de retraite. Car, il y a un déséquilibre entre ceux qui sont à la retraite et ceux qui sont en activité, a fait savoir le ministre KOITA. S’il faut 14 fonctionnaires pour assurer la retraite d’une personne, selon les normes ; au Mali, ce ratio est entre 4 à 6 fonctionnaires. Et ce déséquilibre est supporté par l’État.

Par ailleurs, en termes de mesure de soulagement, l’État a décidé de recruter dans la fonction publique de l’État et des collectivités 37 000 agents, soit 7 400 par an. Aussi, les réflexions sont en cours pour augmenter l’âge maximum d’entrée à la fonction publique pour la catégorie ‘’A’’. De 40 ans, il passera à 43 ans, si la décision est validée par l’État.

PAR SIKOU BAH

Source : aBamako

aBamako

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