Sécurité : La police fait son bilan annuel

Le directeur général de la police nationale, l’inspecteur général Moussa Ag Infahi, a révélé que ses éléments ont effectué 20.010 patouilles dont 11.210 dans le district de Bamako contre 8.800 pour les régions. Le nombre de personnes interpellées est de 20.446 sur l’ensemble du territoire.
Les opérations ont nécessité le déploiement de 75.147 éléments. Ces statistiques ont été annoncées au cours d’une conférence de presse. Le patron de la police nationale a également laissé entendre que 465 personnes, dont 322 pour la capitale, ont perdu la vie sur les routes. Ces chiffres portent sur les activités de la police pendant la période de janvier 2018 à février 2019.
Selon un document remis à la presse, les recettes obtenues de l’établissement des cartes nationales d’identité se chiffrent à 328,1 millions de Fcfa.
Par ailleurs, l’inspecteur général Moussa Ag Infahi a signalé que la police nationale a anticipé sur les évènements majeurs susceptibles de troubler l’ordre public lors de la couverture générale de plusieurs évènements d’ordre politique, administratif socio-économique et religieux. Au titre des infrastructures, 4 commissariats de sécurité publique sont en construction respectivement à Diéma, Banamba, Douentza et Bourem. Il est prévu cette année la construction de 5 autres commissariats, un poste de sécurité et un poste frontière. S’agissant des ressources humaines, le recrutement de 2.200 fonctionnaires de police est en cours. Sur ce nombre, on compte 20 commissaires, 30 officiers et 2.150 sous-officiers. Sur un tout autre plan, au cours de l’année 2018, la police nationale a acquis 77 véhicules pour le parc auto et 84 motos. Aussi, l’année 2018 a enregistré le démarrage des formations initiales et des formations continues pour le personnel de la police. Les fonctionnaires de police ont pu bénéficier de l’accompagnement des partenaires tels que la MINUSMA, Eucap Sahel, l’ONUDC, l’OIM et l’Ecole de maintien de la paix.
A propos des perspectives, le directeur général a évoqué la formation des chefs de poste, le recyclage des officiers de police, la mise en place des cours sur les pouvoirs des officiers de police judiciaire (OPJ). A ces formations s’ajoutent des cours sur l’analyse du renseignement et l’élaboration du schéma directeur de la formation.
En réponse aux préoccupations des journalistes sur la diffusion des vidéos au cours des opérations «coup de poing», M. Ag Infahi a expliqué que la police n’agit pas par négation s’agissant des libertés des populations. Selon lui, toute atteinte à la liberté est sanctionnée. C’est pourquoi, a-t-il dit, des enquêtes sont menées pour gérer les comportements peu orthodoxes dont certains agents se rendent coupables.
Le directeur général de la police a invité la population à se mettre dans des conditions légales en respectant les mesures de sécurité. Par rapport à la criminalité, l’inspecteur général dira que le niveau baisse. «Cela ne nous amène pas à baisser la garde», a-t-il prévenu. Pour conclure, Moussa Ag Infahi a exhorté les journalistes et la population à vérifier les images des réseaux sociaux avant de les exploiter.

Mohamed D.
DIAWARA

Source : aBamako

aBamako

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