Le PARENA annonce un effondrement financier de l’Etat Malien : « La propagande reste la seule arme pour masquer la faillite financière de l’Etat »

Le PARENA revient encore et charge les autorités du Mali. Après les révélations scandaleuses du parti sur la gestion calamiteuse de l’Etat des années précédentes, à savoir l’affaire de l’avion présidentiel, de l’équipement militaire des FAMAS, de l’affaire de l’engrais frelaté, des tracteurs, le parti du bélier blanc a tiré la sonnette d’alarme, lors de sa conférence de presse le 14 févier 2019 à la Maison de la presse, sur deux secteurs de la gestion du pouvoir IBK, après presque une année seulement de son deuxième mandant. Il s’agit de la sécurité et des finances de l’Etat. Selon Tiébilé Dramé, notre pays ne cesse de compter ses morts (716 morts en 2017) dont 209 au centre du pays; 1226 morts pendant l’année 2018 dont 697 tués au centre au Mali. Pour lui, au-delà de cette situation inédite, il y a une crise financière sans précédent qui a frappé de plein fouet notre économie à cause de la mauvaise gouvernance du gouvernement IBK. Le président du PARENA a fait savoir que l’économie de 14 milliards de FCFA que le premier ministre a annoncé n’est qu’une goutte d’eau dans le fleuve. Selon lui, il y a un manque de 500 milliards à 600 milliards de FCFA à chercher. Il a indiqué que la pression fiscale est tombée de 12%. Par exemple dans le secteur minier, il fera savoir que 40 milliards de recettes fiscales se sont évaporés. Et, l’Etat n’a gagné aucun dividende. Il en est de même au niveau du Pari Mutuel Urbain qui sur 460 milliards de FCFA, plus de 8 milliards se sont évaporés. Selon lui, la chute des recettes de 16% à 12% atteste que c’est l’Etat qui est au bord de l’effondrement. Concernant la dette intérieure de l’ordre de 200 milliards de FCFA, l’Etat n’arrive pas toujours à payer les ayants droits, a-t-il indiqué. Pour le président du PARENA, l’Etat est dans une incapacité notoire d’honorer ses engagements envers les partenaires sociaux. Selon M. Dramé, la levée des boucliers des couches sociaux-économiques n’est pas fortuite d’où des grèves dans tous les secteurs de l’économie. Pour lui, ce sont des signes de la mauvaise gouvernance, de pillage systématique des deniers publics. Et, à cause de cette situation, l’Etat Malien n’a pu payer sa cote part pour la vaccination de ses enfants et c’est le pays frère du Niger qui s’est engagé pour aider notre pays dans ce sens, a déclaré le président du PARENA. Selon lui, cet effondrement financier doit interpeller les autorités de notre pays à engager rapidement un dialogue politique pour sauver le pays.

Fakara Faïnké

Source : aBamako

aBamako

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