Syndicalisme: Le « SYNACOMPOL » redynamisé entend faire le syndicalisme autrement et en toute responsabilité

Après son congrès électif, le 29 décembre 2018, qui a permis de mettre en place un bureau de 26 membres pour un mandat de 3 ans, le « SYNACOMPOL » (Syndicat national des commissaires de police du Mali) entend faire le syndicalisme autrement et en toute responsabilité. L’information a été donnée à la faveur d’une conférence de presse, le samedi 23 février 2019, par son secrétaire général, Commissaire divisionnaire Amadou Balobo Maïga en présence de ses membres.

Selon le secrétaire général du Syndicat national des commissaires de police du Mali (SYNACOMPOL), Commissaire divisionnaire de police Amadou Balobo Maïga, la présente conférence a pour objectif d’édifier l’opinion nationale de la redynamisation du « SYNACOMPOL » et de ses missions. Pour lui, « SYNACOMPOL » a été crée en 2002 mais tous les corps de la police se sont retrouver dans le but de l’unité syndicale en 2014. C’est pourquoi, dira-t-il, les commissaires de police ont accepté de mettre entre parenthèse leurs activités pour aller vers les autres syndicats au nom de l’unité syndicale dénommé : « SYNAPOL » (Syndicat national de la police du Mali).

A en croire, malgré cette vision d’unité syndicale les syndicats poussaient comme des champignons au sein de la même corporation. « Nous avons constaté que l’unité syndicale est aujourd’hui caduque car nous assistons à la naissance d’autres syndicats au sein de la police. Alors cette unité n’est plus une réalité.» a-t-il regretté. Avant de poursuivre qu’alors les commissaires de police ont jugé nécessaire de revenir dans la grande famille du syndicat des commissaires « SYNACOMPOL ». C’est ainsi que, pour Amadou Balobo Maïga, le « SYNACOMPOL » a tenu un congrès électif, le 29 décembre 2018, qui a permis de mettre en un bureau de 26 membres pour un mandat de 3 ans. Selon lui, les commissaires ont donc décidé de faire le syndicalisme autrement et en toute responsabilité en allant au-delà du syndicalisme classique ou traditionnel qui consiste à revendiquer et à réclamer.

Il s’agit, aujourd’hui, de faire le syndicalisme autrement en cherchant notamment les voies et moyens pour aider l’Etat compte tenu du contexte sécuritaire qui prévaut dans le pays ; en mettant tout en œuvre pour rassurer les populations qui subissent la pression du terrorisme, en changeant les comportements des agents de la police. Quant au syndicalisme en toute responsabilité, il s’agit d’aider l’administration et de reconnaitre aussi les efforts à l’endroit de l’Etat en matière de recrutement du personnel soit 2950 agents recrutés en 3 ans de 2015 à 2018 ; de mettre à la disposition des agents d’équipements de qualité ainsi que l’adoption du statut des fonctionnaires de la police.

Selon le secrétaire général du « SYNACOMPOL », Commissaire divisionnaire Amadou Balobo Maïga, la priorité du « SYNACOMPOL » est d’aller vers l’unité syndicale car dit-on : « l’union fait le force » et le changement de comportement avec la pratique de l’éthique et la déontologie du métier. « Nous ne voulons plus voir un policier en train de rançonner les populations ou encore se droguer dans la circulation pour ternir l’image du corps de la police. » a-t-il indiqué. Avant de demander à l’Etat de dresser un plan de carrière à la police et de faire la promotion des agents.

Moussa Danoko

Source : aBamako

aBamako

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