Mali. Les forces françaises mettent une quinzaine de terroristes hors de combat

Nouvelle frappe française au Mali. Samedi, un raid aérien a permis de neutraliser une quinzaine de combattants appartenant à un groupe armé terroriste (GAT). Cette frappe s’inscrit dans une série d’actions récemment menées au Mali pour affaiblir les GAT dont les activités ne baissent guère en intensité comme en témoignent deux attaques en fin de semaine dernière.

Samedi dernier, les forces françaises de l’opération Barkhane ont conduit une opération en coordination avec les forces armées maliennes contre des membres de la katiba Macina, au nord de Mopti.

Une manœuvre de renseignement a permis de localiser et caractériser un rassemblement de combattants dans la région de Dialoubé. La force Barkhane a engagé, dans la soirée, depuis la base de Niamey une patrouille de Mirage 2000 qui, appuyées par un drone Reaper, ont mené une frappe aérienne.

Une quinzaine de terroristes a été mise hors de combat.

Selon l’État-major des armées, « ce nouveau succès, qui s’inscrit dans la continuité d’opérations menées dans cette même zone au cours des dernières semaines, cherche à réduire toujours plus le niveau de menace dans cette région peu accessible du delta intérieur du Niger. Tout en maintenant son effort aéroterrestre au profit du Liptako, la force Barkhane conserve la capacité d’agir ponctuellement dans d’autres régions du Mali et des pays voisins, systématiquement en liaison avec les forces armées nationales, face à des menaces caractérisées ».

« Des pertes importantes »ÉTAT-MAJOR DES ARMéES.
Cette annonce fait écho aux déclarations d’Édouard Philippe, à Gao, ce week-end : « Chaque jour, nos ennemis subissent des pertes importantes, ce qui réduit d’autant leur capacité de nuisance ». La semaine dernière, l’armée française a annoncé avoir tué jeudi l’Algérien Djamel Okacha, alias Yahya Abou El Hamame, un des leaders du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaida.

Si la menace jihadiste « n’a pas disparu », « elle est désormais contenue, endiguée », a-t-il affirmé. Toutefois, des zones entières du Mali échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et onusiennes, régulièrement visées par des attaques, dont deux ont eu lieu ces derniers jours.

Dimanche, au moins deux militaires et un civil maliens ont été blessés ce dimanche dans une attaque-suicide impliquant deux véhicules contre le camp militaire de Koulikoro où sont stationnés depuis février 2013 des instructeurs européens.

Deux assaillants ont péri dans cette attaque visant le camp de l’EUTM Mali situé à 57 km au nord-est de Bamako. Ce camp abrite une base militaire malienne, la Mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM) et les écoles maliennes de formation des sous-officiers et des officiers. Un nombre indéterminé « de jihadistes présumés à bord de deux véhicules piégés a d’abord ouvert le feu » sur un poste de contrôle à l’extérieur de la ville avant de se faire exploser à l’entrée du centre d’instruction militaire, a indiqué dans un communiqué le gouverneur de la région de Koulikoro. Le communiqué faisait état d’un bilan provisoire d'« un civil gravement blessé, deux militaires légèrement blessés et deux corps non encore identifiés sur les lieux ».

Selon une source militaire étrangère sur place, l’attaque a également « causé beaucoup de dégâts » matériels. « De nombreuses portes et vitres ont volé en éclats. Des infrastructures du camp ont été détruites ».

Vendredi, quatre Casques bleus guinéens qui partaient en permission à bord d’un véhicule de location ont été attaqués par des hommes armés non identifiés sur la route de Siby à 44 km au sud-ouest de Bamako. Trois militaires ont été tués et un autre blessé. Un civil, qui conduisait le véhicule, a également été blessé. Depuis le début de l’année, 15 Casques bleus ont péri au Mali.

Source : aBamako

aBamako

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