Après avoir battu à mort l’un de ses talibés à Kalaban-coro Adeken Le maitre coranique Ibrahim Diallo arrêté par la police du 15è Arrondissement

Le commissariat du 15è Arrondissement vient de mettre le grappin sur Ibrahim Diallo, un maitre coranique qui initie de nombreux talibés à l’exégèse du Coran, dans une maison à Kalaban-coro Adeken. Il a été arrêté pour avoir bastonné à mort son talibé Ibrahima Diallo (parfait homonyme de son maître), dans la nuit du 24 au 25 février, vers 23 heures. Agée de 8 ans, la victime est native de Goundam, dans la région de Tombouctou.

elon nos informations, c’est une personne, ayant requis l’anonymat, qui a informé la police, après que les talibés lui eurent appris que leur maître coranique a battu à mort leur camarade avant de le camoufler sous un drap pour l’amener en cachette à l’hôpital de Kalaban-coro.

D’après la police, une équipe de la Brigade de Recherche (BR), sous la conduite du capitaine Ilias Goro, réputé pour sa perspicacité, s’est rendue sur les lieux aux fins de constatation et d’enquête. Sur place, la police a fait le guet devant la résidence des talibés et, quelques minutes plus tard, un homme correspondant à la description du maitre coranique, apparut, visiblement aux abois.

Les policiers l’interpellèrent. Soumis à l’interrogatoire, il a nié, dans un premier temps, en bloc les faits. L’équipe de la police décida alors de se transporter à la morgue de l’hôpital de Kalaban-coro, en compagnie du maître coranique, pour examiner le corps d’Ibrahim Diallo, sur lequel ils découvrirent des ecchymoses, en plus d’une blessure au niveau du crâne, preuve que le talibé a reçu des coups mortels de son maître. Confondu par ces éléments, le présumé auteur a finalement reconnu les fait à lui reprochés.

Les enquêtes sont en cours pour en savoir davantage sur les raisons réelles de ce dérapage du maitre coranique, qui a été placé en garde à vue au Commissariat du 15è Arrondissement, en attendant d’être mis à la disposition du parquet du tribunal de grande instance de la Commune V aux fins de droit.

O. BARRY

Source : aBamako

aBamako

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