Pr. Abinou Témé : l’incompris

Le ministre de l’Education nationale, le Pr. Abinou Témé, fait l’objet de critiques tous azimuts. Cela, bien avant le déclenchement de la grève des enseignants.

Le Pr. Abinou Témé n’a eu aucun répit dans le gouvernement. Depuis son entrée en fonction, le ministre de l’Education est sous le feu des critiques. Certains ne ratent pas d’occasion pour le vilipender. Sauf que pour la grève des enseignants, ils se sont fourvoyés.

Car la gestion de la grève des enseignants ne relève pas du seul ministre de l’Education, surtout que les revendications des enseignants est d’ordre financier. Elle est gérée par une commission interministérielle. À ce titre, les négociations se font sous la direction du ministère de la fonction publique et des relations avec les institutions.

Comparaison n’est certes pas raison. Cependant, il faut rappeler que les magistrats et les agents de santé ont observé plus de trois mois de grève illimitée. Pourtant, ni le ministre de la Santé de l’époque, encore moins celui de la justice n’a été autant critiqué. Ce sont d’ailleurs les grévistes qui ont été traités de tous les noms d’oiseaux.

Les cheminots ne sont-ils pas en grève de la faim ? Certains ont même perdu la vie. Pourquoi le ministre des Transports n’est-il pas soumis à la même peine ? Pourquoi alors deux poids deux mesures ?

En attendant les réponses à ces questions, cette critique à géométrie variable cache mal un dessein inavoué. Celui de faire du mal à tout prix à un homme réputé intègre et rigoureux. Il ne s’agit nullement de disculper ou défendre le ministre Témé. Mais ce sont les faits et ils sont têtus.

Conscient de sa responsabilité, le ministre de l’Education nationale, bien avant le déclenchement de la grève, s’est toujours montré ouvert au dialogue. Il se dit déterminé à panser les plaies de l’école malienne. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré les partenaires de l’école, y compris les syndicalistes.

À l’issue des rounds de négociations entre l’Etat et les syndicats des enseignants, certains points de revendication ont été satisfaits. Malgré ces acquis, les syndicats des enseignants ont décidé de poursuivre leur grève. Ce qui est un droit. Car même un point de revendication non satisfait peut constituer un motif de poursuite de la grève.

Par ailleurs, les revendications des enseignants sont antérieures à la venue du ministre Témé, même si l’Etat est une continuité. La grève des enseignants n’a pas commencé avec le ministre Témé et elle ne finira pas avec lui. Alors, ceux qui cherchent à salir le Pr. Abinou Témé doivent revoir leur copie.

Abdrahamane Sissoko

Source : Le Wagadu

Source : aBamako

aBamako

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