Une autre gaffe du directeur du commerce et de la concurrence, Boucadary Doumbia : L’interdiction d’importation de bonbons au Mali attaquée par le Sénégal devant la Commission de la Cedeao

La lettre circulaire de la Direction générale du Commerce et de la Concurrence (DGCC) en date du 7 janvier 2019 sur la suspension jusqu’à nouvel ordre de la délivrance des intentions d’importation de bonbons de la position tarifaire 17 04 90 00 00 vient d’être attaquée par le Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan du Sénégal devant la Commission de la Cedeao pour “violation du Traité de la Cedeao”. Les raisons invoquées, à l’appui de cette mesure, sont relatives aux difficultés des Unités industrielles au Mali. Mais, en réalité, on sent une odeur de corruption dans cette affaire, qui risque de créer une crise diplomatique entre le Mali et le Sénégal.

Le directeur général du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence, Boucadary Doumbia, vient, une fois de plus, de faire parler de lui-même. Bombardé directeur général à la place de Modibo Kéïta, cet homme ne mérite pas d’être le patron d’une structure aussi stratégique que la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence. Depuis sa nomination, il ne fait que des gaffes. Comme disait l’autre, chaque jour son scandale.

La lettre circulaire N°0001/MCC/DGCC en date du 7 janvier 2019 suscite aujourd’hui beaucoup de polémiques dans le milieu des affaires surtout dans certains pays voisins. Dans cette lettre adressée aux Sous-directeur commerce extérieur et aux directeurs régionaux du commerce, de la consommation et de la concurrence et signée par le Directeur Boucadary Doumbia, il est bien mentionné : “Compte tenu des difficultés de nos Unités industrielles et après avis du ministre du Commerce et de la Concurrence et du ministre de l’Economie et des Finances, je vous invite à suspendre, jusqu’à nouvel ordre, la délivrance des intentions d’importation de bonbons de la position tarifaire 17 04 90 00 00. J’attache du prix à l’exécution correcte des termes de la présente”.

Comme il fallait le craindre, la réaction du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan ne s’est pas fait attendre. Il a attaqué, le 12 février 2019, cette lettre circulaire devant la Commission de la Cedeao présidée par Jean Kasso Brou et basée à Abuja, au Nigéria afin de “lever cette mesure de suspension ou, à tout le moins, son inapplicabilité aux importations intra-communautaires”.

Selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, “cette mesure affecte négativement les entreprises sénégalaises qui évoluent dans le secteur de la confiserie. Ces dernières ont vu leurs exportations à destination du Mali subitement stoppées. Elle viole également le Traité de la Cedeao en ces articles 35 sur la libération des échanges et 41, relatif à l’interdiction des restrictions quantitatives sur les produits originaires de la Communauté. En effet, aux termes des dispositions des articles précités, chaque Etat s’engage à éliminer totalement toute restriction de nature contingentaire, quantitative ou assimilée ainsi que les obstacles administratifs au commerce entre les Etats membres”. Avant de rappeler que : “Cette situation est préoccupante et constitue une entorse aux règles de saine concurrence et au développement des échanges intra-communautaires. Aussi, vous saurais-je gré des dispositions pratiques et urgentes que vous voudrez bien faire prendre pour la levée de cette mesure de suspension ou, à tout le moins, son inapplicabilité aux importations intra-communautaires”.

En tout cas, cette affaire risque de créer une crise diplomatique entre le Mali et le Sénégal. En réalité, on sent une odeur de corruption avec une grande entreprise de la place, spécialisée dans la production des bonbons. Affaire à suivre !

El Hadj A.B. HAIDARA

Source : aBamako

aBamako

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