FOCUS EDM-SA: une situation financière inquiétante

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La société Energie du Mali (EDM-SA) a été créée par l’Etat malien, le 14 octobre 1960 par l’Ordonnance N°26/PGP, conformément à la loi N°60-22 du 28 juillet 1960. Mais hélas ! À l’heure du solaire, l’EDM-SA traine les pieds (endettée).
Pour la mise en place du Programme d’apurement de la dette, Sambou Wagué s’est adossé au ministre de l’Economie et des Finances, qui a accédé à sa demande, celle de voler au secours de l’EDM-SA. C’est ainsi qu’il a élaboré et proposé un programme d’apurement des créances de l’EDM-SA, qui a été accepté par toutes les parties prenantes (ministères des Finances, partenaires stratégiques, EDM-SA), notamment les nombreuses sociétés nationales et étrangères à qui la société doit des millions et des milliards de FCFA.
La plupart de ces sociétés qui avaient tourné le dos à l’EDM-SA, ont accepté de revenir dans le partenariat de l’entreprise. Elles ont repris les fournitures de carburant et en même temps les paiements des factures avaient repris suite à un plan d’apurement des créances accepté par tous. C’est pour des raisons de créances énormes que le Directeur général (DG) de l’Energie a rendu le tablier.
L’ancien Directeur général de la société Energie du Mali (EDM-SA), Dramane Coulibaly, a été limogé pour rupture d’eau et d’électricité dans certaines institutions pour raison de non paiement de redevance.

PCA: Que dit la Constitution concernant la nomination de membres du gouvernement ?
Le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation et dispose de l’administration et de la force armée. La Constitution du 25 février 1992 stipule en son article 58 que les fonctions de membres du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à l’échelle nationale ou locale, de tout emploi public ou de toute activité professionnelle et lucrative. Donc, la balle est dans le camp du gouvernement pour avoir violé une unième notre texte fondamental de démocratie.

Al-Qaïda au Mali: comment est-il arrivé au Mali ?
A la fin des années 1990 et début des années 2000, il y a eu une déferlante d’hommes barbus venus d’Algérie et du Pakistan dans les principales villes du Nord Mali (Kidal, Gao, Tombouctou, Léré). Ces hommes prônaient un islam rigoriste et ont élu domicile dans les mosquées, où ils faisaient des prêches. Ces barbus ont recruté des adeptes dans toutes les couches de la population et au début de l’année 2001, ils ont commencé à proférer des menaces contre ceux qui simulent la pratique de l’islam.
Les évènements du 11 Septembre 2001 et la chasse aux islamistes qui s’en est suivi a provoqué le départ des barbus des centres urbains. Des rumeurs persistantes faisaient état de la présence du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) au Nord et l’un de ses émirs, Moctar Ben Moktar, qui serait marié dans une tribu du Nord de Tilemsi. La présence du GSPC sera confirmée par la prise des otages allemands et autrichiens.
Très vite, le GSPC noua des contacts avec les populations arabes du nord de Tombouctou et les Touaregs de Kidal. Les premières activités communes furent le trafic de cigarettes, le trafic de la drogue dont la partie visible est représentée par les grandes maisons construites le long de la route menant à l’aéroport de Tombouctou et les grandes acquisitions immobilières faites par des ressortissants du Nord à Bamako.
A Gao, un nouveau quartier très chic a jailli des terres vers le quartier Saneye.
A Bamako, on dénombre les résidences chiques de ces trafiquants de drogues à Kalaban-Coura ACI et Sotuba ACI. Ces trafics se font sans opposition des autorités maliennes dont certaines personnalités entretiennent des relations ambigües avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Elargissement du tronçon Kalaban-Coro/Kabala: Le coût total de 7,2 km s’élève à 1 milliard 184 millions 430 310 FCFA
Si l’annonce de l’élargissement de la route de Kalaban-Coro qui relie la Cité universitaire de Kabala avait suscité beaucoup d’engouement, la fin des travaux laisse un goût amer. D’abord, l’élargissement n’a pas été à hauteur de souhait. Il n’a pas touché les constructions pour agrandir la route au bonheur des usagers. Et pas de nouvelle couche de bitume sur le tronçon.
La route a été élargie pour construire une voie cyclable qui n’est d’ailleurs pratiquée par les motocyclistes mais plutôt par les propriétaires de magasins qui y déposent la ferraille, les sacs de ciment, etc.
Ensuite, le montant investi dans les travaux de l’élargissement de la route donne du vertige. Le coût total du tronçon de 7,2 km entre Kalaban-Coro et Kabala s’élève à 1 milliard 184 millions 430 310 FCFA. La surfacturation est-elle passée par là ?

Source : aBamako

aBamako

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